SNCF : quatre propositions "décoiffantes" du rapport Spinetta

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Les 43 propositions du rapport de l'ancien Pdg d'Air France feront ainsi l'objet d'un examen approfondi par le gouvernement et d'un dialogue avec l'ensemble des acteurs concernés, a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe.
Les 43 propositions du rapport de l'ancien Pdg d'Air France feront ainsi "l'objet d'un examen approfondi par le gouvernement et d'un dialogue avec l'ensemble des acteurs concernés", a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe. (Crédits : Charles Platiau)
Les préconisations du rapport de 127 pages sur la SNCF remis ce jeudi matin à Edouard Philippe par Jean-Cyril Spinetta, ancien Pdg d'Air France, doivent alimenter une loi d'orientation sur les mobilités, annoncée pour avril.

Edouard Philippe a annoncé ce jeudi matin avoir reçu officiellement, et comme prévu, le rapport commandité à Jean-Cyril Spinetta sur l'état et le devenir de la SNCF. Il a également déclaré qu'il consultera la semaine prochaine tous les acteurs concernés par la réforme de la SNCF.

Les 43 propositions du rapport de l'ancien Pdg d'Air France feront ainsi "l'objet d'un examen approfondi par le gouvernement et d'un dialogue avec l'ensemble des acteurs concernés", a-t-il déclaré.

Ce rapport de 127 pages (voir en pied d'article) débute par une distribution de bons points :

"Par de nombreux aspects, le système ferroviaire français est une réussite qui place la France dans une situation enviable : un vaste réseau, une grande vitesse très développée, des services de « mass transit » denses et performants, un transport régional dynamique, une desserte fine du territoire", lit-on en introduction dans le communiqué.

Mais, on s'y attendait, on passe vite ensuite à la partie antithèse de l'argumentaire :

"Pourtant, à la veille de l'ouverture à la concurrence du marché domestique du transport de voyageurs, les performances du système ferroviaire français apparaissent insuffisantes : la qualité de service est dégradée et plusieurs accidents majeurs ont terni l'image de la SNCF en matière de sécurité."

Le système coûte plus de 10,5 milliards aux finances publiques

La question de l'efficience du système est passée au crible de la situation financière de l'entreprise, et là, le tableau est sans concession : le rapport indique que "le système ferroviaire français représentait en 2016 un coût brut pour les finances publiques, toutes administrations confondues, de 10,5 milliards d'euros, auxquels il faut ajouter 3,2 milliards d'euros de subvention d'équilibre au régime de retraite SNCF. En dépit de ce haut niveau de concours publics, le système demeure déficitaire, de l'ordre de 3 milliards d'euros chaque année, qui doivent être considérés comme des concours publics implicites."

Parmi ces 43 propositions développées au fil des 127 pages de ce rapport, en voici quatre, emblématiques de ce rapport dont la portée était ainsi résumée la semaine dernière par Elisabeth Borne, la ministre des Transports : « Ça va décoiffer! »

1 - La SNCF transformée en SA (en finir avec l'endettement permanent)

Constituée, depuis la réforme ferroviaire de 2014, de trois établissements publics industriels et commerciaux (EPIC), la compagnie de chemins de fer pourrait se transformer en société anonyme (SA). Ce statut n'implique pas nécessairement la privatisation (La Poste, par exemple, est une SA détenue à 100% par l'État), mais, et cela rejoint bien la crainte des syndicats, il ouvre la possibilité à une ouverture du capital.

Lire aussi : Au Royaume-Uni, la privatisation des chemins de fer déraille

Dans le détail, l'idée est de transformer ses deux principales composantes, SNCF Mobilités et SNCF Réseau, en sociétés anonymes à capitaux publics, la meilleure façon selon M. Spinetta, d'en finir avec la tentation de l'endettement permanent.

Le statut actuel d'établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) assure en effet une garantie illimitée de l'Etat, ce qui serait incompatible avec l'ouverture à la concurrence pour Mobilités et interdirait à Réseau de reconstituer une dette "non soutenable".

2 - La reprise de la dette par l'Etat

Ce jeudi matin, sur SUD Radio, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux  expliquait encore :

"Chaque année la dette de la SNCF s'accroît de 3 milliards d'euros. Fin 2018, c'est 50 milliards de dette, c'est 750 euros par Français, le modèle n'est plus tenable. Donc il faut trouver un nouveau modèle économique, il faut trouver un système ferroviaire qui réponde aux questions de mobilité du quotidien des Français."

De fait, c'est surtout de la dette de SNCF Réseau dont on parle. Cette Epic gère la rénovation et l'entretien du réseau ferroviaire... et croule sous une dette de 45 milliards d'euros (62 milliards prévus en 2026...). Une dette qui augmente de 3 milliards chaque année (sans oublier les intérêts, de 1,5 milliard). Pour garantir un équilibre financier pérenne, il faudra mener un effort constant de réduction des coûts de la part de tous les opérateurs. Mais cela soulève  la question de la reprise de la dette (réclamée depuis des années par les syndicats) due à l'insuffisance des financements publics depuis 1997.

"Seule une reprise au moins partielle de la dette semble pouvoir assurer à terme l'équilibre du gestionnaire d'infrastructures."

3 - Suppression des petites lignes "pas rentables"

Le réseau ferroviaire français est sous-utilisé comparé à ses voisins européens: 46 trains par ligne et par jour (TLJ) en France, contre 140 TLJ aux Pays-Bas, 125 TLJ en Suisse, 96 en Grande-Bretagne et 85 en Allemagne.

Une situation avec de fortes disparités, puisque le réseau d'Ile-de-France supporte 160 TLJ, alors, que les petites lignes, celles dites de "desserte fine du territoire" supportent seulement 13 trains par ligne et par jour. Si l'on regarde sous l'angle du trafic voyageurs, le tableau est encore plus contrasté : 90% des voyageurs-km se concentrent sur un tiers du réseau ; à l'opposé, près de 45% du réseau représentent moins de 2% des voyageurs-km.

