Le vélo, "un formidable levier pour booster l'économie et créer de nombreux emplois"

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Au concours European cycling challenge, la ville de Nantes n'est arrivée qu'à la 22e place, loin derrière Lille qui s'est classée 7e.
Au concours European cycling challenge, la ville de Nantes n'est arrivée qu'à la 22e place, loin derrière Lille qui s'est classée 7e.
"Velo-City", le congrès mondial du vélo urbain et des politiques cyclables, s'est officiellement ouvert mercredi à Nantes pour trois jours de conférences sur le développement de ce mode de transport, en présence du secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies.

Le vélo est à l'honneur à Nantes. La ville, qui a été élue "capitale verte de l'Europe" en 2013, accueille en effet le congrès mondial du vélo urbain et des politiques cyclables "Velo-City", pour trois jours rythmés par des ateliers et des conférences sur le développement de ce mode de transport, en présence du secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies. Celui-ci se réjouit du timing de l'événement, à quelques mois de la COP21:

"Accueillir le congrès mondial du vélo l'année même de la Conférence des Nations unies sur le climat [à Paris en décembre, Ndlr] est une immense fierté (...). Le vélo est un outil merveilleux, bénéfique sur tous les plans (...), mais aussi un formidable levier pour booster l'économie et créer de nombreux emplois"

En France, le vélo, c'est "4,5 milliards d'euros pour 35.000 emplois"

En France, les retombées économiques de ce mode de transport sont en effet "de l'ordre de 4,5 milliards d'euros pour 35.000 emplois", et "près de 3 millions de vélos ont été vendus l'année dernière", a rappelé le secrétaire d'Etat.

Par ailleurs, "Ce n'est pas tout à fait un hasard si Velo-City se déroule ici à Nantes", première agglomération "de moins d'un million d'habitants" choisie par la Fédération européenne des cyclistes (European cyclists' Europe, ECF), après Adélaïde (Australie) en 2014, et avant Taipei (Taiwan) en 2016, a souligné Johanna Rolland, maire (PS) de Nantes.

40 millions d'investissements

La métropole a investi 40 millions d'euros depuis 2009 dans les infrastructures en faveur de la bicyclette, a-t-elle rappelé.

Cela dit, si la ville incite ses habitants à pédaler, leurs performances restent à améliorer, à en croire le défi European Cycling Challenge, qui s'est déroulé pendant le mois de mai dernier. Au classement principal, la métropole n'est en effet arrivée qu'à la 21e place, loin derrière Lille qui s'est illustrée à la 7e place avec plus 77.500 km au compteur (contre un peu plus de 16.000 km pour la première)! Les participants devaient choisir une ville et enregistrer leurs trajets via une application mobile gratuite. C'est finalement la polonaise Gdansk qui a gagné le concours avec plus de 450.000 km totalisés en un mois.

Des idées et des solutions

Toujours est-il que Nantes a été choisie en janvier 2013 pour accueillir en 2015 le congrès Velo-City qui regroupe quelque 1.500 professionnels (experts, chercheurs, industriels, collectivités, associations d'usagers, etc.) qui vont débattre pendant trois jours de la manière de développer la pratique de la bicyclette, avec pour ligne éditoriale "le vélo, créateur du futur".

Une soixantaine de sessions de travail sont programmées, intitulées notamment "Tour de France des politiques cyclables", "Pédaler pour la croissance européenne", "Solutions de stationnement pour un océan de vélos" ou "Cyclotourisme, un atout économique pour les territoires"... Bref, de quoi cogiter... En outre, plus de 80 exposants présenteront jusqu'à vendredi, à la Cité des Congrès de Nantes, les dernières nouveautés en matière de vélos et d'aménagements cyclables.

(Avec AFP)

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a écrit le 05/06/2015 à 11:03 :
un exercice de calcul très simple, le cycliste habite généralement près de son travail et a donc plus de chance d'être un électeur de la commune qui met en place les pistes cyclables. De plus, s'il roule à vélo, il a plus d'argent à dépenser dans sa commune (et moins dans sa voiture et son pétrole). Mais ce calcul ne semble pas être évident pour nos élus.

