L'Etat va reprendre à son compte une partie de la lourde dette de la SNCF

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(Crédits : Jean-Paul Pelissier)
Emmanuel Macron s'est engagé explicitement à ce que l'Etat reprenne une partie de la lourde dette de la SNCF dès 2020. A cet horizon-là, la dette devrait dépasser les 50 milliards d'euros.

L'exécutif s'est engagé explicitement jeudi à reprendre une partie de la lourde dette de SNCF Réseau (le gestionnaire d'infrastructures), a priori dès 2020, date annoncée pour la naissance de la future version de la SNCF. A cet horizon-là, la dette, aujourd'hui de 46,6 milliards d'euros devrait avoir dépassé la barre des 50 milliards. Si rien n'est fait, elle devrait atteindre 62 milliards en 2026.

La dette "sera pour partie progressivement reprise à mesure que ces réformes se font", a déclaré le président Emmanuel Macron sur TF1.

"Il faudra regarder les modalités techniques, mais à partir du moment où (la SNCF) deviendra une société telle que je l'ai définie à capitaux publics, elle ne (pourra) pas porter 50 milliards de dettes, donc l'Etat va dès le début en reprendre une partie", a-t-il précisé.

Reprise de la dette contre réforme de la SNCF

Le gouvernement était jusqu'à présent resté assez vague, expliquant à plusieurs reprises qu'il prendrait "sa part de responsabilité avant la fin du quinquennat pour assurer la viabilité économique du système ferroviaire".

"S'il y a un accord sur la transformation de la SNCF, que la SNCF fait sa mue, devient plus compétitive et cesse d'être systématiquement déficitaire comme c'est le cas actuellement, l'Etat est prêt à faire un effort. A savoir, reprendre progressivement la dette de la SNCF", a confirmé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire Bruno à Europe 1.

 "Nous pensons que c'est une proposition juste et responsable", a-t-il ajouté, tendant la main aux syndicats: "d'un côté, les cheminots font un effort, ils permettent à la SNCF de rentrer dans la concurrence et d'instaurer la polyvalence des métiers (...). De l'autre côté, l'Etat fait un geste très important en reprenant progressivement cette dette qui empêche la SNCF de se développer."

 La reprise de la dette de la SNCF est un point de friction important entre l'exécutif et les syndicats de cheminots, qui ont appelé à de nouvelles journées de grève vendredi et samedi. Pour les syndicats, cette reprise doit être un préalable à toute réforme.

"Le discours reste le même", souligne-t-on toutefois à Bercy. "Pour nous, la reprise de la dette ne peut pas être un préalable aux discussions: il faut d'abord réformer la SNCF. Ensuite, le gouvernement prendra ses responsabilités." La transformation de la SNCF en société anonyme, actée lundi soir par l'Assemblée nationale, exige de toute façon un désendettement.

Reprise de 30 milliards de dette?

"Il faut une dette soutenable, et à partir du moment où on deviendrait une société anonyme à capitaux publics", il faudrait "un taux d'endettement (...) très largement inférieur à celui qu'on a aujourd'hui", a relevé jeudi le PDG de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, sur BFM Business.

 Quant à savoir de combien il faut désendetter SNCF Réseau, le responsable a botté en touche: "Ca, ce sont des discussions. Chacun a son point de vue là-dessus."

Il s'agit selon lui "d'avoir un modèle financier soutenable qui ne recrée pas une dette supplémentaire dans le futur", le calcul dudit modèle devant prendre en compte les investissements prévus et les gains de productivité attendus dans l'entreprise.

La construction des lignes à grande vitesse représente grosso modo, selon la direction, les deux tiers de la dette de SNCF Réseau. Les importants efforts consentis depuis quelques années pour rénover le réseau continuent d'alourdir la facture, car ils sont en grande partie financés par de l'endettement supplémentaire. Et, au rythme prévu par le contrat de performance signé l'an dernier, cette dette dépassera les 62 milliards d'euros en 2026.

Même si élus et dirigeants de la SNCF se refusent à quantifier le désendettement nécessaire, des spécialistes du dossier évoquent volontiers une trentaine de milliards.

Pour le gouvernement, la reprise de la dette du groupe ferroviaire s'annonce cependant compliquée, au vu de l'état des finances publiques, plombées par une dette représentant près de 97% PIB

Reprendre à son compte l'intégralité des 47 milliards d'euros impliquerait en effet pour l'Etat d'assumer une hausse de 2 points de son déficit public.

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Commentaires
a écrit le 01/06/2018 à 19:15 :
il est inadmissible que l'etat c'est a dire nous les Français reprenions meme un cent de la dette de la sncf;d'abord parce que les cheminots meprisent pour la plupart leurs clients avec ces greves a répétitions;et le fait de ne pas revenir sur leur retraites comme nous l'avons fait dans le prive;et pourtant 15 ans de travail en plus pour nous ca les derange pas.je propose au 1°ministre de vendre la dette a une entreprise etrangere qui reprendra cette societe puisque il doit y avoir l'ouverture a la concurrence.quant a payer nous cette dette c'est de la discrimination par rapport a d'autre entreprises ayant des problèmes.
a écrit le 16/04/2018 à 12:38 :
L'Etat reprend la dette = Le contribuable paye la dette,
46 milliards Euros = 670 Euros par Francais.
Pour moi, famille de cinq personnes = 3.350 Euros.
Je n'ai jamais pris le train depuis 40 ans, est-ce constitutionnel ?
Je vois cette somme comme une amende, un impot supplementaire...
Réponse de le 16/04/2018 à 17:32 :
Tout comme moi je n'ai jamais eu de voiture donc pas besoin de route ou de tram ou de médecins etc...super votre reaction...allez prendre des vacances en afriques et revenez m'en dire des nouvelles...
Réponse de le 17/04/2018 à 13:43 :
A Rene64,
Vous avez un velo, ou circulez a pied, ou vous utilisez les transports en commun, indirectement les camions poubelle, et les transports de ravitaillement, il est donc normal que vous contribuiez au budget des routes.
Tout le monde utilise ausssi la medecine, les vaccins etc..
Votre raisonnement ne tient pas.
a écrit le 15/04/2018 à 23:54 :
On nationalise la dette donc.... pour ensuite privatiser pour les copains...
a écrit le 15/04/2018 à 20:24 :
Si la dette des espagnols et des italiens restent colossales, ils sont capables, quant à eux, d'avoir un budget équilibré et même légèrement excédentaire.