Le paradoxe : d'un côté le gestionnaire manque de moyens (et doit s'endetter lourdement) pour développer la performance du réseau qui supporte 90% du trafic, de l'autre, l'Etat et les régions dépensent près de 2 milliards pour des lignes qui couvrent seulement 2% des trafics.

De fait, le rapport propose de recentrer le réseau ferré sur "son domaine de pertinence", à savoir, les agglomérations et le TGV (sachant qu'ici aussi une partie des dessertes ne sont pas rentables).

Mais la question n'est pas tranchée de manière caricaturale en se focalisant uniquement sur la rentabilité, il souligne au contraire que "la pertinence économique des petites lignes ne peut être évaluée globalement", et que, en l'occurrence, "la question du dimensionnement du réseau ferré français, éludée depuis 1982 doit donc être posée". Ce qui est en ligne avec la concertation promise par le Premier ministre ce matin ainsi que la recommandation finale de M. Spinetta sur ce point :

"L'élaboration de la méthode d'évaluation sera confiée à France Stratégie, et les évaluations feront l'objet d'une contre-expertise du Commissariat Général à l'Investissement."

4 - Coup d'arrêt au déploiement du TGV, et impératif de cohérence

Les chiffres semblent éloquents : les TGV transportent près de 110 millions de voyageurs par an pour les seules liaisons domestiques, et près de 30 millions de voyageurs à l'international, pour un chiffre d'affaires total de 6,6 milliards d'euros. Pourtant, du fait des injonctions contradictoires de l'Etat (qui régule les tarifs, crée de nouvelles charges et pèse sur les achats de matériel roulant... et de ses exigences élevées en termes de rentabilité), SNCF Mobilités considère l'activité TGV comme non rentable. Et, pour faire face au problèmes des trop nombreuses dessertes non rentables, préconise une "complémentarité accrue entre TGV et TER".

Le rapport Spinetta propose de recentrer le TGV sur les lignes où le basculement total en faveur du ferroviaire est assuré, la zone de "pertinence économique" du TGV étant donc limitée aux destinations de moins de 3 heures permettant de relier des agglomération de plus d'un million d'habitants.

De fait, la question est posée : faut-il recentrer l'exploitation des rames TGV sur les lignes à grande vitesse ? Si c'était le cas, le chiffre d'affaires baisserait d'environ 15%, mais  la marge opérationnelle augmenterait de plus de 20%, tandis que l'exploitation pourrait être réalisée avec un parc de rames réduit d'un tiers.

Reste de nombreuses inconnues à ce scénario, notamment en termes de la faisabilité opérationnelle, sur les conditions de la reprise des dessertes abandonnées par les Régions.

La recommandation finale de M. Spinetta sur ce chapitre :

"Réformer la tarification de l'infrastructure ferroviaire pour l'activité TGV afin de favoriser le développement des trafics. Sur la base d'un objectif de couverture du coût complet imputable au TGV, la tarification pourrait être, au-delà du coût marginal d'usage des infrastructures, proportionnelle au chiffre d'affaires, et modulée selon les segments de marchés."

 (avec AFP et Reuters)

