Paris : Gobee.bike, vélos en libre-service, veut concurrencer Vélib'

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La start-up Gobee.bike a réalisé une levée de fonds de 9 millions de dollars en août 2017.
La start-up Gobee.bike a réalisé une levée de fonds de 9 millions de dollars en août 2017. (Crédits : DR)
La start-up hongkongaise Gobee.bike propose à partir de ce lundi environ 500 vélos en libre-service dans la capitale. Sa particularité face à Vélib ? Fonctionner sans borne et sans abonnement.

A côté des Vélib' gris, il y aura désormais les vélos vert fluo de Gobee.bike. Après son lancement la semaine dernière à Lille, la startup débarque ce lundi dans la capitale et en Hauts-de-Seine. Gobee.bike disposera dans un premier temps d'un parc de 500 vélos, selon France Bleucontre 1.800 stations et plus de 20.000 vélos pour Vélib'. Pour se démarquer, l'entreprise mise sur la flexibilité de son offre. Ses vélos sont disponibles en libre-service, sans borne - un modèle semblable au Cityscoot. Ils peuvent donc être empruntés et garés dans n'importe quel parking à vélos. Conséquence : en l'absence d'infrastructure, le déploiement de Gobee.bike se fait uniquement à ses frais.

■ Comment ça marche ?

Les vélos sont géolocalisés sur l'application Gobee.bike, permettant de voir ceux qui sont disponibles dans les environs. Un "QR code" unique permet de déverrouiller son vélo au moment de la réservation instantanée. Pour le verrouiller après utilisation, il suffit d'abaisser manuellement un verrou installé sur la roue arrière. Un système d'alarme intégrée et de capteurs permet de détecter les utilisations imprévues voire même, repérer les vélos abandonnés au milieu de la rue, précise Le Figaro. Au-delà de la flexibilité, l'entreprise fait valoir que ses vélos pèsent 4 kilos de moins que les derniers modèles en libre-service actuellement disponibles en France.

■ Combien ça coûte ?

Gobee.bike fonctionne sans abonnement. Le cycliste doit acheter des crédits à l'avance (5, 10 ou 20 euros). La demi-heure de location coûte 50 centimes et la caution s'élève à 50 euros. Les vélib' fonctionnent quant à eux par abonnement, à partir de 29 euros par an. Les 30 premières minutes de chaque trajet sont gratuites. Le tarif augmente ensuite en fonction du temps d'utilisation, à partir de 1 euro par demi-heure supplémentaire.

"Nous pensons que les deux systèmes sont complémentaires", assure au Parisien Raphaël Cohen, le fondateur et PDG, depuis Hong-Kong où il réside. "Oui, notre offre coûte plus cher, mais le service que nous proposons est plus pratique : vous n'avez pas à vous demander si vous trouverez un vélo sur votre borne ou s'il y aura de la place quand vous aurez fini de l'utiliser."

Ce lancement intervient après une phase de test en avril dernier, à Hong-Kong. Pour financer son expansion, Gobee.bike a réalisé une levée de fonds de 9 millions de dollars cet été. Le chinois Ofo, leader mondial de la location de vélos sans borne, devrait aussi rejoindre le marché parisien dans les mois à venir.

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Commentaires
a écrit le 09/01/2018 à 14:06 :
je viens vers vous, dans le XIème, de Paris, se trouve les Gobeebikes échoués, abandonnés, n'importe ou, abîmés, chaîne arrachée, rayons des roues éclatés, roues voilées, de plus les jeunes de certains quartiers en profitent pour faire du rodéo avec et les abandonnent, dans des impasses, en mauvais états. Des usagers, voulant s'en servir sont bien dépités, de voir leur état. Il faudrait des bornes, ou ces vélos sont accrochés et qu'ils ne jonchent pas les trottoirs, parce qu'ils sont posés n'importe où en plein trottoir,proche de la chaussée qui gêne la circulation. A ce stade là, il ne restera plus beaucoup de vos vélos dans la Capitale.

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