Réforme de la SNCF : va-t-on vers une grève générale ?

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Pour l'heure, seules la CGT-Cheminots et Force ouvrière ont appelé les salariés à se mobiliser le 22 mars, une date qui coïncide avec une journée d'action dans la fonction publique.
Pour l'heure, seules la CGT-Cheminots et Force ouvrière ont appelé les salariés à se mobiliser le 22 mars, une date qui coïncide avec une journée d'action dans la fonction publique. (Crédits : Stefano Rellandini)
Le gouvernement a donné, lundi 19 février, le coup d’envoi de la refonte de la SNCF, en recevant les dirigeants de l'entreprise publique et les syndicats. Ces derniers ont réaffirmé les "limites" quant aux pistes avancées. Une réunion intersyndicale est prévue jeudi soir, en vue de l'appel à la manifestation du 22 mars, par la CGT et Force Ouvrière.

Après la remise du rapport Spinetta sur "l'avenir du transport ferroviaire" au Premier ministre Édouard Philippe, la semaine dernière, l'exécutif consulte et concerte. La ministre des Transports Élisabeth Borne a reçu, hier, tour à tour, les présidents du directoire et du conseil de surveillance Guillaume Pepy et Frédéric Saint-Geours, le Pdg de SNCF Réseau Patrick Jeantet, et les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT, Unsa, SUD et CFDT), pour la première phase de concertation sur l'avenir de la SNCF.

Chacun ont réaffirmé leurs "limites" quant aux pistes du gouvernement sur l'avenir du groupe ferroviaire, la CGT concluant même que "toutes (ses) craintes" étaient "confirmées". Ambiance.

| Lire aussi : SNCF : quatre propositions "décoiffantes" du rapport Spinetta

"Une casse du service public" pour la CGT

En sortant du ministère, Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminots, premier syndicat représentatif, a regretté qu'il ne s'agissait "pas d'une consultation, [mais] d'un échange", avant de fustiger que les 43 propositions émises par Jean-Cyril Spinetta, l'ancien patron d'Air-France-KLM, amèneraient tout simplement à une "casse du service public".

"Il n'y a pas de véritable volonté de développement" du ferroviaire, "on est plutôt sur une logique d'attrition et de régression (...) une logique de casse du service public", a-t-il expliqué.

L'UNSA-Ferroviaire (deuxième syndicat) dit  avoir posé "(ses) limites" et a néanmoins salué une ministre "plutôt ouverte à la concertation".

"Elle a un peu pondéré le rapport", a ajouté Roger Dillenseger, secrétaire général du syndicat.

Chez SUD-Rail, c'est clair, "on n'est d'accord sur rien avec le rapport", a déclaré Bruno Poncet, son représentant. Pour autant, comme la CGT d'ailleurs, ce syndicat estime avoir perçu une inflexion du discours gouvernemental sur les "petites lignes", alors que le rapport pose clairement la question du maintien de voies ferrées peu fréquentées.

Vers une mobilisation générale ?

Pour l'heure, seules la CGT-Cheminots et Force ouvrière ont appelé les salariés à se mobiliser le 22 mars, une date qui coïncide avec une journée d'action dans la fonction publique. Il ne s'agira pas d'une "grève nationale" à proprement dite, mais "la suite dépendra de ce que va annoncer le Premier ministre", a prévenu Laurent Brun.

L'Unsa, qui a donc fixé "(ses) limites", décidera jeudi si elle participe à la mobilisation et SUD-Rail, mercredi. "Il va falloir réellement" travailler à une "plateforme unitaire", a néanmoins jugé Bruno Poncet, membre du bureau fédéral SUD-Rail.

Sur l'antenne de Franceinfo ce mardi, Guillaume Pepy, le Pdg de la SNCF, a tenté de calmer les esprits. Il réfute toute privatisation de la SNCF et ne croit tout simplement pas à une grève des cheminots.

"Je suis persuadé que l'écoute et la concertation, la négociation vont permettre d'éviter une grande grève."

La "manifestation CGT", c'est non pour la CFDT

La CFDT-Cheminots a, quant à elle, d'ores et déjà exclu prendre part à ce qu'elle qualifie de "manifestation CGT". Elle attendra plutôt les arbitrages du gouvernement avant d'initier une éventuelle action, "qui pourra aller jusqu'à la grève si besoin", selon Rémi Aufrère-Privel, un responsable syndical.

Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT-Cheminots, a énuméré lors de la rencontre avec la ministre les points sensibles à ses yeux contenus dans le rapport Spinetta, comme la suppression possible de milliers de kilomètres de petites lignes, l'extinction du statut des cheminots ou le changement d'appellation juridique de la SNCF.

Le sort réservé au statut des cheminots sera déterminant.

"Nous avons réaffirmé que nous défendrions évidemment le statut", a souligné le représentant CFDT. Le statut, c'est aussi "une offre de qualité de service" et "la sécurité ferroviaire", a insisté SUD-Rail.

Une intersyndicale est prévue jeudi soir.

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 21/02/2018 à 8:25 :
pour moi :
supression total du statut de fonctionnaires toutes cat pro.
voila tout!
a écrit le 21/02/2018 à 7:24 :
Je trouve que l'arret des recrutements sous statut de fonctionnaire devrait s'appliquer à toutes les autres entreprises et collectivités publiques...
a écrit le 21/02/2018 à 7:22 :
La gréve comme la guerre devient nécessaire pour cacher les mensonges des gvts , car après la gréve il sera facile aux économistes auto cooptés d expliquer que sans la gréve
100 000 ou plus d emplois , auraient été créés .
Ce sera donc la faute des syndicats non démocratiques et surtout de la CGT de ne pas avoir voulu lâcher un avantage acquis .
Et la boucle sera boucler .
a écrit le 20/02/2018 à 23:15 :
Depuis plusieurs dizaines d'années, et dans une indifférence la plus totale, ce pays assiste en extase, à l'agonie de son réseau ferroviaire, désormais dans sa phase terminale. Associée à la disparition quasi générale du fret et du trafic des marchandises, l'inexploitation progressive du réseau ferré traditionnel vide l'activité ferroviaire de toute sa substance économique .
L'apparente détermination politique d'une hypothétique volonté de ressusciter le "réseau ferré du quotidien", dont il s'avère particulièrement difficile d'imaginer le moindre contenu, se résumera à une coûteuse illusion sans lendemain !
a écrit le 20/02/2018 à 23:02 :
Depuis plusieurs dizaines d'années, et dans une indifférence la plus totale, ce pays assiste en extase, à l'agonie de son réseau ferroviaire, désormais dans sa phase terminale. Associée à la disparition quasi générale du fret et du trafic des marchandises, l'inexploitation progressive du réseau ferré traditionnel vide l'activité ferroviaire de toute sa substance économique .
L'apparente détermination politique d'une hypothétique volonté de ressusciter le "réseau ferré du quotidien", dont il s'avère particulièrement difficile d'imaginer le moindre contenu, se résumera à une coûteuse illusion sans lendemain !
a écrit le 20/02/2018 à 21:50 :
Par définition, pour la CGT tout changement est "une casse du service public".
Ben voyons, à croire qu'il fonctionne admirablement bien le service public de la CGT.
Chaque fois que la CGT a du poids dans une entreprise, le réveil est douloureux: SEAFRANCE, c'était aussi du transport il me semble ...
a écrit le 20/02/2018 à 20:07 :
Il faut supprimer les postes de fonctionnaires , les syndicats qui font grève, vendre les services publics aux sociétés privées, l'argent récupéré sera reversé à leurs actionnaires.
Macron a 30 ans de retard sur les britanniques pour réformer le rail. Mais confiance dans son engagement pour suivre les consignes du GOPE ( grandes orientations de politique économique de Bruxelles). Les 24 % de son électorat espèrent ce changement ...
a écrit le 20/02/2018 à 18:23 :
C'est mieux de reformer les statutes des syndicates, toujours soutenus par les subventionnees de l'etat donc les contribuables penalises par les greves. Meme Macron il ny'a pas des testicles. C' est un caricature d'un playboy bluffant, ne rien plus.
a écrit le 20/02/2018 à 17:20 :
Tout à fait d'accord et entièrement d'accord avec phidias
a écrit le 20/02/2018 à 16:25 :
la SNCF c'est le cœur de la machine communiste ringarde et totalitaire, le symbole des symboles, le nirvana de la gabegie publique et du copinage partisan, le gâteau des braillards qui se la jouent germinal en pantoufles et heures sup.. Qu'ils fassent donc grève et qu'on les casse une fois pour toute, en supprimant le statut, pour ouvrir le ferroviaire aux conceptions modernes.
Réponse de le 20/02/2018 à 21:50 :
Tu penses faires mieux toi? haha ha attends de voir le privé tu feras moins le malin.
a écrit le 20/02/2018 à 16:02 :
que la SNCF évolue dans son fonctionnement et sa gestion, c'est une évidence. Elle accumule des déficits depuis des lustres et son réseau se détériore à la vitesse grand V, sans parler de la qualité du service qui se dégrade en permanence. Pour autant faut il privatiser la SNCF et introduire la concurrence sur ce type de transport, je n'en suis pas certain. Qu'il faille faire évoluer le modèle économique de cette entreprise, le dialogue social au sein de cette entreprise, le statut pourquoi pas. On a en Europe l'exemple du RU qui a privatisé son transport ferroviaire avec le "succès" que l'on sait. C'est un échec patent. Ne faisons pas la même erreur.
Réponse de le 20/02/2018 à 23:10 :
Au stade actuel de l'agonie du réseau ferroviaire ou plutôt de ce qu'il en reste,
un vrai remède de cheval semble bien plus approprié que des "mesurettes" stériles, coûteuses et sans lendemain !
Réponse de le 20/02/2018 à 23:11 :
Au stade actuel de l'agonie du réseau ferroviaire ou plutôt de ce qu'il en reste,
un vrai remède de cheval semble bien plus approprié que des "mesurettes" stériles, coûteuses et sans lendemain !
a écrit le 20/02/2018 à 15:44 :
Réforme de la SNCF : va-t-on vers une grève générale ? Surement les cheminots en plus d'avoir un poil dans la main lorsqu'ils se décident à travailler c'est pour faire grève 362 jours par an. Vivement que la sncf fasse comme le fret au bord de la faillite et que les futures compagnies ferroviaires du privé prennent le relais pour le plus grand bonheur des usages contribuables même si on privatise la sncf les français n'en veulent plus.
a écrit le 20/02/2018 à 14:30 :
l'ocde et le fmi pointe du doigt régulièrement qu'une minorité bénéficie d'avantage non justifié dont la majorité des français ne bénéficient pas créant une injustice macron a l'air de vouloir mettre fin à cette anomalie sociale inégalitaire à voir ?
Réponse de le 20/02/2018 à 14:57 :
"dont la majorité des français ne bénéficient pas "