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a écrit le 02/07/2018 à 2:01 :
La suppression de lignes contribuera à la désertification et aggravera la condition des zones sinistrées.
Cette politique qui se veut si froidement efficace et conquérante est un retour au moyen-âge. Sur le plan écologique un car ça pollue davantage non ?
C'est bien la preuve qu'avenir et progrès ne coincident pas forcément.
a écrit le 26/02/2018 à 19:57 :
Médiocrité totale dans ce pays avec un fort égoïsme
a écrit le 26/02/2018 à 16:56 :
D'accord avec Wemopachi
La France des actifs se divise en deux façons de penser :
- les esprits dépendants à l'effort des "Autres" (suivez mon regard...);
- les esprits responsables et contributifs à l'effort (citoyennement) partagé.
Lorsque l'on considère égoïstement que son statut est plus important que l'avenir des enfants de la France, ou que celui des contributeurs réels du moment qui souffrent (la dette systématiquement cumulée d'une part, et la pression fiscale + la précarité d'autre part), on se place du côté des "irresponsables patentés"; et ce ne sont pas leurs pleurs ni leurs cris qui changeront la réalité de leur comportement (plus ou moins consciemment) toxique.
L'imposition dogmatique à toute une France qui souffre de cette inefficacité, s'avère inacceptable, lorsque de plus cette "catégorie" écarte de sa conscience qu'elle est dans les faits, portée par la productivité, l'efficacité, la responsabilité, la contribution multiple des Autres (surtout le secteur privé concurrentiel, créateur de véritable richesse, ... et d'avenir).
a écrit le 26/02/2018 à 12:42 :
Les petites lignes sont généralement en motrice diesel, pas d'électrification (trop tard(dispendieux) pour le faire au XXIème siècle vu le trafic habituel), il faudrait comparer, s'il y a des cars (modernes, Euro6), combien ça fait de rejets par passager (CO2, particules, NOx, etc). Quitte à répartir les passages aux besoins (à déterminer), ne pas avoir un seul car le matin pour aller en ville et un le soir pour revenir, c'est plus "facile" d'avoir plusieurs cars par jour que plusieurs trains (vides ?). Mais payé par qui (SNCF ? :-) ) ?
Un dessin humoristique du Canard montrait un train avec 3 passagers, pas rentable, puis un car avec les 3 passagers, pas rentable puis trois voitures. Une idée surgit "Et si on covoiturait ?".
a écrit le 26/02/2018 à 12:27 :
Ca me fait rire. Le probleme y a pas de probleme.
Il faut juste prendre l argent au people.
Qu il peut croire qu on fait les choces pour le bien des autre ?.
Il faut un max de pauvres pour donne au riche autrement a quoi bon.
Par contre ca casse un jour .
La dette de la sncf est voulu et c est pas enleve 50 euros par mois au cheminot que ca va change la donne.
On va prendre au pire des interim qui couteront 70 % plus cher
a écrit le 20/02/2018 à 20:36 :
Merci Spineta, bon projet qui pourra couvrir probablement la dette. J'ai confiance en ce personnage avec pour preuve Air France. Par contre pas d'accord sur la suppression des petites lignes.
a écrit le 19/02/2018 à 20:39 :
Suppression des petites lignes "pas rentables"
Pas d'accord !
Déjà que le France "profonde" se plaint d'être abandonnée........
Le bon choix serait de décentraliser, de revigorer les villes desservies par ces lignes.
Est-ce que nos élites n'entendent pas la grogne qui monte ?
Il serait peut-être salutaire de passer enfin des promesses aux actes.
La Cour parisienne est-elle prête à écouter ses régions qu'elle a abandonné depuis trop longtemps ? Avec une politique ferme mais innovatrice et libératrice du potentiel et des atouts de ces populations négligées.
El je met dans le paquet la Corse, la Nouvelle Calédonie et plus généralement tous les territoires d'Outre-mer.
Réponse de le 22/02/2018 à 18:53 :
Décentraliser quoi? Dans tous les cas, toute décentralisation de Paris ira dans les grandes villes des régions. Fibrer ou relier par train les petites/moyennes villes coûte bien plus aux français que ça ne leur rapporte. C'est un choix sociétal à faire mais les "atouts" de ces populations négligées ne seront jamais suffisantes pour des grandes dépenses de confort.
Réponse de le 26/02/2018 à 19:15 :
Oui j'aurais du effacer "décentraliser". Revigorer, c'est à dire injecter de l'argent pour créer des services et emplois, inverser la vapeur !
Je précise tout de même que tout ce qui est gagné pour une région a des répercussions, même infimes, pour les petites lignes. Mais pas utile de décentraliser à marche forcée ! Le fait de simplement revaloriser les retraites des agriculteurs fera grimper l'économie des régions, imperceptiblement sur le long terme. Des possibilités dans l'industrie du bois, de l'aquaculture, du tourisme, mais seul l'état a et aura le moyen de booster ces secteurs et c'est principalement un problème de volonté. Tous les investissement qui iront vers les régions abandonnées, mais non dénouées d'atout, manqueront à l'Ile de France et aux les grandes villes.
Sauf que maintenant la reprise française est bien engagée, et à la lecture des résultats de entreprises, la France va faire un gros bons pour les bénéfices/2017, donc l'état va aussi récupéré bien plus de cash par l'impôt. Il a donc les moyens !
a écrit le 17/02/2018 à 8:24 :
ces "mesures" vont toujours dans le mème sens au final : réduction des services , des salaires, des effectifs et augmentation des tarifs et de la "rentabilité " !
Pas besoin d'etre expert pour pondre ça .........
a écrit le 17/02/2018 à 7:45 :
Les "clients" de cette compagnie vont etre les dindons de la farce. Ils vont se retrouver avec des services prives et devront eponger en plus les deficits accumules soit 50 milliards.Tous y compris les ceussent qui ne prennent jamais le train. Double peine.
Merci micron.
a écrit le 17/02/2018 à 6:47 :
Comment faisait la France du passé quand les cheminots avoisinés les 400.000 .
Elle devait être mieux géré que maintenant , qu en pense nos amis économistes auto proclamés .
Il parait en plus qu en ce temps là les trains arrivaient à l heure !
Réponse de le 17/02/2018 à 8:26 :
.... oui mais ça c'était AVANT !
IL n'y avait pas encore cette mouvance de profiteurs et d'assistés sociaux qui pullulent a l'heure actuelle !
a écrit le 16/02/2018 à 23:36 :
vision purement comptable qui conduit à un échec encore plus grand il faut au contraire affirmer la perrénité du transport ferroviaire plus fiable plus rapide et irremplaçable en terme de bilan énergétique;
Fait-on payer les infrastructures routières aux automobilistes? alors il faut une même prise en charge mutualisée des infrastructures ferroviaires.
Quant à réduire les liaisons TGV ??? retour 30 ans en arrière...quelle pitié, il faut dire que bientôt Alstom ne sera plus on nous fera rouler allemand...!!!
a écrit le 16/02/2018 à 21:35 :
il y a plusieurs mauvais calcul
l on ne calcule pas le coût environnemental
on ne calcule pas le cout accident, moins de train = plus de voiture = plus d accident
si l on veut que le train soit rentable, même si le train n a pas vocation à être rentable, mais à rendre service, augmentons l offre, et diminuons aussi l offre voiture, c est ridicule par exemple de faire un lyon grenoble en voiture ou un st etienne lyon, alors que si il y avait, mettons un train toutes les 20 ou 30 minutes et que l on diminue la capacité d absorption des routes en parallèles, la société y gagnerait, dans le train on peut se reposer, ou travailler, se sociabiliser.
Pour le fret, soyons radical, interdiction totale de traversée de la France, je vais de Bruxelles à Barcelone, mon camion DOIT monter sur le train, basta.
La privatisation et les propos d agnes Verdier Molinié, honteux, ok, ouvrons à la concurrence mais avec un cahier des charges simple, le salaire et les conditions de travail des conducteurs doivent être les mêmes partout, si non, cela revient à dire que privatiser c'est engraisser des actionnaires, en dégradant les conditions de vie des salariés? non ? (je ne suis pas cheminot mais cadre dans une tpme), pour ce qui est vital pour le pays, transport, énergie, santé, sécurité,logement, l état doit rester le maître et l'actionnaire unique, si il y a des candidats au rachat du patrimoine de l'état c est que c est rentable, alors si c est rentable, cela doit rester à l état afin que au lieu de distribuer des dividendes a ceux qui ont les moyens d investir, on redistribue à la nation les bénéfices.
