Air France : l'accord avec le SNPL sur le développement de Transavia est quasi signé

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(Crédits : Paul Hanna)
Pour éviter un risque juridique à l'accord qu'ils avaient trouvé en juillet sur le développement de Transavia, la direction et le SNPL d'Air France ont retravaillé le texte. Soumis à signature jusqu'au 30 septembre, l'accord a été signé par la direction, le SNPL Air France et le SNPL Transavia, sous réserve pour ce dernier d'un résultat favorable au référendum interne dont le résultat sera connu le 30 septembre.

L'accord entre la direction d'Air France et le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) de la compagnie française pour le développement de la filiale low-cost Transavia  va enfin pouvoir s'appliquer.

Alors qu'un accord avait été trouvé en juin, les deux parties avaient décidé de modifier le texte pour éviter tout risque juridique. L'application prévue du système de rémunération d'Air France aux pilotes historiques de Transavia (ceux qui ont été recrutés sur le marché entre 2007 et 2014, date à partir de laquelle tous les autres pilotes ont ensuite été des détachés d'Air France) sans reprendre la totalité de l'ancienneté de ces derniers, pouvait engendrer de nombreux contentieux.

Pour l'éviter, un nouveau texte a été rédigé. Il précise que les pilotes historiques de Transavia peuvent conserver s'ils le souhaitent leur contrat actuel et le système de rémunération qui l'accompagne. Les 80 pilotes historiques ont jusqu'au 30 septembre pour faire connaître leur choix.

Référendum en cours au SNPL Transavia

S'agissant d'un accord de groupe dans l'esprit de la direction, le texte doit, pour être validé, avoir les signatures des syndicats de pilotes représentatifs d'Air France (SNPL, SPAF) et de Transavia (SNPL). Les seules signatures des deux sections du SNPL suffisent pour valider l'accord qui a été soumis à signature jusqu'au 30 septembre.

D'ailleurs, selon des sources syndicales, elles ont déjà signé l'accord, tout comme la direction. Le SNPL Transavia a signé le texte en apposant une réserve : que le référendum en cours au sein du syndicat, dont le résultat sera connu le 30 septembre, soit favorable. Ce qui devrait être une formalité, dit-on au SNPL Air France, dans la mesure où les membres du SNPL Transavia (qui sont des détachés d'Air France) avaient déjà voté favorablement à hauteur de 80% lors d'un premier référendum sur le sujet, organisé en juillet par le SNPL Air France.

La pénurie de pilotes instructeurs menace la croissance

Pour rappel, cet accord permet de lever le plafonnement de la compagnie à 40 avions. Pour autant, même si le plafond des 40 avions saute, la pénurie des pilotes instructeurs chez Transavia, nécessaires pour former des commandants de bord sur Boeing 737, menace la croissance potentielle de la compagnie. Des solutions sont étudiées pour passer à "au moins 40 avions", l'été 2020 selon un pilote, contre 38 appareils cet été. Notamment celle de proposer aux pilotes instructeurs qui devaient retourner à Air France dans le cadre d'un acte de carrière de rester chez Transavia tout en conservant leur place à Air France et la rémunération qu'ils auraient obtenue s'ils étaient revenus au sein de la maison-mère.

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