Et donc, tu fais tout pour essayé d'en obtenir dans ton secteur activité
Réponse de le 20/02/2018 à 18:13 :
Bien dit "la chose"..👍
a écrit le 20/02/2018 à 13:53 :
Oui, y'aura grève.
Nos jurassiques syndicats, autant responsables de la gabegie (maintenant un trou 46 milliards) que la direction de la SNCF et les différents gouvernements qui ont laisser aller, vont évidement nous faire une grève. Pour rappel, si la SNCF a prise beaucoup de retard dans les investissements sur les infrastructures, c'est aussi par la faute des syndicats. Ils ont une notion étonnante des investissements, qu'ils nous le rappelaient généralement avant chaque Noël, par une bonne grève pour la rallonge sur leur salaires ou la prime. Il parait qu'il faut dire "mouvement sociaux".
Les fonctionnaires de la SNCF sont juste, sur une carrière-retraite globalement bien mieux rémunérés que leurs voisins européens. De mémoire, ses syndicats et les mélenchonistes ne se sont jamais battus pour que la SNCF investissent dans les infrastructures. Le mot investissement n'est rentré dans leurs caboches que très récemment, c'est à la mode. Autant les syndicats sont utiles dans les grosses sociétés privées, dans les sociétés avec participation publique, il organise néant, SNCF, Air France, SNCM, EDF, etc.
Ces 46 milliards, c'est tout de même l'ensemble des français imposables qui vont régler l'addition, notamment ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois et régler leur Navigo et supporter un service de transport déplorable.
Réponse de le 20/02/2018 à 15:36 :
Les fameux 46 milliards sont prévus de longue date, ils sont pour une écrasante part due à la construction des LGV et aux intérêts de la dette (1,5Mds€ par an rien que pour les intérêts).
Réponse de le 20/02/2018 à 17:50 :
Est-ce un scoop?
Toute dette est indissociable des remboursement d'intérêts générés
Ca change quoi au problème des 46 Md que nous allons tous régler.
46 milliards, ca représente beaucoup de créations d'emplois par des investissements dans la R&D ou la modernisations de nos industries.
Ou par une relance du pouvoir d'achat parallèlement à une montée en gamme ! Ou encore dans les formations, l'éducation et l'apprentissage.
Le cout de la gabegie d'Avera parait légère en comparaison de celle de la SNCF !
a écrit le 20/02/2018 à 13:40 :
Oui a une réforme mais non à une grève qui pénaliserait les usagers alors que Macron et sa clique non tributaire du TER ou RER ne sentiraient rien de cette grève! (taxi et vtc à leur dïsponibilite).Combien dans cette boîte gagne comme Florence Parly jadis quand elle était à l’an SNCF? Ok pour réformer le statut pour les nouveaux embauchées mais quid des anciens qui ont un crédit sur le dos? les nouveaux embauchés connaîtraient leurs conditions de travail donc n’en seraient pas obligé de signer un contrat de travail digne de l esclavagisme des temps moderne.
Réponse de le 20/02/2018 à 14:20 :
l esclavagisme a la SNCF ... vous rigolez je suppose !
Quand a l argument du credit a rembourser, c est n importe quoi ! c est avant de faire le credit qu il faut se demander si on peut rembourser, pas apres ! je suppose que les 70 % de la population non fonctionnaire se posent la question avant de faire un credit sur 20 ans (enfin quand je voius certains ex j ai un gros doute... l immobilier ca ne peut que monter et c est un placement pour ma retraite font des ravages dans les cerveaux)