a écrit le 16/02/2018 à 20:55 :
Je suis militaire et donc pas franchement proche des cgtistes et même très éloigné de la mentalité de certains qui travaillent à la SNCF. Pour autant, un statut ce sont des sujétions (contraintes dans le cas de certains cheminots d'éloignement, découchés, horaires de nuit et rythmes asynchrones, week end perdus et vacances en familles aléatoires et cela une vie durant, responsabilités juridiques et pénales de nos vies de passagers) face à des compensations (Que certains nomment injustement avantages avantages). Ces sujétions ont un coût exorbitant pour la vie sociale des individus et leurs familles qui choisissent de servir et que ne viennent même pas à mon sens compenser les soit disant avantages.
Un employé qui travaille toujours avec le même rythme, a tous ses WE, jours fériés et vacances sans aucune contrainte ne peut jalouser ces cheminots ou alors qu'il ose faire carrière et servir comme eux.
A trop vouloir éroder les statuts, par égalitairisme malsain finalement plus proche du communisme que du libéralisme, on va faire des travailleurs des compétiteurs pour un job cool sans contrainte et rémunéré comme tous les job y compris ceux qui demandent des sacrifices. Et qu'on se rassure, à ce jeu là on va tous y perdre. Je me refuse de penser que ceux qui sont là pour nous la nuit, les WE, les jours fériés, à Noël ou le jour de l'anniversaire de leurs enfants pendant tout une vie aient le même statut que ceux qui ont choisi de ne pas avoir ces contraintes
Réponse de le 26/02/2018 à 12:51 :
pour ça que le système de "pénibilité" aurait pu gérer ce genre de cas, en déterminant une réduction de trimestres à travailler pour la retraite (quitte à ce que ça retombe sur l'age habituel pour une vie entière à conduire des trains). Être dispo plusieurs jours de suite en voyageant loin de chez soi, les gens n'y pensent pas, c'est pas des horaires de bureau. Y a plus de charbon à manier, la chaleur de la locomotive à vapeur mais conduire un TGV ça doit être stressant... Parait que nombreux sont rebutés, pour candidater, y a 1000 pages de règles à apprendre par cœur, pour commencer. :-)
a écrit le 16/02/2018 à 20:49 :
De toutes façons, par construction, la SNCF ne peut être que déficitaire. Ce mode de transport est tellement couteux que le prix du billet est financé à 70 % par le contribuable. Quand vous roulez en voiture, l'Etat n'intervient que pour l'entretien des routes. La voiture, l'essence, l'assurance, les réparations, c'est vous qui payez ! Quand vous roulez en train, l'Etat finance, le rail, la voiture, le chauffeur, l'énergie, les réparations... Et puis, la vérité des chiffres est implacable : le train c'est chaque année 100 milliards de kms-voyageurs, la voiture c'est 800 milliards de kms-voyageurs... 8 fois plus ! Le train ne joue manifestement pas dans la même cour, et ne bénéficie pas des mêmes économies d'échelles.
Réponse de le 16/02/2018 à 21:24 :
Ah bon plus chers que la voiture le train? Avez vous des chiffre.Alors oui c est clair que prendre son billet à la dernière minute coûte très cher et en avion? La voiture avec toutes les charges annexes c'est beaucoup plus cher...A la Sncf il y a plusieurs carte de réduc avec du moins 70% ou alors je m y prends 1mois en avance...voila avant de critiquer ben argumentez svp merci.
a écrit le 16/02/2018 à 16:49 :
Un point qui peut aussi expliquer les difficultés permanentes de la SNCF, c'est le transport marchandises et ferroutage qui n'a jamais fonctionné, et cela date depuis des décennies.
Pourquoi avec un outil adapté et le personnel compétent c'est le fiscao, alors que ce devrait être son activité dominante depuis des dizaines d'années.
Qu'on l'explique surtout quand on veut construire un Lyon Turin pour cela alors que cela n'a jamais fonctionné, dans ce cas cela devrait fonctionner?
Réponse de le 18/02/2018 à 11:01 :
"Qu'on l'explique surtout quand on veut construire un Lyon Turin pour cela alors que cela n'a jamais fonctionné, dans ce cas cela devrait fonctionner? "
100% en accord avec ça, transposons sur un projet local, Haut-Alpin, le tunnel sous le Mont Genèvre. Pour connaître certains acteurs de ce projet, parmi les causes: conformisme idéologique, ça ne refléchit pas, ça répète, et puis il doit y avoir des "à cotés" interessants...
C'est pour ce ferroutage qu'ils n'ont jamais été foutus de faire marcher qu'ils veulent faire monter des voies à hautes vitesse dans les vallées hautes alpines: pourrir la vie des gens(bruit), endetter le contribuable. Les mêmes qui n'ont jamais été capable de sortir les Hautes Alpes du "tout tourisme" sacrifieront le potentiel touristique sans sourciller(train: vue, bruit). ce qui sauvera peut être les gens de ça c'est le coût du projet!
Réponse de le 26/02/2018 à 12:59 :
On imagine que le TGV a été la priorité absolue, la 'vitrine' du train. Pour les trains de marchandises parait que la SNCF ne sait pas dire où sont les wagons, c'est un peu "accessoire", pas de traçabilité...
Le tunnel suisse (Gothard) a fini d'être creusé mais un en Italie n'a pas été commencé, celui en Allemagne serait en cours mais en retard, pour faire Anvers / Gènes sur le train, c'est pas avant 2030 et encore si tout va 'vite'. Un conducteur au volant, c'est un chômeur en moins, ça joue aussi.
En Maurienne, en allant vers Modane, j'ai vu un train avec trois camions (tracteur et remorque séparés) dessus, c'est tout. C'est mieux que rien.... Il faudrait regarder toute la journée si c'était le pire ou le "mieux"...
A Rouen des gens voulaient faire voyager leur production sur train, il leur fallait tout gérer eux même, à la SNCF personne n'a le métier qu'il faut, ils gèrent les lignes, le transport, pas le chargement. Ça allait donc sur camion.
a écrit le 16/02/2018 à 14:36 :
Lorsque que l'on vois les probleme economique dè cette entreprise, il me semble important de revoir certain acquis historique, voyage gratuit pour les cheminots et leur famille ( dè même pour les parlementaires et membres du gouvernement) , l'âge de départ à la retraite des personnels ( chemineau et autres) , aussi une diminution importants des salaires pour les dirigeants....
Réponse de le 16/02/2018 à 15:20 :
Sur les six premiers mois de 2017, avant de devenir ministre des Armées, Florence Parly a touché 80% de sa rémunération annuelle prévue auprès de son employeur, la SNCF. Ses émoluments la placent au premier rang des ministres les mieux rémunérés.La dette de la SNCF s'élève aujourd'hui à 42 milliards d'euros... et pourrait atteindre les 63 milliards en 2026. Cela n'empêche pas l'entreprise ferroviaire de payer grassement ses cadres dirigeants. Sur les six premiers mois de 2017, la discrète ministre des Armées, Florence Parly, a en effet reçu pas moins de 52.569 euros net mensuels, soit 315.418 euros, de la part de l'entreprise publique, dont elle était directrice générale chargée de SNCF Voyageurs, la branche dédiée aux trajets de longue distance. L'équivalent de 35 Smic. C'est ce qu'il ressort de la déclaration d'intérêts de la ministre, transmise en plein creux du mois d'août.Son poste dans l’entreprise publique lui avait déjà rapporté des sommes rondelettes en 2016 : 365.961 euros, soit 30.496 euros net mensuels. Grâce à de sympathiques revenus complémentaires, obtenus via une présence aux conseils d'administration de plusieurs sociétés, comme Ingenico, Altran, Zodiac Aerospace ou BPI France - pour un total de 139.119 euros en 2016 -, plus quelques milliers d'euros de dividendes perçus de ces sociétés, Florence Parly apparaît comme la ministre la mieux rémunérée du gouvernement en 2016 et en 2017.
Réponse de le 19/02/2018 à 14:33 :
de mémoire la SNCF a du racheter X rames Alstom pour éviter de licencier chez Alstom.
Vous en connaissez bcp des entreprises qui achètent du matériel pour une autre raison que son programme de développement ?
Ensuite il est dit : "cette entreprise est déficitaire,...."

