Le patron des aéroports français tire la sonnette d'alarme
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Les aéroports français ne suivent pas le rythme des pays du Sud de l'Europe.
SEARD
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Les aéroports français ne suivent pas le rythme des pays du Sud de l'Europe.
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« Il y a un début de décrochage de la France par rapport aux pays concurrents du Sud de l'Europe, Espagne, Italie et Portugal, en termes d'attractivité touristique. C'est la première fois que nous le constatons », s'inquiète Thomas Juin. À l'occasion de la présentation des résultats d'activité 2024, le président de l'Union des aéroports français (UAF) a dressé un constat guère réjouissant pour l'année écoulée. Surtout, il tire la sonnette d'alarme pour les mois à venir.
« Ce n'est pas une bonne année et c'est une année contrastée », a-t-il tenté de résumer. Il explique ainsi que depuis la crise sanitaire, il est difficile de dresser un constat au niveau national, au vu des très fortes différences de dynamique d'une plateforme à l'autre. Pour les seuls grands aéroports régionaux, Toulouse est encore près de 20 % en dessous de son trafic de 2019, quand Marseille est 10 % au-dessus et Beauvais de 65 %. Et les écarts croissent encore pour les plus petits.
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Pourtant, en prenant un peu de recul, un élément clair se dégage : les aéroports français n'ont toujours pas retrouvé leur trafic d'avant crise et se retrouvent à la traîne en Europe. En 2024, ils ont accueilli 206 millions de passagers. C'est certes mieux qu'en 2023, mais encore en dessous de 2019. En se référant aux chiffres de l'association professionnelle européenne des aéroports (ACI Europe), le trafic sur la France est toujours inférieur de 3 % à celui de 2019.