SNCF Réseau signe un contrat à un milliard d’euros pour la fourniture de rails décarbonés

Olivier Mirguet

La SNCF achète chaque année 170.000 tonnes de rails pour procéder à la maintenance de ses infrastructures.
O.M.

Olivier Mirguet

La SNCF achète chaque année 170.000 tonnes de rails pour procéder à la maintenance de ses infrastructures.
O.M.
SNCF Réseau et l'aciériste allemand Saarstahl ont signé ce vendredi à Hayange (Moselle) un contrat pour la fourniture d'1,5 million de tonnes de rails destinés à la maintenance des voies. Ces rails produits en Lorraine à base de rails recyclés pourront alimenter les 1.600 chantiers conduits en France chaque année. Le contrat, qui porte sur une valeur d'1 milliard d'euros, assurera jusqu'à 50% de l'activité du site industriel d'Hayange (400 salariés), repris par Saarstahl en 2021.
« Nous sommes les premiers, en Europe, à développer une telle filière d'économie circulaire », s'est félicité Matthieu Chabanel, président de SNCF Réseau. « Cet investissement ne s'effectue pas au détriment de la performance économique », a-t-il assuré.
La SNCF achète chaque année 170.000 tonnes de rails pour procéder à la maintenance de ses infrastructures. « Le réseau français montre ses signes de vieillissement évidents. 16% des rails sont proches de leur fin de vie nominale », a reconnu Philippe Tabarot, ministre chargé des Transports, lors de la signature à Hayange. Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, s'est quant à elle félicitée de la pérennisation des emplois chez Saarstahl Rail à Hayange, et dans son usine assiciée Saarstahl Ascoval à Saint-Saulve (Nord), qui fournira les « blooms » transformés en nouveaux rails à Hayange.
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Saarstahl revendique la mise au point d'une technologie exclusive, qui permet de réduire jusqu'à 70 % les émissions de CO2 par rapport à une offre équivalente issue du procédé de production de l'acier par voie fonte. Depuis la reprise des sites d'Hayange et de Saint-Saulve en 2021, Saarstahl a investi 30 millions d'euros dans la modernisation des installations et l'amélioration des process. L'industriel allemand, fournisseur d'autres opérateurs ferroviaires européens (Belgique, Suisse, Italie) et de la RATP, espère désormais capitaliser sur son expérience française pour convaincre DB Netz, gestionnaire du réseau ferroviaire allemand, d'investir à son tour dans des rails « verts ».
Olivier Mirguet