La Société du Grand Paris a annoncé, ce 16 février, avoir choisi Atos, Axione et Siemens pour le réseau multi-services et la surveillance des lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express. Dès que le super-métro francilien sera livré, ces acteurs entendent se positionner comme des opérateurs de la "smart city" dans les quartiers de gare. D'autant que la SGP vient de signer une convention en ce sens avec la métropole du Grand Paris.Article mis en ligne le 16 février 2021 à 19h13, mis à jour le 17 février 2021 à 8h28
153 millions d'euros. C'est le montant du marché que vient de gagner le groupement Atos, Axione et Siemens auprès de la Société du Grand Paris. Le français champion européen du cloud, l'acteur méconnu de l'aménagement rural et urbain et la multinationale allemande, qui travaillent déjà ensemble pour la SNCF et la RATP, vont se mettre au service des lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express.
Sécurisation de l'ensemble des systèmes
Concrètement, les trois sociétés s'apprêtent à concevoir, construire, mettre en œuvre et déployer des infrastructures réseaux, des data centers et des technologies de contrôle d'accès et de détention-intrusion, ainsi que des solutions de téléphonie, de surveillance de la qualité de l'air et de vidéosurveillance intelligente.
« Le déploiement des infrastructures va se faire au fur et à mesure, en fonction des besoins de la Société du Grand Paris (SGP) et du déploiement des infrastructures ferroviaires, avec nos partenaires technologiques »,précise Benoît Lenormand, Directeur commercial Transport France chez Atos.
De même qu'avec Axione et Siemens, ils assureront ensemble la sécurisation informatique de l'ensemble des systèmes. « Nous ferons bénéficier à la SGP de toutes nos compétences et notamment de notre capacité à sécuriser les données au regard du RGPD (Règlement général pour la protection des données, ndlr) », déclare Anne-Flore Agard, directrice Retail, Transport, Logistic - Europe du Sud chez Atos.
Les données propriétés de la SGP et stockées par cette dernière
Autrement dit, les données seront hébergées en France, non pas dans les data centers d'Atos mais dans ceux de la Société du Grand Paris et de la RATP. Cette dernière exploitera en effet ces trois lignes du super-métro francilien dès lors qu'elles seront livrées, c'est-à-dire, au plus tard, et si tout va bien, entre 2024 et 2030. Quelle que soit la date de livraison, la SGP et la Régie autonome des transports parisiens resteront également propriétaires de ces données.