Sinon, la 7ème place de Lille est une arnaque, il y avait grève des bus et des métros. Lille est tout sauf une ville de cyclistes, réduction des budgets vélos constantes, équipements inadaptés, etc

le rejet du vélo vient également du fait que les politiques ne donnent pas de place propre au vélo mais créent des pistes qui empiètent sur la place des piétons ou des voitures. La plupart des pistes cyclables françaises sont des lieux de conflits.

On investit des milliards pour supprimer les passages à niveaux, pour faire passer des grenouilles sous des autoroutes ou des tracteurs au dessus, mais on mélange partout les vélo avec les voitures ou les piétions. Imaginez une voix tracteur sur le bord de l'autoroute, ou une route collée à une voix TGV.
a écrit le 04/06/2015 à 10:06 :
Et bientôt tous à vélo, comme en Afrique Noire. Déliquescence de la France ...
a écrit le 04/06/2015 à 8:49 :
Mais ça c'est une bonne idée ..... supprimer l'automobile et tous au boulot en '' vélo '' il y a plusieurs années si ma mémoire et bonne Mr Jospin avait fait la démonstration d'arriver avec ses ministres en vélo au ministère . SI les vélos ne viennent pas de chine , comme les trois mille véhicules militaire qui vont être achetés chez FORD ??????? EH OUI .................Le vélo, "un formidable levier pour booster l'économie et créer de nombreux emplois" .................on croise les doigts et on y croit , allez les gars .......
a écrit le 04/06/2015 à 8:36 :
Les ex-classes moyennes de France, au début de leur appauvrissement, n'auront plus les moyens d'avoir une voiture dans 10 ou 20 ans. On essaie de leur vendre le retour au vélo et au bus, mais je ne sais pas si l'on réussira à faire passer cette régression inévitable pour quelque chose d'exaltant.
Réponse de le 05/06/2015 à 13:25 :
Alors que bouchonner deux fois par jour au volant d'une voiture qui vous ruine ça c'est exaltant. ?..
a écrit le 03/06/2015 à 16:52 :
Et dire que la Chine a abandonnée le vélo et qu'elle devra s'y remettre!
a écrit le 03/06/2015 à 16:33 :
Cet article fait dans l'écolo politiquement correct et ressemble plus à de la propagande. il y a maintenant eu de vélo fabriqués en France donc les emplois seront ceux de la maintenance réparation donc marginaux. c'est vrai que la France est en retard en terme de piste cyclable mais notre territoire est plus vaste que l'Allemagne et avec plus de relief que les Pays Bas. arrêtons ces articles bisounours pour militant écolo. on constate tous les jours que les pistes cyclables coûteuses à réaliser sont peu fréquentées sauf le WE et dans les zones touristiques. quand il pleut et que la pente s'élève il y a beaucoup moins de cyclistes. Donc cela existe mais est et restera marginal. faire croire que c'est une filière d'avenir relève plus de la propagande et du militantisme que de la réalité économique!
Réponse de le 03/06/2015 à 17:01 :
Le Monde a révélé récemment que les merveilleux "vélib" coûtent entre 2000 et 4000 euros par an à faire fonctionner (par vélib) dans les différentes villes de France...
Qui, même s'il en avait les moyens, mettrait son propre argent dans un vélo ?
Réponse de le 03/06/2015 à 23:33 :
Ah la la, se moquer de la propagande écolo en manipulant des chiffres qu'on ne maîtrise pas... Je vais moi-même vous en sortir quelques uns pour nuancer vos propos: la majorité de nos déplacements font moins de 2 kms (sachant d'ailleurs que nos déplacements domicile-travail sont aujourd'hui très minoritaires). Si chaque adulte français faisait 30 min de vélo par jour, on estime que la sécu ferait 5 milliards d'€ d'économies/an (maladies cardio vasculaires...). Une ligne de tramway coûte environ 25Millions d'€ du km, une ligne de métro de 80 à plus de 100M d'€ du km. Une infrastructure routière lourde je n'en parle même pas. Ici, Nantes se félicite d'avoir