Lufthansa ne reprendra pas ses rotations vers le Liban avant le 30 septembre
latribune.fr
La compagnie allemande Lufthansa, première compagnie européenne, a indiqué, ce vendredi, qu'elle ne reprendra pas ses vols vers le Liban avant le 30 septembre.
Jon Nazca
La première compagnie aérienne européenne, Lufthansa, a annoncé, ce vendredi, prolonger la suspension de ses vols pour Beyrouth jusqu'au 30 septembre, et jusqu'au 2 septembre pour Tel-Aviv et Téhéran, devant les risques d'aggravation du conflit dans la région.
Face à l'enlisement du conflit au Proche-Orient, Lufthansa redouble de prudence. La compagnie européenne allemande a indiqué, ce vendredi, par communiqué, qu'elle prolonge la suspension des vols vers la capitale du Liban, Beyrouth, jusqu'au 30 septembre prochain. Une suspension qui sera aussi effective jusqu'au 2 septembre vers Tel-Aviv en Israël et Téhéran en Iran.
A l'instar d'autres compagnies aériennes, comme Air France, Lufthansa avait interrompu ses liaisons début août vers le Liban, et dans une large partie du Proche-Orient, sur fond de crainte d'une escalade militaire entre Israël d'une part et l'Iran et ses alliés - Hamas, Hezbollah libanais -, d'autre part.
Mais à la différence de Lufthansa, la compagnie tricolore a finalement opté pour une autre stratégie à la mi-août. Air France et sa filiale Transavia ont annoncé la reprise des rotations vers le Liban depuis le 15 août. L'entreprise reste toutefois attentive à la situation sécuritaire dans le pays, laquelle pourrait conduire à de nouvelles suspensions des vols ultérieurement.
Reprise des vols vers la Jordanie et l'Irak
Si la situation au Proche et au Moyen-Orient reste très difficile, Lufthansa a néanmoins annoncé la reprise des vols, dès le 27 août, vers Amman en Jordanie et Erbil en Irak. Un « couloir dans le nord de l'espace aérien irakien » sera utilisé pour atteindre Erbil, a précisé la compagnie.
Sur le plan diplomatique, des négociateurs israéliens participent à des discussions au Caire, ce vendredi, en vue d'une trêve dans la bande de Gaza associée à une libération d'otages, à l'heure où la guerre entre Israël et le Hamas ne connaît pas de répit dans le territoire palestinien.
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Pour les Etats-Unis, l'enjeu est d'éviter un embrasement de la région, alors que la tension est maximale depuis l'attaque d'Israël par le Hamas le 7 octobre. Et, plus récemment, l'assassinat imputé à Israël du chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, le 31 juillet, à Téhéran.