Malgré la fermeture d'un grand nombre de pays asiatiques, Finnair maintient le cap sur l'Asie
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Finnair renouvelle les cabines de l'ensemble de sa flotte long-courrier.
Finnair
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Finnair renouvelle les cabines de l'ensemble de sa flotte long-courrier.
Finnair
Fort de son positionnement géographique au Nord de l'Europe, Finnair base depuis des années sa stratégie long-courrier sur l'exploitation des routes polaires très avantageuses pour desservir l'Asie. Une stratégie largement mise à mal par la pandémie et la fermeture quasi continue des frontières du Japon et de la Chine, soit les deux principaux marchés de la compagnie finlandaise. En dépit de deux années quasiment blanches sur ces liaisons, Topi Manner, PDG depuis 2019, n'entend pas renoncer à la desserte de l'Asie, un axe fort de la compagnie depuis de très longues années. Pour avoir une idée de l'importance de l'Asie pour Finnair avant la crise, les chiffres de 2019 sont assez éloquents : la moitié de l'offre (en siège au kilomètre offert) et plus de 40 % des revenus. Les restrictions de voyages drastiques mises en place par un grand nombre de pays asiatiques en 2020 ont donc largement touché la compagnie finlandaise, avec un chiffre d'affaires divisé quasiment par quatre, à 829 millions d'euros, pour une perte opérationnelle de 464 millions d'euros.
Topi Manner a beau se réjouir de l'ouverture progressive de certaines destinations comme la Thaïlande et Singapour, sa compagnie subit encore largement l'atonie du trafic avec l'Asie. Les résultats pour l'année 2021, qui seront publiés la semaine prochaine, devraient faire état d'une perte opérationnelle de l'ordre de près de 500 millions d'euros en dépit d'une amélioration du chiffre d'affaires avec la reprise du trafic vers l'Europe et les Etats-Unis.
À lire également
Le PDG de la compagnie finlandaise admet d'ailleurs qu'il devrait continuer à engranger des pertes opérationnelles lors des deux premiers trimestres de 2022. Et il manque de visibilité pour la suite. Il espère une réouverture d'ici cet été du Japon, son principal marché international, mais concède que cela a pris du retard. Pour l'instant, les frontières sont fermées au moins jusqu'au 28 février dans l'attente d'une décision des autorités japonaises. En ce qui concerne la Chine, le dirigeant ne se fait que peu d'illusions quant à une réouverture prochaine du pays toujours ancré dans sa stratégie "zéro covid".