Mais les Allemands se méfient tout particulièrement des Français, de leur indiscipline chronique, de leur goût immodéré et désinvolte de dépenser et de s'endetter... et sont encore plus méfiants des manœuvres bien franco-françaises pour avoir de l’emprise sur le chéquier allemand... Ça explique certains commentaires sur ce site !

Quand la France sera capable d'envisager d'avoir un budget équilibré et d'enrayer son goût princier et immodéré pour l'endettement publique, il y a de fortes chances pour que l'Euro et l'UE ne soient plus que de l'histoire ancienne, et que la France se déclare joyeusement en faillite. Oh les beaux jours ! :-)
a écrit le 15/04/2018 à 18:50 :
L'Etat s'endette tout les ans pour payer son obole de 21 milliards a cette administration hors sol qu'est l'UE de Bruxelles... en pure perte, alors quand il s'agit d'une dette franco français c'est la moindre des chose de pouvoir la corriger!
a écrit le 15/04/2018 à 17:51 :
Que l'état reprenne l'intégralité de la dette de la SNCF est de la justice, vu que cette dette a été creusée par l'état et par lui seul (les TGV c'est une partie très importante, mais la construction de gares inutiles et les achats de matériels qui ne servent à rien mais qui rendent service à l'état, et je pense en particulier à Alstom, ça fait tout le reste).

Reste que quand ça aura eu lieu, la dette publique dépassera les 100% du PIB et donc qu'elle pèsera plus lourd encore sur le budget de l'état. Certaines choses que l'état finançait ne pourront plus l'être et j'espère que chacun se rend bien compte que ce qui est en train se se passer c'est déshabiller Pierre pour habiller Paul. La SNCF sera sauvée, les cheminots seront contents, mais en échange les Français (et pas que les contribuables français : tous, y compris les français pauvres) paieront ce sauvetage. C'est ça que veut dire l'augmentation de la dette publique. Publique ce n'est pas un autre mot pour désigner les autres, au cas où certains en douteraient.

Je ne suis pas persuadé que les mouvements qui soutiennent les cheminots aient bien compris à quel point les manifestants qu'ils mettent dans la rue vont payer cher ce qu'ils appellent pourtant de leurs voeux. Quand les chômeurs, les retraités et les malades verront leurs indemnités réduites, les salariés leur retraite repoussée à 65 ans, que les associations ne seront plus subventionnées, que les collectivités locales se débrouilleront pour assumer ce que l'état ne peut plus assumer, et tout le monde dans le même sens, ces manifestants n'auront pas la moindre raison crédible pour récriminer contre ce qu'ils auront voulu. Et comme ce n'est pas la gauche caviar qui revendique et qui défile, et encore moins la droite, il va y avoir de sérieux grincements de dents quand les manifestants comprendront les conséquences qu'auront pour eux-mêmes leurs actions actuelles.
a écrit le 15/04/2018 à 12:07 :
la SNCF est une propriété de l'Etat , donc sa dette une dette d'Etat .
quant à une négociation relative à cette dette , les syndicats n'ont aucune légitimité à en discuter . c'est au seul Parlement représentant l'ensemble des français que revient la légitimité d'avaliser un choix juridique . il en est de même d'une privatisation éventuelle partielle ou totale des activités .
Réponse de le 16/04/2018 à 1:35 :
Mais je suis d’accord avec vous
Faire le chantage au salarié de la SNCF
Avec la Repise partiel de la dette en contre parti de la réforme des cheminots
Alors qu’il ne sont n’y l’origine ni la cause de cette dette
Mais les decision politique d’aménagement et d’ego locau
a écrit le 14/04/2018 à 22:18 :
Que l'on arrête de me chialer encore et toujours sur l'UE... les Français cherchent encore et toujours à mettre sur le dos de quelqu'un d'autre leurs déboires, leurs inconsistances, leurs paresses, leurs lentes turpitudes, et cette façon qu'ils ont de geindre le dos courbé pour que le monde entier les prennent en pitié, pour qu'on les prenne en charge (encore une fois depuis 1948) comme des enfants effrayés, paresseux et un peu lent d'esprit. Les Français aiment jouer des autres et abuser de leur confiance, de leur humanisme, et surtout de leurs faiblesses... Mais le monde en a assez de ces pleurnichards !
Réponse de le 15/04/2018 à 8:59 :
C'est ce que l'on nomme tout simplement La Paranoïa !!!!!!
Et puis que c'est tellement facile de faire du syndicalisme à la SNCF...le con-tribuables est toujours là pour payer. Elle est pas belle la vie !
Réponse de le 15/04/2018 à 10:50 :
L'UE c'est la paix dit on! Mais nous sommes en perpétuel conflit que cela soit vis a vis de l'extérieur ou entre nous, comme pour le communisme, nous attendant le Grand Soir que l'on nous promet! Notre génération ne la verra pas, mais les suivantes la subirons!
a écrit le 14/04/2018 à 18:02 :
L’État obligé de reprendre une partie de la lourde dette SNCF. Parce que c'est lui qui a mis l'entreprise dans cette situation, pour obéir à la volonté de l'UE de favoriser " la libre concurrence ". Les services publics doivent disparaitre. Macron b.et discipliné obéit .
Réponse de le 14/04/2018 à 18:14 :
Sauf qu'il n'existe aucun rapport entre la dette de la SNCF et l'Europe. Comment ose-t-on débiter comme vous le faites de telles grossières insanités ? Vous êtes payé par qui ?
Réponse de le 15/04/2018 à 11:41 :
j'ai jamais vu les cheminots faire grève quand les programmes TGV ont été mis en place pour expliquer que leur patron (l'état mettait leur entreprise en pérille). La libre concurrence c'est justement pour que les états ne fassent pas n'importent quoi et que l'économie soit régulée sur des bases saines qui permettent à nos sociétés d'affronter la concurrence mondiale. Qu'on arrête de me dire que le train en France (en particulier le TGV) est un service public.
C'est tout le contraire....
Réponse de le 16/04/2018 à 1:50 :
Interview intéressante en tous les cas plus que TF1 mercredi