Et elle aura sauvé combien d'emploi à son détriement ?
a écrit le 16/02/2018 à 13:33 :
S'il faut réformer le statut cheminot, notamment en ce qui concerne les départs à la retraite, (prochainement à 52 et 57 ans) qui pourraient être reculé de une ou deux années, il y a plus choquant et coûteux que celui-ci. Pourquoi l'Alsace et la Lorraine bénéficient-elles toujours d'un statut privilégié très pénalisant pour la nation ?! Ce n'est plus maintenant que ces deux départements demanderont leur rattachement à l'Allemagne...
Réponse de le 16/02/2018 à 16:33 :
A vous lire, on en aurait presque envie, et c'est 3 departements, pas 2 revoyez vos dossiers.
On parle ici des privileges des cheminots : 3.2 milliards que coute leur retraite au contribuable en plus de leurs cotisations, c'est un chantage au blocage du pays, un scandale. Et encore a pas parle des primes charbon et autres privileges du type voyage gratuits a vie.
Réponse de le 16/02/2018 à 21:16 :
Si pour vous le statut privilégié c'est le régime local,sachez qu'il ne coûte rien à la France de l'"intérieur"il est auto financé par les trois départements concordataires, ou vous parlez d'autre chose mais de quoi alors ?
Réponse de le 17/02/2018 à 10:28 :
Ce n'est pas deux mais trois départements. Et la Sécurité Sociale, plus généreuse, y est en équilibre, pas comme en France de l'intérieur. Enfin, même totalement erroné, ce commentaire est à mille lieues du déficit de la SNCF. Le seul truc spécial vis à vis de la SNCF, c'est que les trains y roulent à droite, et non à gauche comme ailleurs. Je vous laisse deviner où et comment les trains changent de sens sans s'arrêter et sans se rentrer dedans..
Réponse de le 26/02/2018 à 13:03 :
j'ai entendu dire que ça avait déjà évolué et qu'il y avait un certain nombre de trimestres indispensables pour partir. C'est donc peut-être plus aussi "simple" qu'affiché. Dans les bureaux j'imagine qu'ils ne partent pas à 57 ans (comme les lignards EDF et les gens de l'administration, pas la même pénibilité).
On se base souvent sur des légendes urbaines qui ne sont plus valables.
a écrit le 16/02/2018 à 13:23 :
Merveilleux exemple de l'utilisation des technologies de l'information en France, qui implique toujours un intermédiaire sans grande valeur ajoutée et zéro réduction des coûts de transaction, le temps d'inscription à scribe.com en l'occurence.

