Sealar rafle la mise pour gérer quatre aéroports normands
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L'aéroport de Caen est de loin le plus fréquenté avec un peu plus de 290.000 passagers l'an dernier
Aéroport de Caen Carpiquet
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L'aéroport de Caen est de loin le plus fréquenté avec un peu plus de 290.000 passagers l'an dernier
Aéroport de Caen Carpiquet
La Cour des comptes, qui critique régulièrement « l'éclatement et le manque de cohérence de l'offre aéroportuaire française », devrait apprécier cet effort de mutualisation. Il ne reste plus qu'un pilote dans le cockpit des aéroports de Caen, de Deauville, du Havre et de Rouen. Depuis la semaine dernière, les quatre entités sont confiées aux bons soins d'un seul et unique exploitant.
L'heureux élu est le consortium Alliance emmené par l'opérateur breton Sealar (Société d'Exploitation et d'Action locale pour Les Aéroports Régionaux), émanation des CCI du Finistère et d'Aix-Marseille. Il est associé au fonds Samfi Invest de l'homme d'affaires caennais Alain Samson. Choisi fin 2024 au terme d'un appel d'offres, le groupement a pris officiellement le manche ce mardi 1er juillet. Il opérera par l'intermédiaire d'une nouvelle société d'exploitation aéroportuaire (SEADRCH de son nom).
L'approche, impulsée par la Région, est inédite dans le ciel français. C'est en effet la première fois que plusieurs collectivités concédantes accordent leurs violons et optent pour un pilotage unifié. Directrice générale de Sealar, Fanny Charles salue « un choix novateur et intéressant ». « Cela permet de sortir d'un état de concurrence stérile entre aéroports et confère plus de poids dans les négociations avec les compagnies. Le fait de pouvoir adresser une ligne à un endroit plutôt qu'à un autre en fonction du profil des passagers est aussi un atout ».
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Le nouveau gestionnaire peut d'ailleurs accrocher un premier trophée à son tableau de chasse avec l'arrivée de Transavia sur le tarmac de Deauville à laquelle il a largement contribué en coulisses. La filiale low cost d'Air France/KLM, qui n'avait jamais posé d'avion en Normandie, dessert maintenant Marrakech au départ de la Côte fleurie, à raison d'un vol hebdomadaire en saison. « C'est un signal important et la démonstration que la zone de chalandise a du potentiel pour les vols moyens courrier », veut croire la patronne de Sealar.