La gouvernance du Grand Paris Express divise (encore) les collectivités et l'Etat

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(Crédits : Agence Wilmotte)
L'élection d'Olivier Klein, maire (PS) de Clichy-sous-Bois, à la tête du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris a provoqué le départ des présidents de département. Le malaise, profond, tient à la structuration de l'organe de contrôle de l'établissement public qui construit le Grand Paris Express.

Que se passe-t-il à la Société du Grand Paris ? Le 3 novembre dernier, le conseil de surveillance de l'établissement public qui construit le Grand Paris Express a porté à sa tête Olivier Klein, le maire (PS) de Clichy-sous-Bois, réélu avec le soutien d'En Marche. Ce dernier y avait été préalablement nommé fin septembre en remplacement de Patrick Braouezec, président (ex-PCF) de Plaine Commune, qui a quitté la vie politique au lendemain des dernières élections municipales.

"J'ai le sentiment, vu de l'extérieur, que c'est un chantier extrêmement ambitieux et magnifique sur lequel beaucoup de difficultés se sont accumulées", déclare-t-il à La Tribune. "Aussi, j'entends jouer un rôle d'animation, d'impulsion et si besoin d'alerte. A l'impossible, nul n'est tenu", poursuit Olivier Klein.

Les départements claquent la porte

Au même moment, les sept président(e)s des départements franciliens, qui siègent aux côtés de la maire (PS) de Paris et de la présidente (Libres !) de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, ont refusé de prendre part au vote et ont quitté la salle.

"Au dernier moment, le gouvernement a, une nouvelle fois, considéré que ce dossier était sa seule affaire et a imposé un candidat qu'il avait lui-même choisi et dont l'élection était assurée, puisque ses représentants sont majoritaires dans cette instance. Dès lors, nous constatons de nouveau à regret que le gouvernement méprise les territoires et se moque du travail avec les élus  alors même qu'il n'a jamais été aussi nécessaire", ont-ils affirmé dans un communiqué commun.

Ils poussaient la candidature du patron (LR) de l'Essonne François Durovray, administrateur d'Ile-de-France Mobilités (IDFM, ex-STIF) et président de la commission Mobilités à l'assemblée des départements de France (ADF).

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