Le rapport est tout simplement disponible ici:
http://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/2018.02.15_Rapport-Avenir-du-transport-ferroviaire.pdf

Trés bon article de fond sinon.
a écrit le 16/02/2018 à 13:10 :
Un des derniers symboles du "vivre ensemble" à la française va bientôt disparaître, et avec lui le côté affectif qui l'accompagne, de même que l'illusion d'une France apaisée et fière de ses services publics, imparfaits soient-ils. A contrario, ces bons français qui rêvent, même au prix d'une déshumanisation galopante, d'une France devenant le 51ème État américain, ne vont pas être déçus. Aujourd'hui les transports collectifs, demain la santé...
a écrit le 16/02/2018 à 10:40 :
Le parcours du rédacteur est une suite de synonymes de catastrophes industrielles et de faillites de gouvernance: AREVA, Alcatel, Air France, Alitalia, la Poste.

En quoi son passé de haut fonctionnaire qui a visiblement tout raté, le prédispose t"il à devenir l'inspirateur de la politique en matière de SNCF alors qu'il n'a jamais foutu les pieds dans un train? Mystère du macronisme...

J'aimerai franchement que le gouvernement nous expose en quoi fermer des lignes, réduire le service sur d'autres et laisser totalement tomber le fret va permettre de réduire la quantité de véhicules sur nos routes donc limiter la consommation de carburants fossiles et le nombre d'accidents.
Sans compter l'aspect écologique.

Les préconisations du rapport sont totalement contradictoires avec les buts affichés. Donc soit ce rapport est nul et non avenu (combien nous a t'il couté?), soit on nous ment en parlant d'écologie, de développement rural, d'égalité de traitement des citoyens.
Réponse de le 16/02/2018 à 20:45 :
"soit on nous ment en parlant d'écologie, de développement rural, d'égalité de traitement des citoyens."
Je crois que c'est tout à fait ça, en effet ! Le souci du gouvernement n'est pas de celui de réduire la place de la voiture (qui elle est bénéficiaire !) ou de favoriser l'écologie, mais bien de se dépétrer financièrement d'un dossier hyper-couteux. D'où l'idée principale, essentielle de passer la société en SA, afin que l'Etat ne soit plus obligé d'investir chaque année dans le tonneau des Danaïdes !
a écrit le 16/02/2018 à 9:53 :
Le statut des cheminots n'explique pas seul les difficultés de la SNCF. Elles proviennent surtout de la mauvaise gouvernance de Guillaume Pépy et des ses choix : privilégier les ouvertures de lignes TGV en délaissant le reste, et ne pas offrir une qualité pour les TGV équivalente à celle des Shinkansen japonais, abandonner l'entretien des lignes "classiques" et de leur réseau.Un désastre !
Réponse de le 18/02/2018 à 12:58 :
Hey doucement la bête !..
Les japonais sont hyper rigoureux et respectent les lieux publics et privés -eux!- donc des tgv bas de gamme pour une France ultra low cost et une population low profile c'est plutôt pas mal ciblé ça...
Quant aux cheminots, 52 voire 57 ans pour la retraite; c'est une blague ! les mecs ont un rythme de syndicaliste (2 de tension) et devraient partir a la retraite avant tout le monde ?!? je propose qu'on leur baisse la retraite de 50% pendant les 10 ans qui manquent, soit de 52 a 62 ans et voyons alors combien veulent encore partir le plus tôt possible, et sinon ça financera les travaux d'entretien des lignes !
a écrit le 16/02/2018 à 9:11 :
On relève de lourdes erreurs dans le rapport Spinoza, comme celle de prendre en exemple un ferroviaire britannique de performances médiocres et excessivement cher. Ou de taire que l'aérien intra-européen est subventionné à coup de milliards de détaxes. Ou de plaider pour une concentration sur les seules lignes à grande vitesse alors que le coup de génie du TGV par rapport à l'aérotrain ou même au Shinkansen japonais est que ses rames peuvent continuer au bout des LGV pour "diffuser" sur le reste du réseau, et toucher Grenoble, Modane ou Montréjeau.
Mais le rapport Spinetta a raison de soulgner que la SNCF n'est qu'un opérateur ferroviaire comme un autre, qui ne fait qu'opérer contre remboursement de ses coûts les dessertes que lui confient les régions ou l'Etat au titre de leurs missions de service public. L'ennui c'est qu'elle produit ces prestations très cher, empêtrée qu'elle est dans des statuts hérités des années trente et quarante qui la condamnent à la sous-productivité, et dans une sous-capitalisation chronique. Alors que l'on compte par dizaines en Europe les opérateurs privés - au nombre desquels des filiales de la même SNCF - qui assurent pour bien moins cher les services ferroviaires de qualité, fiables et sûrs, que les régions leur ont confiés après appels d'offres: Rien ne justifie donc plus en France le maintien du monopole de l'opérateur étatique sur les trafics voyageurs, ni le maintien en vie à coups de milliards de ce même opérateur étatique s'il s'avére à terme incapable de s'adapter pour
affronter la concurrence. Adaptation qui devrait logiquement passer par l'abandon du statut idiosyncrasique octroyé aux personnels il y a plus de 80 ans.
a écrit le 16/02/2018 à 8:11 :
Et l'avis du client, sous tous les aspects du problème, qui s'en préoccupe ?
a écrit le 15/02/2018 à 21:55 :
Si ce merveilleux projet -initié par un expert du transport aérien avec les résultats que l'on sait-aboutit à un service privatisé type ordures ménagères, on peut s'inquiéter, d'autant qu'au paravant l'Etat, déjà exsangue, aura repris la dette de la SNCF pour créer cette fameuse SA...avec les impôts de tous les français et pas uniquement ceux aux abord d'une ligne TGV. Espérons qu'un tel rapport n'allumera pas un feu type mai 68 dont on nous rabat quotidiennement le 50° anniversaire.
a écrit le 15/02/2018 à 21:02 :
Le changement de "statut des cheminots" est un écran de fumée. Le but final est la disparition de la SNCF, à l'instar de toutes les entreprises publiques effectuant un service public.
Il faut comprendre que ce raisonnement (la concurrence améliore...) est biaisé. D'abord parce que la privatisation supprime, automatiquement, la notion de service public. Ce qui n'est pas rentable n'est pas assuré. Du reste, l'Union Européenne ne parle plus de service public, mais de "service d’intérêt général", c'est dire.
Chaque pays a utilisé cette pseudo contrainte européenne pour gérer cette "ouverture" à sa façon. Apparemment, la France qui a -comme la Grande Bretagne"- laissé se détériorer VOLONTAIREMENT sa compagnie de chemin de fer, veut s'en débarrasser et laisse croire que c'est lié à une obligation de concurrence. En réalité, il n'y plus de compagnies publiques "modernisées" face à des compagnies privées il n'y a plus que des privés qui font des bénéfices en n'assurant un service, non pas "d’intérêt général", mais un service quand il est rentable. Cette rentabilité a plusieurs couts: statut social dégradé pour les employés, augmentation des tarifs, recul de la sécurité et fin du service public dans les zones reculées.
Et comme, à la fin, le marché ne s’est pas développé, il ne reste qu’un monopole privé. Alors le mythe de la concurrence ne résiste pas à la réalité.
Réponse de le 15/02/2018 à 21:17 :
"Alors le mythe de la concurrence ne résiste pas à la réalité."


