Après cinq jours de suspension, la flotte d'ATR et de Twin Otter d'Air Antilles va reprendre ses vols. (Photo d'illustration: un ATR 42-500 d'Air Antilles Express au décollage de l'Aéroport International Martinique Aimé Césaire, le 30 avril 2016)
Maxime C-M via Flickr et Wikimedia (CC BY-SA 2.0)
Alors qu'une partie de sa flotte était clouée au sol depuis la suspension de son habilitation de suivi de navigabilité le 27 août, Air Antilles va reprendre ses vols. La compagnie ultra-marine vient de recevoir l'autorisation de la part de l'OSAC, organisme de surveillance des compagnies aériennes.
Après trois jours de crise, Air Antilles Express va reprendre ses vols avec sa flotte d'ATR et de Twin Otter, cloués au sol depuis vendredi pour des raisons de sécurité. Selon des sources concordantes, les équipes de l'opérateur antillais, filiale de la Compagnie aérienne interrégionale express (CAIRE) basée en Guyane, ont obtenu la levée de la suspension de son habilitation pour la gestion du maintien de navigabilité (CAMO) de la part de l'Organisme pour la sécurité de l'aviation civile (OSAC), chargé du contrôle technique de l'aviation civile par la DGAC. Cet accord intervient après plusieurs jours de négociations. La compagnie reste néanmoins sous surveillance.
Selon certaines sources, cette suspension a entraîné une prise de conscience au sein d'Air Antilles sur la nécessité de revoir son système de suivi de navigabilité de sa flotte et de mettre en place des process plus efficaces. La volonté affichée par la compagnie et les premières décisions prises en la matière ont donc visiblement convaincu l'OSAC de lever ses sanctions.
Cette suspension du CAMO pour les flottes ATR et Twin Otter avait été décidée le 27 août par l'OSAC, suite à des manquements à répétition dans le suivi de navigabilité. L'organisme de surveillance a ainsi relevé huit non-conformités majeures depuis le début de l'année, selon un courrier adressé par la DGAC à la direction d'Air Antilles Express et obtenu par La Première. Comme il est de rigueur dans de tels cas de figure, la suspension du CAMO a également entraîné quasi automatiquement celle du certificat de transporteur aérien (CTA) d'Air Antilles pour ces mêmes flottes par la DGAC.
D'après connaisseur du secteur, ces manquements n'ont pas provoqué de remise en cause immédiate de la sécurité des vols, sans quoi la compagnie se serait vue retirer son CAMO et son CTA. Une décision bien plus grave qu'une suspension, qui aurait obligé la compagnie à repartir de zéro pour obtenir de nouveaux agréments.
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