a écrit le 20/02/2018 à 13:38 :
Oui a une réforme mais non à une grève qui pénaliserait les usagers alors que Macron et sa clique non tributaire du TER ou RER ne sentiraient rien de cette grève! (taxi et vtc à leur dïsponibilite).Combien dans cette boîte gagne comme Florence Parly jadis quand elle était à l’an SNCF? Ok pour réformer le statut pour les nouveaux embauchées mais quid des anciens qui ont un crédit sur le dos?
a écrit le 20/02/2018 à 13:15 :
oui ,oui , une bonne grève à la SNCF pour qu' une majorité de français finissent par exiger que plus aucun euro d'argent public ne finance la CGT et aussi tous les autres syndicats .
il faut que ces organisations soient financées par les seules cotisations de leurs adhérents ( chaque salarié disposant d'un" avoir " syndical annuel à affecter au syndicat de son choix ) et que leurs comptes fassent l'objet d'une publication obligatoire et d'un contrôle public .
de même les financements additionnels par des personnes morales (entreprises, associations , fondations ) doivent être interdits .
les entreprises et administrations publiques seraient par contre redevables de financer des heures de délégation de représentation du personnel au prorata des effectifs salariés , avec un seuil maximum de temps par représentant défini par la loi .
Réponse de le 20/02/2018 à 15:02 :
La loi du 20 août 2008 a soumis les organisations syndicales et professionnelles à des obligations d'établissement, d'approbation, de certification et de publication de leurs comptes (art. L.2135-1 à L.2335-6 du Code du travail).La publication des comptes annuels est obligatoire pour les organisations syndicales et professionnelles.
a écrit le 20/02/2018 à 13:10 :
Les cheminots sont à la démocratie ce que le marché noir est à la paysannerie , on a déjà donné ...
a écrit le 20/02/2018 à 12:50 :
CGT, Sud Rail ... leur métier et activité principale est de faire grève et de plomber leur entreprise. Reste que ces statuts d'un autre temps doivent évoluer. Les temps ont changer et les pratiques doivent également changer. Les régimes spéciaux (quelqu'il soit, politiciens inclus), ne sont plus tolérables !
Réponse de le 20/02/2018 à 15:38 :
Leur métier, c'est de conduire des trains, de vendre des billets, d'organiser les circulations. Accessoirement, quand ils se font attaquer ils se regroupent et se défendent. C'est sûr que c'est plus facile de s'attaquer à des moutons...
a écrit le 20/02/2018 à 11:50 :
Le rapport Spinetta cible essentiellement le statut des cheminots. Mais quid des pitoyables choix stratégiques décidés sous la gouvernance Guillaume Pépy ? le tout TGV au détriment des autres lignes, l'obsession de nouvelles inaugurations de lignes "prestigieuses" et le manque d'entretien des lignes TGV existantes. Avec tout cet argent gaspillé comment notre TGV n'est-il pas aussi performant et confortable que le Shinkansen japonais dont les billets ne sont pas plus coûteux ?! Il faut peut-être réformer le statut des cheminots mais il faut aussi dégager l'équipe dirigeante de la SNCF et en premier son président !
Réponse de le 20/02/2018 à 13:47 :
Le rapport Spinetta est assez juste et complet sur le plan du constat (fuite en avant dans le TGV, abandon des lignes secondaires et de la maintenance...). C'est un constat qui est largement partagé, y compris par les syndicats.