Il faut y voir LE prétexte, point ..
Réponse de le 15/02/2018 à 21:47 :
Les services publics sont toujours financés par l'État, et qui dit État dit aussi que les impôts et les taxes que l'on vous infligent sont des charges récurrentes pour chaque contribuable (c'est-à-dire vous !) pour que vous ayez un service de transport que vous pouvez vous vanter d'avoir partout où on veut bien vous entendre et vous écouter... mais pas chez moi.

Vous voulez quoi exactement ? Que l'État continue à vous soutenir et vous subventionner ou vous préférez prendre vos propres décisions, et faire vos propres choix de transport collectif ? Vous êtes de ces enfants gâtés qui veulent tout, en chignant et en tapant du pied pour que papa-maman vous viennent en aide... on en a plein le dos de vos ressortissants paresseux et incapables que vous avez par millions chez vous... arrêtez svp de vous plaindre, de geindre comme des mollusques sans vie.... reprenez-vous !!!
Réponse de le 26/02/2018 à 16:50 :
D'accord avec Wemopachi
La France des actifs se divise en deux façons de penser :
- les esprits dépendants à l'effort des "Autres" (suivez mon regard...);
- les esprits responsables et contributifs à l'effort (citoyennement) partagé.
Lorsque l'on considère égoïstement que son statut est plus important que l'avenir des enfants de la France, ou que celui des contributeurs réels du moment qui souffrent (la dette systématiquement cumulée d'une part, et la pression fiscale + la précarité d'autre part), on se place du côté des "irresponsables patentés"; et ce ne sont pas leurs pleurs ni leurs cris qui changeront la réalité de leur comportement (plus ou moins consciemment) toxique.
L'imposition dogmatique à toute une France qui souffre de cette inefficacité, s'avère inacceptable, lorsque de plus cette "catégorie" écarte de sa conscience qu'elle est dans les faits, portée par la productivité, l'efficacité, la responsabilité, la contribution multiple des Autres (surtout le secteur privé concurrentiel, créateur de véritable richesse, ... et d'avenir).
a écrit le 15/02/2018 à 20:23 :
il faut probablement en finir avec le ferroviaire, ruineux en infrastructures à créer et à entretenir. Et le remplacer par le car et l'avion, beaucoup moins chers.
a écrit le 15/02/2018 à 19:00 :
Il faut appliquer la note n°6 du CAE. Cela règlerait le problème de la SNCF, mais aussi d'AIRFRANCE; d'ALSTOM, etc. Une grande partie de notre industrie est déjà partie. Qui arrivera à le comprendre? Il faut réduire le cout du travail à niveau constant, c'est à dire en augmentant quelque chose ailleurs (le prix de l'énergie). Cela devient urgent!
a écrit le 15/02/2018 à 18:56 :
Privatiser pour répondre aux attentes des GOPE, tout remettre au privé après l' avoir ..privée de budget, pour la voir dysfonctionner et en prendre prétexte pour privatiser. Macron est là pour ça, pour anéantir le service public ...

https://www.upr.fr/vos-questions-nos-reponses/le_positionnement_politique_de_l_upr/france-nest-endettee-conserver-modele-de-services-publics

Analyse confirmée par le grand intellectuel us Noam Chomsky dans une démonstration tout aussi implacable...

https://www.youtube.com/watch?v=joWNlOkeFfs
a écrit le 15/02/2018 à 18:53 :
Enfin une personne courageuse. Il a raison. Il faut fermer les lignes non rentables et mettre des bus à place. Même si sa pollue un peu plus, c'est pas grave...au moins ça fera moins de cheminots à payer !!! et puis tant pis pour ces tas de vieux râleurs dans les campagnes...
a écrit le 15/02/2018 à 18:13 :
L’article 106 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) interdit aux États membres de s’opposer à la mise en concurrence de leurs entreprises publiques. Ainsi, quel que soit le gouvernement en fonction, la politique est gravée dans le marbre des traités européens. L’appartenance de la France à l’UE lui impose une course absurde aux privatisations : EDF/GDF, SNCF, La Poste, France Télécom, autoroutes, réseau de distribution d’eau, etc.
Cette politique est pourtant rejetée par une majorité de Français qui, malgré la propagande néolibérale incessante, restent attachés à leurs services publics (71 % d’opinions favorables d’après le sondage BVA de décembre 2013).

Dans le cas des services publics comme dans la plupart des autres domaines stratégiques, c’est donc bien l’UE qui dicte sa politique sans tenir compte de l’avis des populations concernées.