Je n’est jamais été fan de Macron au début mais après juste un AN
Il fait même plus d’effort de cacher son arrogance
Il nous la joue version français du du W.BUSH /T Blair

On s’imaginait avoir élu notre Justine Trudeau français
Mais la c’est plus proche
a écrit le 14/04/2018 à 16:18 :
47 milliards, est une somme équivalente a notre participation a l'UE de Bruxelles sur plus de deux ans, fait d'autant remarquable, que c'est a cause de cet administration hors sol que nous nous sommes endetté!
a écrit le 14/04/2018 à 14:22 :
R.F F ..un réseau a la charge de l ETAT.? perplexe . aujourdhui nos routes se dégradent également §
le pire a venir EDF.. et sa carriole du démantèlement pas chiffrable
a écrit le 14/04/2018 à 13:59 :
Grave erreur de la part de nos Elites traitant les agents Sncf de nanti privilégiés alors que 99% se démènent chaque jour pour faire circuler les 14000 trains quotidien.Autrement il cite le modèle allemand qu'il ne connais sûrement pas...(je suis client du train France Allemagne)-> effondrement tunnel de rasstat l'annee dernière= Allemagne coupée en 2 et Transport Fret à l'agonie,Retard quotidien monstre,ICE souvent en panne,mise en service nouvelle LGV en allemagne ratée etc...Enfin concernant la dette ferroviaire il vaut mieux la prendre maintenant qu en 2020 ou les taux risquent d"être tout autres...
Réponse de le 14/04/2018 à 22:41 :
Concernant vos connaissances ferroviaires du réseau ferré d"Allemagne comme la fiabilité de vos développements sur le sujet, i me semble que vous forcez le trait un peu beaucoup !
a écrit le 14/04/2018 à 11:23 :
Au point où nous en sommes des dettes, une de plus ne fera pas la différence. De toutes les façons, à la fin c'est toujours le peuple qui paie, alors au lieu de payer 2500 euros à la secondes d’intérêts de la dette, la France, les Français en paieront 2501 euros ! La grande question est comment tout cela va-t-il finir ?
a écrit le 14/04/2018 à 11:16 :
La dette est déjà celle de l'état qui à cause de son incurie a incité le développement inconsidéré du TGV gouffre financier.
a écrit le 14/04/2018 à 11:15 :
La dette est déjà celle de l'état qui à cause de son incurie a inciter le développement inconsidéré du TGV gouffre financier.
a écrit le 14/04/2018 à 11:12 :
La question de la dette démontre à quel point ce "sauvetage" de la SNCF est une opération de com de plus et d'enfumage de la part de Jupiter.

Soit l'état reprend la dette et il peut transformer SNCF en SA sans risquer la mise en faillite immédiate, soit il temporise et de fait est condamné à garder le statut actuel de l'entreprise.
Sachant que de toutes manières, l'UE et Eurostat considèreront de facto (parce que c'est déjà arrivé par deux fois avec la SNCF) que la dette d'une entreprise publique appartient à l'état qui la possède, et doit in fine être comptabilisée dans sa dette publique. La reprise de a dette n'est donc pas un choix.

Si Macron espére que SNCF réseau deviendra miraculeusement bénéficiaire en changeant le statut des cheminots, et remboursera la dette sans que l'état s'en mêle, c'est qu'il est givré.
SNCF réseau c'est 4.5 milliards de revenus annuels de redevance, pour 6 milliards de dépenses, sans compter 1.5 milliards de charges pour la dette.

Ce qui nous est présenté comme une réforme vitale et urgente n'est qu'un coup de canif porté dans le statut cheminot et rien de plus. On voit toute l'hypocrisie macronienne qui consiste à faire porter sur les salariés et dans l'opinion, la responsabilité de l'indigence passée et actuelle de l'état en matière de gestion.

Les questions de la dette, des intérêts de la dette, du financement de SNCF réseau (qui ne sera jamais privatisé parce que structurellement en déficit partout en Europe), du montant des redevances avant et après privatisation, de l'organisation de la concurrence, ne sont même pas effleurées par le gouvernement, dont c'est pourtant le boulot.