Le rapport pèche par ses conclusions et recommandations.

Le statut des cheminots n'est en rien responsable des erreurs graves de gestion commises par des administrateurs nommés et inspirés par le pouvoir politique. Le modifier n'apportera rien et remplacer des professionnels aguerris par des agents temporaires s'est révélé désastreux à l'étranger.

Le transport ferroviaire est trop important pour le développement du pays et la transition énergétique pour que ce soit laissé aux seules mains du privé comme le recommande le rapport (via la création de 2 SA pour la mobilité et le réseau). Le privé à largement foiré le développement de la téléphonie et du câble, il agit en parasite sur le réseau énergétique en ne produisant pas un seul KWH, il rançonne les automobilistes sur les autoroutes, et les parkings. Il loue à l'état des hôpitaux, des ministères, des prisons hors de prix et en ruines à peine construits.

Il y a une question d'unité nationale, de continuité territoriale et de souveraineté. On ne peut pas supprimer 1/4 du réseau rural afin de conforter le seul réseau parisien, même si financièrement c'est plus tentant sur le moment. On le paierait cher du point de vue écologique, économique et politique.

Les recommandations du rapport Spinetta pourraient avoir un sens si le transport ferroviaire n'était pas une mission publique par nécessité, avec ses contraintes non rentables par nature.
Réponse de le 20/02/2018 à 14:23 :
le prive a loupe la telephonie ??

Vous etes sur la ???

Si on aurait que France telecom, on aurait encore le minitel et on pairait internet a la minute en plus de l abonnement. Et le telephone portable serait lui aussi hors de prix ! rappelez vous ce qui a fait baisser les prix : free ! avant c etait cher car les 3 operateurs s etaient mit d accord
Réponse de le 20/02/2018 à 15:04 :
oui, le privé n'a pas contribué à l'extension des réseaux de téléphonie mobile et du câble comme ils l'aurait dû.

Les opérateurs se sont livrés une guerre commerciale pour les zones rentables, en laissant de coté les zones moins peuplées. Résultat, on a encore des zones blanches à moins de 100 km de Paris.

FT a été obligé de se battre contre des concurrents déloyaux qui n'avaient pas les mêmes charges de service public en matière de développement et de maintien du réseau. Ca a bloqué le processus de développement.

Idem pour le câble, il a fallu que le gouvernement se fâche et brandisse la menace de non renouvellement des concessions pour que le déploiement de la fibre reprenne, avec 15 ans de retard sur nos voisins. Et on va le payer, puisqu'il y aura de nouvelles taxes.

On connaitra la même chose avec le train. Dès que le marché sera ouvert, des concurrents mieux financés que la SNCF viendront prendre les parts de marchés les plus rentables et laisseront la société publique dans l'incapacité de se développer voire même de se moderniser.