Par ailleurs, le bilan de ces privatisations est accablant. Qu’il s’agisse de l’égalité d’accès, de la qualité du service rendu ou du coût pour l’usager, la privatisation des services publics engendre presque partout et presque toujours une dégradation rapide et visible. On a pu l’observer avec le secteur ferroviaire en Angleterre, la fourniture d’électricité en Californie ou la gestion de l’eau à Paris. Les prix ne cessent de grimper pour un service, dans le meilleur des cas équivalent, mais généralement inférieur. Sans parler du manque à gagner considérable que représentent ces privatisations..
https://www.upr.fr/
Réponse de le 15/02/2018 à 20:25 :
Pas besoin d'UE pour que la SNCF soit durement concurrencée. Par l'avion qui coûte beaucoup moins cher.
Réponse de le 17/02/2018 à 10:41 :
Upr.fr ? Votre dogmatisme vous aveugle. Vous regrettez la mise en concurrence de France Telecom ? Vous avancez une dégradation du service rendu et du coût pour l'usager ? Pour rien au monde un retour en arrière. Le statu quo en matière de SNCF, ce tonneau des danaïdes ? Pas avec mes impôts, ça suffit.
a écrit le 15/02/2018 à 18:05 :
Jean Cyril Spinetta vient de déposer son rapport qui va être évalué par un autre rapport de France stratégie ...dont les conclusions seront à n'en pas douter évaluées par.... un rapport de la cours des comptes peut être quoi que ? dont les conclusions ...etc.....
a écrit le 15/02/2018 à 17:37 :
Que du bon sens. Pour réduire la dette, commencer par réduire le déficit.
Pour réduire le déficit supprimer, remplacer un service qui perd de l' argent (petites lignes) par un service moins couteux (car).
Augmenter la productivité (masse salariale, temps de travail).
Ainsi un jour peut être qu 'un travailleur de 65 ans qui attend sa retraite à taux plein cessera de payer aves ses impots la retraite du cheminot parti à 50 ans.
Réponse de le 15/02/2018 à 17:57 :
Remplacer des trains par des bus, du bon sens?! C’est tout le contraire: les bus ne sont pas rentables non plus, ils polluent (me parlez pas du nucléaire), le taux d’accident doit être x100 minimum etc. Bref, un non sens votre proposition
Réponse de le 15/02/2018 à 19:50 :
Et peut-être qu'un jour le français moyen se documentera et comprendra le système de répartition avant de faire un commentaire ou les préjugés affleurent.
Les retraites de la SNCF ont déjà été réformées. L' agent né en 1973 ou après devra cotiser 43 ans pour une retraite à taux plein, comme dans tous les autres régimes. Difficile dans ces conditions de partir à 52 ou 57 ans.
De plus le départ à 50 ans n'a jamais concerné que 10% des effectifs de la SNCF, les conducteurs.
Les cheminots ne sont pas les seuls à côtiser pour un nombre supérieur de retraités par rapport à leur nombre d'actifs. L'Etat éponge aussi l'addition pour de nombreuses autres catégories, mais surtout n'en parlons pas. Ce n'est pas si c'était comme ça qu'un système de répartition marchait.

Parlons de la dette maintenant. Hormis le fait que la SNCF a été créée endettée, l'Etat n'a eu que des exigences au cours des années. Le tout TGV ? La SNCF n'a qu'à s'endetter... Le Corail pour Mr Untel, député ? Faites, faites, la SNCF paiera.
Il est grand temps que l'Etat assume ses choix et erreurs en la matière. La SNCF n'a jamais été qu'un outil d'aménagement du territoire pour nos politiciens.
Et évidemment, les quelques années ou l'entreprise a fait des bénéfices, l'unique actionnaire j'ai nommé l'Etat, s'est amplement servi dans la caisse.
Le plus gros problème de la SNCF, c'est de s'être transformée en armée mexicaine, avec pléthore de jeunes cadres dynamiques qui produisent des tableurs Excel, mais oublient que l'entreprise est censée transporter des gens dans ses trains.
Oui des choses sont à changer au sein de cette entreprise, mais à l'heure de la rentabilité à tout crin, j'ai bien peur que ce rapport ne fasse qu'aggraver la situation.
Recours excessif à la sous-traitance avec de plus en plus de risques pour la sécurité des circulations, disparition des agents déjà rares dans les gares, (les habitants d'île de france ne sont pas prêts de voyager en toute sécurité) etc...
Bref, l'Etat va sacrifier l'aménagement du territoire, l'écologie et ses objectifs, la sécurité. Alors que la réponse résiderait bien plus en des réformes internes du fonctionnement de l'entreprise.
Par exemple en différenciant dans les statuts le travail de bureau du travail opérationnel.
En écrêmant les nombreux niveaux de décisions (un peu comme les régions, communautés de région, conseil régional, conseil général etc etc).
En simplifiant les échanges et facturation entre les différentes entités.

C'est bien beau de s'attaquer à un problème, encore faut-il bien l'analyser en premier lieu. Les français attendent plus de justice, mais aussi et surtout un réseau en bon état avec des trains qui roulent en sécurité.

Les pistes de ce rapport ne sont pas sans intérêt, mais ne changeront pas en profondeur le système français si ce n'est dans le mauvais sens.
Réponse de le 16/02/2018 à 7:51 :
Excellent commentaire FRANKY. Supprimons les centaines de milliards destinés à l'armée, dont la valeur ajoutée et égale à 0 et mettons cet argent dans les services publics. Il n'y aura aucun déficit dans tous les domaines.
a écrit le 15/02/2018 à 17:36 :
C'est évident, ce rapport décoiffe avec des propositions fortes, qui, si elles sont mises en application (rien n'est moins sur) vont faire défiler des milliers de cheminots et autres dans la rue. Elles bouleversent le modèle social si cher aux français qui attendent tout de l'Etat (peu importe les déficits, l’État paiera, mais l’État c'est nous, ce sont nos impôts, nous l'oublions trop facilement). Attention tout de même à ne pas oublier la desserte des zones rurales qui devra être assurée par d'autres moyens de transport que le train.
Le système SNCF est à bout de souffle comme beaucoup d'autres pans de la société française (éducation, police, justice, prison, hôpital, maison de retraite, etc.). Nous allons voir les conservateurs de tous bords "être vent debout" contre ce projet. Ne rien changer, laisser le "bateau couler normalement" en attendant le chaos final telle est la devise malheureusement de beaucoup de nos concitoyens.
Macron ira t'il au bout de toutes ces réformes? L'avenir le dira.
On l'aime ou l’aime pas, en tout cas il faut lui reconnaitre un sacré courage pour s'attaquer à tous ces immobilismes.
a écrit le 15/02/2018 à 17:29 :
Si France Stratégie prend le dossier en main nous sommes sauvés !!!! ....Je plaisante ...son grand gourou Jean Pisani Ferri va nous pondre un énième rapport de 200 pages ...qui accouchera d'une souris !!!

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