Le port de Brest teste le retour du fret ferroviaire avec les trains de colza de Bunge France
Pascale Paoli Lebailly
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Retour du fret ferroviaire à Brest : le premier train arrivé mardi et rempli de graines de colza inaugure une série de 10 convois. Cette expérimentation a été saluée par (de g. à dr. sur la photo) Christophe Chabert, DG de la Société portuaire Brest...
Région Bretagne
Le port de Brest teste le retour du fret ferroviaire avec les trains de colza de Bunge France
Inemployée depuis neuf ans, la desserte de fret ferroviaire du port de Brest a accueilli mardi un premier convoi de 1.300 tonnes de graines de colza. Initiée par la Région Bretagne, ce retour du transport de marchandises par voie ferrée est testé par l'usine de Brest du fabricant d'huiles et graisses brutes, Bunge France.
Sur le port de Brest, la Région Bretagne veut remettre le fret ferroviaire et les trains de marchandises sur les rails. Un premier chargement de 1.300 tonnes de graines de colza est arrivé mardi pour être livré au groupe Bunge France. Spécialiste de la transformation des oléagineux, son usine de trituration est installée sur le port de commerce, près de la gare de triage.
Le long convoi n'est pas passé inaperçu: cela faisait neuf ans que les rails du port n'avaient pas été empruntés par un train de marchandises. Dans les années 1970-1980, le port de Brest accueillait jusqu'à 100 trains de marchandises par an.
En provenance des bassins céréaliers du centre de la France, cette cargaison, déchargée par la Société portuaire Brest Bretagne (SPBB), sera transformée en huile et en tourteaux de colza. Elle s'inscrit dans une opération test menée avec Bunge France.
Un train remplace 43 camions sur la route
Ce train est le premier d'une série de 10 convois de graines de colza, à raison de deux par semaine. À l'heure de la flambée des prix du carburant, l'expérience offre des avantages logistiques, économiques et écologiques. Le groupe Bunge explique que chaque train de 1.300 tonnes remplacera 43 livraisons routières par camions de 30 tonnes. Jusqu'à ce retour du rail, l'usine n'était plus approvisionnée que par voie maritime et routière.
« Le coût de la tonne au kilomètre est plus intéressant en train qu'en camion », reconnaît Yvon Pennors, directeur de Bunge France, cité par le quotidien Ouest-France.
S'il est concluant, le test sera étendu à d'autres entreprises de Brest
Si à l'issue des 10 convois prévus, le test s'avère concluant, 10 autres convois pourraient être mis en place d'ici à janvier 2023. L'expérience serait alors élargie à d'autres entreprises du port de Brest. La reprise d'activité du fret ferroviaire à Brest s'inscrit dans un projet d'envergure, porté par les collectivités et la SPBB (20 millions d'euros de chiffre d'affaires).
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