On est donc parti pour 3 mois de grèves pour une réforme qui ne résout aucun des problèmes de la SNCF, ne prépare pas l'avenir, et va couter en conflits sociaux à l'entreprise (et au pays) beaucoup plus qu'elle ne rapportera.

Ça me rapelle beaucoup NDLL. 50 mobiles amochés et une semaine couteuse d'opération (blindés, hélicos, 2500 robocops) pour "libérer" un terrain avec 50 chèvres et des plants de salades. Terrain qui sera de toutes façons réoccuppé dans 3 mois par les zadistes parce que l'état n'a pas de projet pour NDLL et est incapable de dialoguer avec ceux qui en ont.
Ça fait cher de l’incompétence et pour se créer (momentanément) une image de président "fort".
a écrit le 14/04/2018 à 9:23 :
Pendant ce temps :

La police de Montréal (Canada) est intervenue jeudi soir lors d'une réunion de La République en Marche (LREM) en raison de violences contre des membres du parti d'Emmanuel Macron exercées par des manifestants masqués.

Un membre du parti a été hospitalisé après avoir été jeté à terre, et des clients du restaurant où se tenait le rassemblement ont reçu dans les yeux du gaz lacrymogène, ont raconté un militant de LREM et une témoin. Cette témoin, venue dîner avec une amie dans cet établissement du Plateau Mont-Royal, quartier choyé par les expatriés français, a raconté avoir vu débarquer «six à huit personnes encagoulées». Si l’on en croit la page Facebook du groupe «En Marche !» de Montréal, la réunion s’est tenue au resto-bar «La Petite Marche», rue Saint-Denis.Selon le parti présidentiel, les manifestants disaient «défendre "les cheminots, les étudiants, et les paysans en lutte"» dans un contexte social tendu en France.
Réponse de le 14/04/2018 à 10:38 :
Il est évident qu il faut interdire les rassemblements de Lrem car l ordre public est en jeu .
Réponse de le 14/04/2018 à 11:35 :
S'il arrive à se faire détester jusqu'au Canada...
Réponse de le 14/04/2018 à 15:40 :
Plus de 65% des expatriés ont voté pour LREM. Près de 50% des expatriés interroger par Le Monde (avril 2017) dans les rues de Montréal lors des deux tours se disaient près à retourner en France si Macron était élu... et de préciser ''qu'ils était prêts à contribuer à rebâtir le pays''.

Avril 2018, pour la centaine d'expatriés au Québec (sur 50,000) qui ont fait le chemin vers la ''l'amère patrie'', quelques milliers ont déjà fait le chemin inverse et quitter la Mère Patrie pour Montréal... pour tenter de se faire un meilleurs avenir ! :-)

Conclusion : Les Français parlent beaucoup trop, tant chez eux que quand ils sont à l'étranger !
Réponse de le 14/04/2018 à 18:38 :
@Petites précisions

'qu'ils était prêts à contribuer à rebâtir le pays''.

Oui, et vu la composition d'LREM avec en grande majorité de CSP+ , ce sont pas eux qui vont soulever des parpaings.
a écrit le 14/04/2018 à 9:03 :
Joli tour de passe- passe.
Comme prevu, les francais vont "s'appuyer" la dette et rien ne changera.
a écrit le 14/04/2018 à 8:48 :
Réseau ferré de France (RFF) était un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) français créé le 13 février 1997. Il était le principal gestionnaire d'infrastructure ferroviaire en France, chargé de l'aménagement, du développement, de la cohérence et de la mise en valeur du réseau ferré national dont il était propriétaire Il disparaît le 31 décembre 2014. SNCF Réseau lui succède au 1er janvier 2015,La dette de Réseau Ferré de France dépassait les 40 milliards en 2015. Un joli tour de passe-passe de la part du ministre de l’économie de l’époque pour enterrer la SNCF.
a écrit le 14/04/2018 à 8:40 :
Bonjour,
Payer la dette de la Sncf, dont on ne sait pas très a combien elle se situe, 40, 50, 60,... milliards et ne pas avoir 4 ou 5 milliards pour améliorer le sort des seniors en ehpad, m'écœure !
Effectivement, les seniors n'ont pas de pouvoir de nuissance, comme l'ont les cheminots et leurs syndicats véreux !
Pauvre France !
Réponse de le 14/04/2018 à 9:15 :
"et ne pas avoir 4 ou 5 milliards pour améliorer le sort des seniors en ehpad, m'écœure !"

Les LREM vont surement prendre encore une journée aux salariés :

Comment financer à l’avenir la prise en charge des personnes âgées dépendantes ? « Nous avons plusieurs pistes », a indiqué jeudi la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, invitée sur RMC et BFM-TV, constatant que l’augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes imposait de trouver « un nouveau financement ».

« Les pistes, ce sont évidemment les assurances privées. Il y a aujourd’hui des gens qui ont envie de vendre ce type de modèle », a déclaré la ministre, ajoutant qu’elle n’est « pas trop favorable au modèle assurantiel ». Elle a aussi suggéré « des pistes via l’Ondam », c’est-à-dire les dépenses d’assurance maladie, qui consisteraient à « mélanger la partie dépendance et la partie soins dans une seule enveloppe », au lieu des « enveloppes séparées » financées respectivement par les départements et la Sécurité sociale.