investi 40M d'€ en 6 ans pour le vélo... Strasbourg, ville la plus "cycliste" de France, c'est environ 6% de part modale pour le vélo contre 40% à Copenhague ou Amsterdam. Excusez moi, mais quelques quartiers mis à part, Paris, Strasbourg, Grenoble, Nantes, Bordeaux, Lille... ne sont pas connus à ce que je sache pour leurs redoutables cols intramuros. Sachez que la zone de "chalandise" d'un cycliste au quotidien (déplacement type domicile-travail) est d'environ 3km. Avec un vélo à assistance électrique c'est environ 9km (on commence à couvrir une belle palette de nos déplacements). Et un vélo perso sur le bon coin, c'est environ 50€. Je vous invite en comparaison à regarder le coût annuel d'une voiture privée (et notamment de la fameuse deuxième voiture), en considérant l'assurance, l'essence, les pneumatiques, la décôte etc...soit un peu plus de 3000€. On continue ??
Réponse de le 03/06/2015 à 23:53 :
@Gabejie je vais nuancer vos propos sur le coût du vélib. Déjà il est en grande partie du à l'incivisme de nos concitoyens (vandalisme). Or ce n'est pas propre au vélo (dégradations dans les transports publics, voitures volées ou brûlées...). Surtout il faut garder à l'esprit que derrière un vélib, il y a une dizaine d'usagers par jour. Un vélib est utilisé environ 50% de la journée, quand les différents modes de transports individuels passent 95% de leur durée de vie...à l'arrêt. Par ailleurs, le vélib est aussi un outil de marketing territorial, notamment dans le tourisme (même NY a aujourd'hui ses vélib). Enfin, le vélo en libre service en France a 10 ans. Son modèle économique peut aisément s'améliorer (sécurisation renforcée, augmentation des abonnements...). Puis le vélib est d'abord un tremplin vers le vélo privé. Dans les pays où la pratique du vélo est vraiment forte, comme aux Pays Bas, les habitants utilisent leur vélo personnel. Et ne venez pas nous dire que le coût de revient d'un vélo est cher !
Réponse de le 03/06/2015 à 23:56 :
Aujourd'hui la majorité des emplois ne sont pas dans la production industrielle (voitures, panneaux solaires, téléphones...) mais dans les services associés, à commencer par la maintenance...
Réponse de le 04/06/2015 à 13:04 :
blutch @gabegie Avez-vous jamais réfléchi à l'impact de la réduction des coûts sur l'emploi? Qui dit baisse des coûts, dit baisse de l'emploi! Bien sûr, le vélo coûte moins cher à la production et à la maintenance... mais nécessite aussi moins de main d'oeuvre pour assurer cette production et cette maintenance. Qaunt aux calculs théoriques qui consistent à penser que tous les déplacements de moins de 3 (ou 9) km peuvent s'effectuer à vélo: je vous engage par example à aller au supermarché et à ramener vos 3-4 sachets de courses à vélo, en transport public... ou à pied... sous la pluie... surtout quand vous aurez cinquante ans ou plus! Ce qu'il nous faut, ce sont des voitures propres! Continuons à fantasmer sur le vélo et bientôt les voitures propres nous viendront... des USA! Voyez Tesla, lisez un peu ce qu'Elon Musc nous propose... et cessez de nous rabâcher les oreilles avec votre vélib!
Réponse de le 08/06/2015 à 23:22 :
@stuartmill. oh je pense avoir plus réfléchi que vous sur le sujet...Et moi j'évite la caricature! Dans mon commentaire, il n'est certainement pas question que tous les déplacements se fassent en vélo. Il y a me semble-t-il une marge de manoeuvre entre 5% de part modale et 100%. Je ne parle pas d'un pays imaginaire, je ne parle pas du Congo, mais d'Amsterdam ou Copenhague qui sont des Métropoles européennes avec un taux de chômage inférieur aux villes françaises, avec une qualité de vie supérieur (cf classement Merck). J'ai surtout visé le 2ème véhicule dans les ménages, pas le 1er, dont je comprends l'utilité, même en ville. Même si des usages alternatifs se développent (autopartage, location entre particuliers...). Là aussi, ces modèles explosent, simplement vous êtes ancrés dans vos carcans historiques qui vous empêchent de le voir. Parce que le vélo est une solution simplissime, vous la voyez comme un retour à l'âge de pierre. En gros, on fait tourner les moteurs à l'électricité, et finit tous les problèmes! Plus de bouchons? plus d'étalement urbain? on la produit avec quoi cette électricité (parce qu'on ne parle pas de quelques MW)? Les batteries ? Avec le must de l'argument qui tue:le chantage à l'emploi. Donc pour sauver des emplois, il aurait fallu aussi qu'on maintienne les mines de charbon, les fabricants de diligence, le minitel... et il faut aussi qu'on continue la technologie du diesel, parce que même si on s'est gouré il y a 30 ans, maintenant il faut qu'on aille jusqu'au bout?!
Réponse de le 10/06/2015 à 23:12 :
@stuartmill. oh je pense avoir plus réfléchi que vous sur le sujet...Et moi j'évite la caricature! Dans mon commentaire, il n'est certainement pas question que tous les déplacements se fassent en vélo. Il y a me semble-t-il une marge de manoeuvre entre 5% de part modale et 100%. Je ne parle pas d'un pays imaginaire, je ne parle pas du Congo, mais d'Amsterdam ou Copenhague qui sont des Métropoles européennes avec un taux de chômage inférieur aux villes françaises, avec une qualité de vie supérieur (cf classement Merck). J'ai surtout visé le 2ème véhicule dans les ménages, pas le 1er, dont je comprends l'utilité, même en ville. Même si des usages alternatifs se développent (autopartage, location entre particuliers...). Là aussi, ces modèles explosent, simplement vous êtes ancrés dans vos carcans historiques qui vous empêchent de le voir. Parce que le vélo est une solution simplissime, vous la voyez comme un retour à l'âge de pierre. En gros, on fait tourner les moteurs à l'électricité, et finit tous les problèmes! Plus de bouchons? plus d'étalement urbain? on la produit avec quoi cette électricité (parce qu'on ne parle pas de quelques MW)? Les batteries ? Avec le must de l'argument qui tue:le chantage à l'emploi. Donc pour sauver des emplois, il aurait fallu aussi qu'on maintienne les mines de charbon, les fabricants de diligence, le minitel... et il faut aussi qu'on continue la technologie du diesel, parce que même si on s'est gouré il y a 30 ans, maintenant il faut qu'on aille jusqu'au bout?!
a écrit le 03/06/2015 à 16:20 :
La photo de votre article est révélatrice: une piste cyclable et un vélo qui circule en dehors! Pas mal de villes à travers l 'Europe mènent des campagnes coûteuses pour la promotion du vélo... et rares sont les études qui mesurent l'impact de ces mesures sur l'économie de la cité. Une chose est d'affirmer que le le vélo est "un formidable levier pour booster l'économie et créer de nombreux emplois". Une autre est de le prouver. A vue de nez, il est probable que katsu (ci-dessous) a raison: un délire qui flirte avec l'analphabétisme économique.
a écrit le 03/06/2015 à 15:07 :
Encore un délire socialo-commuiste qui flirte avec l'analphabétisme économique. grotèsque et dangereux.
a écrit le 03/06/2015 à 13:43 :
Pour circuler à vélo dans toute l'Europe je peux dire que la France est très en retard.
En Allemagne, il est possible de voyager sur de très longues distances sur des itinéraire dédies vélo avec des panneaux indicateurs
Toutes les villes ont leurs itinéraires qui permettent de traverser, entrer, sortir en toute tranquillité
Idem aux pays bas
En France, même si le réseau secondaire très dense permets une certaine tranquillité, les accès. Aux villes sont difficiles voire souvent dangeureux

a écrit le 03/06/2015 à 13:42 :
Tout ca est evident depuis pas mal de temps, sauf que rien ne bouge vraiment. Merci de continuer a en parler.

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