Et ne pensez pas que ce sera moins cher. Il faudra rémunérer les actionnaires privés à hauteur de 15%, les frais de publicité, les couts d'établissement.
Quand on privatise un service public, le privé prend les bénéfices et laisse les dettes au publique. Alors que dans un système nationalisé, on peut espérer équilibrer les charges, ou du moins les rendre égales (liberté-egalité-fraternité...).
Réponse de le 20/02/2018 à 15:41 :
Avec Bouygues à Chamarande (région parisienne) ou Lardy (région parisienne également) aucun réseau téléphonique. Je vous donne raison sur toute la ligne.
Et en définitive tout ça pour que l'on se trouve sans arrêt dans la presse économique avec des rumeurs de rachat d'un opérateur télécom par l'autre, 4 étant trop... C'était bien la peine de casser le monopole
a écrit le 20/02/2018 à 11:25 :
grève totale .. une évidence . une politique de démolisseur que désapprouve la population .. tous les secteurs sont en ébulation ..(agriculture .. ext..) un régime de cette forme de dictature ne passe pas
a écrit le 20/02/2018 à 10:49 :
LA SNCF DOIT ÊTRE REFORMER EN URGENCE ET EN PROFONDEUR !!! AINSI QUE LE STATUT DES CHEMINOTS COMME LES 6 MILLIONS DE FONCTIONNAIRES ET LEUR RETRAITE SPÉCIFIQUE. IL EST TEMPS DE TAPER DANS LE DUR !!!
Réponse de le 20/02/2018 à 11:19 :
Vous vous plaignez de la mauvaise qualité des services publics et en même temps vous passez votre temps à vous prendre aux fonctionnaires... avec 3 actions vous pensez que le néo-libéralisme est pour vous alors qu'il ne s'adresse qu'aux riches et aux très riches. Avec ce que nous payons comme impôts nous sommes en droit d'exiger d'avoir des services publics de qualité comme dans les pays nordiques dont le taux d'imposition n'est pas beaucoup supérieur. Prenez en vous plutôt à tous ces parasites qui s'engoinfrent et accumulent des fortunes colossales sur le dos du plus grand nombre et sans avoir aucun rôle utile. Ce serait de la part de gens comme vous plus réfléchi et plus courageux !
Réponse de le 20/02/2018 à 11:39 :
Jaloux ! Dans votre rage vous avez également réformé l'orthographe... mais l'erreur est humaine...:)
Réponse de le 20/02/2018 à 14:35 :
a reformer à raison de dénoncer ce corporatisme et pour l’orthographe si les enseignants des écoles publiques faisaient leur travail correctement au lieu d'être champion de l'absentéisme, grève ou partir en formation pendant les cours au lieu de le faire pendant leur 3 mois de congés heureusement macron et son gouvernement ont l'air de bien vouloir remettre de l'ordre dans la fonction publique
Réponse de le 20/02/2018 à 14:57 :
Rappel moi ton métier pour voir si toi aussi ,tu n'es pas avantagé par rapport à d'autre secteur d'activité.
a écrit le 20/02/2018 à 10:45 :
A partir du moment où toute la fonction publique est menacée et en position de se mettre en grêve, et que la société civile n'est pas hostile puisqu'elle considère que la plupart des revendications sont fondées (personnel hospitalier, pénitentiaire, police, justice, enseignement...), on peut aussi s'attendre à une mobilisation du privé très malmené par les réformes du travail et aussi de la société civile.

A savoir les retraités, les parents d'enfants scolarisés, les chômeurs, les futur chômeurs, les automobilistes, les motards, les classes moyennes, les associations... bref toutes les composantes de la société qui ont été malmenées par Macron et elles sont nombreuses qui se sont senties méprisées.
Réponse de le 20/02/2018 à 11:16 :
L'union de tous ceux qui n'ont pas envie de faire des efforts pour la société,qui n'ont pas envie de travailler car trop gatés.
L'état doit réformer la fonction publique en profondeur,mais pour cela il faut des moyens:je propose une hausse de 2% de la CSG pendant trois ans,ce qui financera largement les réformes structurelles
Réponse de le 20/02/2018 à 11:26 :
le mouvement aura le soutien plus ou moins ouvert des responsables des collectivités territoriales qui sont méchamment impactées par les conséquences de la politique neolibérale et anti-fonctionnaire de Macron.

L'Etat leur retire de plus en plus de ressources financières et de moyens en personnel tout en lui assignant de plus en plus de responsabilité (ex: gestion des PACS, accueil des migrants et bientôt gestion des "services civiques obligatoire").

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