La ministre a enfin rappelé que l’ancien Premier ministre « Jean-Pierre Raffarin avait inventé la journée de solidarité active, le lundi de Pentecôte » et qu'« on pourrait imaginer avoir deux lundis de Pentecôte travaillés », ajoutant qu’elle n’avait « pas envie de donner (son) opinion » sur cette option. « Je souhaiterais qu’il y ait un débat sociétal, avec notamment les élus », a-t-elle poursuivi, affirmant qu’elle entendait « proposer une solution d’ici la fin de l’année ».
a écrit le 14/04/2018 à 7:34 :
C'est bien ce que j'écrivais il y a peu de temps.
Pour que des affairistes engrangent de gros gains sans trop de risques, ce sont les contribuables qui vont le leur permettre en épongeant le passif. Conclusions : aux contribuables tout le passif et aux financiers tout l'actif.
Et je disais aussi ceci.

Pourquoi la réforme de la SNCF ?

Elle a déjà été réformée plusieurs fois. De sociétés privées qui exploitaient quatre réseaux non coordonnés sur l'ensemble du territoire avant 1945 à l'image du partage du réseau ferré américain, elle a été nationalisée pour ne plus donner qu'un seul réseau national sous l'appellation SCNF dont la concurrence avec la route a été encadrée par plusieurs lois et décrets RAP d'harmonisation et de coordination ferroviaires et routiers.
De grandes lois qui n'ont pas été très respectées dont notamment celle de 1982 dite Fittermann devaient la préserver des concurrences malsaines et l'étoffer.
Puis les infrastructures « rail » ont été scindées des voitures pour donner une entité séparée dénommée France Rail dans l'attente de la nouvelle réforme en vue sous le patronage de Caïus Julius Bruxellus.

Si les difficultés financières se sont accentuées ainsi que le mécontentement général, ce n'est pas dû aux cheminots mais aux choix de privilégier le TGV et les longues distances à l'entretien des lignes secondaires qui regroupent le plus gros des usagers qui les utilisent pour rejoindre quotidiennement leur lieu de travail. Ce fut aussi celui de ne pas poursuivre la politique du rail-route en laissant la route dominer le rail pour le transport de marchandises.
Il y a eu de grandes démissions et abandons mortifères de tous les responsables sur les aspects non suivis et non entretenus qui ont torpillé la SNCF.

Ce fut le choix du prestige contre le choix de l'utilitaire.

Plus bête et destructeur encore est le choix des technocrates ultra-libéraux de l'UE.
Depuis les traités de Maastricht et de Lisbonne, tous les services publics français sont devenus la proie du secteur privé sous les ordres pressants des instances de Bruxelles. La seule règle qui prévale est de donner aux entrepreneurs privés tous les secteurs monnayables et rentables qui peuvent rapporter gros en ne laissant aux contribuables que ce qui resterait déficitaire sans que ce soit bien explicité. Fric, fric, fric...
La SNCF est obligée de passer sous les fourches caudines de Bruxelles en laissant à des opérateurs privés les parties juteuses génératrices de profits. Mais ne nous leurrons pas, pas des profits pour les petits et la nation.
Le soucis n'est plus du tout celui d'un service public.
Cerise sur le gâteau, notre Macron national y a mis sa touche en dénudant encore plus le rail par la création de grandes lignes régulières d'autocars privés où se sont trouvé remplacé des emplois stables de la SNCF par des emplois précaires de chauffeurs d'autocars.
Il n'est pas très difficile après tous ces coups de boutoirs de montrer l'inefficacité et l'obsolescence d'un outil que l'on a saboté.

C'est le bien de tous que les contribuables ont constitué pour leur service qui devient une proie financière.

Ne doutons surtout pas un seul instant que les profits réalisés sur des lignes bénéficiaires ne seront jamais réinjectés sur les lignes déficitaires nécessaires à un réel service public.
Au final c'est le petit contribuable petit utilisateur de petites lignes qui va trinquer pendant que des actionnaires et financiers sableront le champagne.
Et ce sont nos élus qui nous tracent ce chemin ; les élus admirateurs et administrateurs des discours « pognon ».

Alors la grève ? Non décidément rien d'étonnant à cela.
J'y vois cette image : la résistance de l'humain contre la finance anonyme et lucrative.
a écrit le 13/04/2018 à 22:13 :
" La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans un pays si fier de sa technologie et de son organisation du travail. Les Allemands, qui entretiennent une relation quasi passionnelle avec leur compagnie ferroviaire, ont découvert à Mayence qu’elle était incapable de trouver une équipe de remplacement pour un poste d’aiguillage. Mayence n’est pas une exception, a expliqué le chef du réseau ferroviaire (BD Netz AG). «La situation pourrait avoir lieu n’importe où en Allemagne», a avoué Frank Sennhenn.

Face à ce «désastre» qui occupe la une des journaux allemands depuis plus d’une semaine, le président de la DB, Rüdiger Grube, a dû interrompre ses vacances. Il a rencontré les syndicats hier pour leur confirmer que 600 aiguilleurs seraient embauchés pour les situations d’urgence.

