Fret SNCF : un avenir social encore flou pour les cheminots
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Les syndicats de la SNCF prévoient de se mobiliser pour protéger les conditions sociales des futurs ex-salariés de Fret SNCF.
Stephane Mahe
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Les syndicats de la SNCF prévoient de se mobiliser pour protéger les conditions sociales des futurs ex-salariés de Fret SNCF.
Stephane Mahe
L'avenir de Fret SNCF n'était pas le seul sujet sur la table mardi matin entre les syndicats et la direction du groupe. Mais il a assurément tenu une bonne place dans ces discussions, engagées à la suite d'une demande de concertation immédiate (DCI) déposée de façon unitaire par les quatre organisations représentatives. Et pour cause, le 1er janvier, la filiale du groupe SNCF dédiée au transport de marchandises va disparaître pour laisser la place à deux nouvelles entités : Hexafret et Technis.
À moins de deux mois de l'échéance, le cadre social des deux futures sociétés n'est pas encore défini, ce qui suscite de nombreuses inquiétudes pour les salariés. Face à cette situation et après une réunion de conciliation qui n'a pas permis pour le moment de trouver un terrain d'entente, un préavis de grève a été déposé en début de soirée. Il porte sur le jeudi 21 novembre. Une réflexion est engagée quant à un mouvement reconductible en décembre.
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Fabien Villedieu, secrétaire fédéral de Sud-Rail, n'a pas renoncé à faire reculer le gouvernement sur la discontinuité de Fret SNCF, décidée sous la pression de la Commission européenne. Pour rappel, cette dernière avait ouvert une enquête début 2023 sur le versement de 5,3 milliards d'euros d'aides d'Etat pour combler le déficit de la filiale. Il ne pense ainsi « que du mal d'une décision qui fragilise le fret ferroviaire et son principal opérateur en plein contexte de crise climatique ». Il estime ainsi que le gouvernement se précipite, alors que la socialiste espagnole Teresa Ribera a été proposée pour prendre le poste de commissaire européenne à la concurrence.