Métro du Grand Paris : dans le Val-de-Marne, la Société des grands projets s'explique sur son retard
César Armand
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Rémi Herbert, chef de projet secteur de la gare Villiers-Champigny-Bry, met son pied en travers des façades de quai pour tester l'ouverture des portes, la sonorisation et la signalisation.
REPORTAGE. La ligne 15 Sud entrera finalement en service fin 2026. Sur le chantier de la gare de Villiers-Champigny-Bry et au centre d'exploitation de Champigny, la Société des grands projets a fait œuvre de pédagogie sur les causes du déphasage.
C'est la ligne du métro du Grand Paris qui comportera le plus d'interconnexions avec le réseau de transport existant : la 15 Sud. Prévue pour fin 2025, sa livraison a été reportée, en novembre dernier, à l'été 2026. Si elle avait « franchi le jalon des premiers essais automatiques sur site, la complexité inédite de ce nouveau système et les difficultés de ces premiers essais » avaient conduit la Société des grands projets (SGP) à réviser son calendrier, comme l'avait annoncé cette dernière.
Et de justifier que ce « délai supplémentaire est nécessaire pour atteindre un niveau de performance technique permettant d'assurer la qualité des prochaines étapes d'essais et de garantir la fiabilité du nouveau métro ».
Puis en février 2025, l'établissement public d'État a annoncé un nouveau retard, prévoyant une ouverture au dernier trimestre 2026. « En novembre, nous nous sommes rendu compte que le planning initial ne tenait pas, puis en février, nous avons annoncé le point d'atterrissage après avoir travaillé avec les industriels », explique aujourd'hui, à La Tribune, Nicolas Patin, directeur exécutif des systèmes de transport et d'exploitation de la Société des grands projets.
Exercice de pédagogie sur les tests en cours
Deux mois après le dernier recalage, la SGP a convié la presse à la suivre dans le Val-de-Marne sur le chantier de la future gare de Villiers-Champigny-Bry et le centre d'exploitation de Champigny où se trouvent, pour l'ensemble de la ligne 15 Sud, le poste de commandement centralisé et un site de maintenance et de remisage du matériel roulant.
Dans ces deux bâtiments, les ingénieurs ont fait œuvre de pédagogie sur les tests en cours pour s'assurer que tout fonctionnera à terme. Tout commence par des essais en usine, suivis par des essais systèmes, des essais d'intégration et des essais de validation. Ce n'est qu'à l'issue de ce processus que l'exploitant, à savoir RATP Dev sur cette ligne 15 Sud, lancera la marche à blanc. Tout ayant été validé, il pourra faire rouler la rame avant la mise en service.
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