Cet aveu d’échec a été l’occasion pour les syndicats de dénoncer les réductions de personnel. Pour les seuls employés du réseau (DB Netz), dont les aiguilleurs, le nombre de postes est passé de 52 000 à 35 000 en dix ans. Les autres catégories de personnels ont également dénoncé une pénurie de main-d’œuvre. «Il nous manque 800 conducteurs de train», a expliqué Claus Weselsky, le chef du syndicat des conducteurs de train."

https://histoireetsociete.wordpress.com/2018/04/04/la-privatisation-du-rail-allemand-est-aujourdhui-en-accusation/
a écrit le 13/04/2018 à 20:31 :
L’État va reprendre à son compte une partie de la lourde dette de la SNCF...par contre, pas de contrepartie sur la qualité du service pour les usagers qui seront toujours pris en otage !
Et vous verrez que dans le temps les bonnes vieilles habitudes reprendront..
c'est scandaleux que de constater qu'il n'y aura aucun moyen sérieux de coercition face à cette corporation intouchable !
L’État doit exiger des garanties du bon fonctionnement du transport et sanctionner les dérives... !
a écrit le 13/04/2018 à 19:12 :
Il s' agit d' aller au bout des GOPE, pourquoi faire dans la novlangue bruxelloise puisque l' ouverture au privé est du fait de l' Ue et de l' article 106 ..?

Pourquoi ne pas nommer les ..réformes qui nous arrivent par la grâce de l' Ue ..?

https://www.upr.fr/actualite/ne-trompons-de-combat-mise-concurrence-destruction-de-sncf-consequence-directe-de-appartenance-a-lunion-europeenne
a écrit le 13/04/2018 à 17:47 :
Reprendre la dette de la SNCF au compte de l'Etat donc en conclusion, sur le dos des contribuables !!!
Réponse de le 13/04/2018 à 21:25 :
En Allemagne, c’est l’État fédéral qui subventionne à coup de milliards la gestion du réseau ferré. Entre 1994 et 2005, l’État a déboursé quelques 232 milliards d’euros, soit un peu plus de 19 milliards par an. Actuellement, les contribuables allemands déboursent 8 milliards par an pour subventionner les actionnaires des lignes régionales organisées en monopoles privés et le gouvernement prévoit une augmentation d’ici 2020.

http://www.revolutionpermanente.fr/Privatisation-du-rail-allemand-un-modele-vraiment
a écrit le 13/04/2018 à 14:09 :
Oui on réduira l'endettement de la SNCF une fois celle-ci transformée en SA, puis on pourra dire que cette réforme est un succès!! Belle manipulation!! On prend vraiment les citoyens de ce pays pour des idiots!!
a écrit le 13/04/2018 à 14:03 :
il faut reconnaître que la dette est en partie du à nos ENARCK ;QUI ONT toujours cherche à acheter des voix ils ne connaissent pas les euros .EX COMMANDER 100 RAMES DONT ON N'A PAS BESOIN pour faire plaisir à la CGT d"alstom
a écrit le 13/04/2018 à 13:42 :
Le problème de la SNCF n'est pas tellement le poids en absolu de cette dette mais de savoir si l'actif (les voies, les trains , les gares, les emprises ferroviaires...) vaut plus ou moins que ces 50 milliards (autrement dit, en cas de liquidation de la SNCF s'il resterait ou pas de l'argent). Rien que l'emprise de la SNCF dans Paris (gares+voies), ça vaut un bon paquet de milliards...
Réponse de le 13/04/2018 à 20:05 :
@ Bruno

Votre question est légitime et je vous partage ce que j'ai vu un peu partout dans des cas similaires.

Si l'État Français est prêt à prendre une grosse partie de la dette, ça signifie en clair que rien dans la SNCF ne pourrait être attrayant pour un acheteur sans ce coup de pouce étatique.

Alors, si des acheteurs se manifestent (et encore c'est à voir) et bien l'État devra encore fournir des garanties pour préserver les ''investissements'' de ces même acheteurs... L'État ne peut essayer que vendre ce que l'on peut estimer avoir une certaine valeur, comme des actifs très rentables (ou prestigieux ?... le TGV ?) et des lignes de transport où la clientèle est fidèle ou captive, et il n'y en a pas des centaines.

La SNCF est une entreprise bel et bien en faillite... un cas classique d'un trou financier abyssal qui est impossible à combler.
a écrit le 13/04/2018 à 13:03 :
Nuance : Le contribuable va reprendre à son compte une partie de la lourde dette de la SNCF !
Réponse de le 16/04/2018 à 10:34 :
Nuance encore : le contribuable de dans un siècle ou deux. Car malgré l'appétit insatiable de l'état, le contribuable d'aujourd'hui ne suffit même pas à payer les dépenses courantes de la sphère publique (et donc encore moins la reprise de la dette de la SNCF).
a écrit le 13/04/2018 à 11:55 :
Comme dit nôtre le president d une parties des français l état vas payers une partis de là dettes de la SNCF non c est pas l état c est leS francais SNCF tapis la guerre en Syrie la csg tout pour le riches ke president venue de nul part ? Pour prendre aux pauvres Que l'enfer te pardonne
Réponse de le 13/04/2018 à 16:57 :
Marie est fachée avec l' orthographe ? Triste car la langue française est belle quand elle est respectée .
a écrit le 13/04/2018 à 11:54 :
Ce reprise du stock par l'Etat peut se justifier pour ce qui concerne les investissements nécessaires à la construction des LGV ou l'entretien des infrastructures.
Mais pour ce qui concerne les frais de fonctionnement, ce n'est pas acceptable!
Investissements mis de côté, la SNCF est structurellement déficitaire.
Trois milliards par an: dans 10 ans il faudra donc à nouveau éponger 30 milliards de dette.
La réforme de l'entreprise est donc indispensable, ne serait-ce que pour envisager un retour à l'équilibre en réduisant fortement les frais de fonctionnement.
Réponse de le 13/04/2018 à 13:39 :
Contrairement à ce que vous dites, la SNCF n'est pas structurellement déficitaire. Depuis le début des années 2000 la SNCF a financé deux vagues d'investissements pour la construction de 4 lignes nouvelles pour un coût de 37 M€. La SNCF a reçu 13,5M€ de subventions d'investissement.
En 2017, la SNCF a dégagé un excédent courant de 1,7M€. Elle reçoit 7,5M€ de subvention publiques qui correspondent à des contreparties (Tarif sociaux, obligations de service public, versement transport des entreprises). La SNCF réalise 7,7M€ d'investissements par an qu'elle finance à hauteur de 1,9M€. elle reçoit 3M€ d'aides d'investissement et s'endette à hauteur de 2,8€M€. Aussi les déficits d'exploitation cité par le gouvernement comme un totem sont compensée par les subventions de service public.
Dans le cadre de l'ouverture à la concurrence les subventions de service public seraient versées à l'entreprise privée assurant le service, d'où une baisse de revenu pour la SNCF. Le problème c'est que l'état voulant vanter la justesse de sa réforme évite de mettre les chiffres sur la table. Ainsi, la desserte Paris - CDG va être financée par la SNCF et ne contribue aucunement à l'aménagement du territoire puisqu'elle ne desservira aucune gare du 93 et ne sera pas accessible avec le pass Navigo. Mais la aucune entreprise privée ne veut financer cette ligne la rentabilité immédiate étant pratiquement nulle.
a écrit le 13/04/2018 à 11:46 :
En quel honneur mes impôts devraient payer le train de vie d'une très faible minorité, les cheminots ? Quand je prends un billet TGV pour Paris ça dépasse allègrement les 100 euros, et là maintenant on me dit que je dois REPAYER via mes impôts ?
Vraiment on se moque littéralement des Français. Ça va se payer dans les urnes.
a écrit le 13/04/2018 à 10:58 :
Cette dette peut littéralement pousser la France hors des clous de Maastricht.Seule solution,rembourser et comptabiliser cette dette par petits paliers.Une augmentation de la TVA de 2% pourrait suffire et n'impacterait que très peu le budget des ménages
a écrit le 13/04/2018 à 10:51 :
Ben oui il va pas faire payer les copains quand même hein, s'il est là c'est bien pour faire payer un maximum les contribuables avant d'offrir aux actionnaires milliardaires.

Au secours
a écrit le 13/04/2018 à 10:46 :
Ce n'est pas l'état mais les contribuables, toujours obligés de payer la facture de l'incompétence des politiques qui vont payer cette dette faramineuse.
a écrit le 13/04/2018 à 10:46 :
Suite. Je précise que mon commentaire s'applique aussi à AIRFRANCE et à toute notre industrie encore en activité. Tout ça vient d'une ambiguité de la définition du mot "travail", l'action ou le résultat (je travaille, voici le résultat de mon travail). Voir le Larousse.
a écrit le 13/04/2018 à 10:26 :
Ce n'est pas la SNCF qui a une dette, mais le transport par route qui ne paie pas les charges qui lui incombent. Voir la note n°6 du CAE. Demandez un avis aux rédacteurs de cette note, éventuellement à notre prix Nobel d'économie. Il faut taxer l'énergie pour financer les charges sociales et rétablir l'équité de cette mesure par une allocation universelle. Qui arrivera à le comprendre?
Réponse de le 13/04/2018 à 12:18 :
Faut-il taxer les énergies produites ou les énergies consommées ?
3 inconvénients :
- Quelque part cela revient à taxer la croissance et indirectement l'emploi, car la croissance est consommatrice d’énergie et parallèlement créatrice d'emplois.
- L'impossibilité de taxer toutes les énergies de la même manière, les plus polluantes étant encore dans beaucoup de pays les moins chères ou les plus facilement accessibles.
- Cela va accroitre les inégalités, puisque les sources d’énergie ne sont pas équitablement réparties et que comme dans toute économie d’échange, rien n’empêche certains pays de faire du dumping fiscal.
Bref cela ne change rien au problème et de toute façon le modèle économique de l’énergie est en phase de mutation puisque de plus en plus de pays utilisent des énergies de source renouvelable et que certains sont déjà ponctuellement en surproduction. Si l’on en arrive à taxer ce qui est partiellement gratuit, on en viendrait rapidement à taxer l’air. Et si t’accélères tu ne freines pas en même temps.

Quoi qu'il arrive il faut sauver la SNCF, ne serais que parce-que elle utilise de l’énergie décarbonée et que c'est un moyen de transport collectif efficace. Ce sont tout de même des avantages qui vont dans le sens de l'histoire.
a écrit le 13/04/2018 à 10:20 :
Lorsqu'on vend un gâteau, l'acquéreur prend la totalité, mais la privatisation de la richesse et la mutualisation des dettes est un sport très pratiqué. Dans les années 70 le public pesait 19% des emplois pour 25% de la richesse nationale, actuellement les deux postes sont de l'ordre de 5%, notons qu'en 70 nous n'avions plus de dette. Bref, plus on privatise et plus cette dette illégitime, initiée vers 1974 augmente. Pour la SNCF nous revenons à ses débuts, les sociétés privées commercialisaient les tickets et disposait d'une belle gare parisienne, les rails et les boulons mutualisés, ce fut l'origine de la nationalisation.
a écrit le 13/04/2018 à 9:38 :
La France est championne de la dette, que ce soit pour la SNCF, la dette d'état et ses intérêts à payer, ou vis à vis de l'UE et des contentieux fiscaux qui s’amoncèlent. Le temps d'écrire ces deux lignes cela aura coûter à la France en intérêts uniquement 2500 euros x 60 secondes = 150.000 euros la minute ! ça fait réfléchir pour l'avenir ?
a écrit le 13/04/2018 à 9:36 :
Alourdir la dette de l'Etat et faire payer les contribuables. Vendre la filiale rentable à des riches actionnaires.

Waouh. Super projet.
Petite question : Pourquoi ne pas vendre la dette avec la SNCF comme cela se fait dans le privé normalement ? Réfléchissez y et osez me dire que c'est dans l'intérêt du peuple..

Vous avez voté Macron ? Vous l'avez mérité et pleurez en silence.
Réponse de le 13/04/2018 à 10:09 :
Les Coréens[me semble] qui pensaient acheter Doux en difficulté en veulent bien sans dette, sinon aucun intérêt. Faut les comprendre.
a écrit le 13/04/2018 à 9:29 :
Il me semble que la sncf est publique, sa dette est par définition une dette de l'état, je ne vois pas comment l'état reprend une dette qu'il a déja ...
Réponse de le 13/04/2018 à 10:10 :
Un ministre n'avait pas créé RFF pour justement masquer des dettes françaises à l'UE ? Elles y sont encore. Plus d'autres.
Réponse de le 13/04/2018 à 10:26 :
Vous avez lu l'article ?

En devant une Société Anonyme, l'état conservera (pour ne pas dire récupérer) la dette de la SNCF.

C'est vachement cool : on vendra les actifs aux actionnaires, mais on gardera le passif pour les contribuables...
a écrit le 13/04/2018 à 9:26 :
L'Etat et son suivisme du dogme européiste en est la cause, nous, citoyens, en payons les conséquences! Ne nous leurrons pas!
a écrit le 13/04/2018 à 9:17 :
La gestion calamiteuse de l'Etat et du Pdg Guillaume Pepy par son incapacité à gérer la sncf une entreprise archaïque depuis des années et des années avec des cheminots à la productivité très inférieure à la moyenne des autres pays ferroviaires de l'Union dont les pertes financières par leurs faibles horaires de travail et le manque de flexibilité en particulier au niveau de l'entretien matériel et réseau mais aussi des grèves locales, départementales, régionales, nationales en longueur d'année et un absentéismes élevés ne font que plomber la dette. De plus, 800 cheminots actifs pour 1200 retraités cheminots caisse de retraite déficitaire. IL FAUT METTRE LA SNCF EN FAILLITE LA COULER DÉFINITIVEMENT COMME LE TITANIC ET LAISSER LA PLACE AUX COMPAGNIES FERROVIAIRES PRIVES !!! RASLEBOL QUE CELA SOIT ENCORE LE PRIVE LASOCIETE CIVILE QUI PAYE POUR DES ENTREPRISES PUBLIQUES GERES COMME DES REPUBLIQUES BANANIERES !!!
Réponse de le 13/04/2018 à 13:17 :
+1
a écrit le 13/04/2018 à 9:07 :
Une entreprise mal gérée doit faire faillite. Sinon c'est une concurrence déloyale envers celles qui sont performantes. Des actionnaires privés seront largement favorisées s'ils investissent après que toutes les dettes soient effacées. C'est encore une nationalisation des pertes et une privatisation des bénéfices.
a écrit le 13/04/2018 à 8:27 :
"La qualité du service ferroviaire se détériore à vitesse grand V outre-Manche, 20 ans après la privatisation de British Rail. Hausse incontrôlée du prix des billets, trains supprimés et réduction du personnels conduisent près de deux Britanniques sur trois à souhaiter une renationalisation complète. A cela s'ajoutent de nombreuses grèves, notamment dans le sud du pays, où les conducteurs et les chefs de train entament demain leur 33e jour de mouvement en moins d'un an."

https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/au-royaume-uni-la-privatisation-des-chemins-de-fer-deraille-628489.html
a écrit le 13/04/2018 à 8:26 :
En Allemagne, c’est l’État fédéral qui subventionne à coup de milliards la gestion du réseau ferré. Entre 1994 et 2005, l’État a déboursé quelques 232 milliards d’euros, soit un peu plus de 19 milliards par an. Actuellement, les contribuables allemands déboursent 8 milliards par an pour subventionner les actionnaires des lignes régionales organisées en monopoles privés et le gouvernement prévoit une augmentation d’ici 2020.

http://www.revolutionpermanente.fr/Privatisation-du-rail-allemand-un-modele-vraiment
a écrit le 13/04/2018 à 8:22 :
Reprendre une partie de la dette est une opération nécessaire. Toutefois c'est n'est vraiment pas le problème primaire. Car à l'avenir la dette restante va continuer à croître.
C'est là l'essentiel pour lequel personne ne semble d'avoir de solution practicable.
a écrit le 13/04/2018 à 8:19 :
En plus des subventions annuelles, il faut maintenant passer à la caisse pour rembourser la dette.
Pourquoi ne pas laisser la SNCF faire faillite ?
Par la suite l’état ou des fonds pourrait racheter les infrastructures pour bien moins cher que le montant des dettes.

Réponse de le 13/04/2018 à 8:29 :
Il s' agit d' aller au bout des GOPE, pourquoi faire dans la novlangue bruxelloise puisque l' ouverture au privé est du fait de l' Ue et de l' article 106 ..?

Pourquoi ne pas nommer les ..réformes qui nous arrivent par la grâce de l' Ue ..?

https://www.upr.fr/actualite/ne-trompons-de-combat-mise-concurrence-destruction-de-sncf-consequence-directe-de-appartenance-a-lunion-europeenne

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