SNCM: le procureur demande encore du temps

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Les offres présentées jusqu'à maintenant apparaissent "insatisfaisantes" en l'état. C'est pourquoi le procureur de la République de Marseille, Brice Robin, a demandé mercredi 22 avril au tribunal de commerce qui devait examiner ces propositions de reprise de la SNCM, de "prolonger le redressement judiciaire" de la compagnie maritime en difficulté, a indiqué l'avocate du comité d'entreprise, Me Christine Bonnefoi.
Le procureur de la République a expliqué à l'AFP avoir requis que soit organisé un nouvel appel à candidatures pour la reprise de la compagnie, avec un nouveau rendez-vous en septembre. La décision a été mise en délibéré "sous quinzaine", a précisé pour sa part Me Bonnefoi.
Les élus du comité d'entreprise de la SNCM avaient adopté mardi soir à l'unanimité des avis défavorables aux trois offres de reprise déposées par l'ex-directeur du port de Marseille Christian Garin, l'entrepreneur corse Patrick Rocca et le groupe Baja Ferries de Daniel Berrebi. Dans les trois cas, assuraient les représentants du personnel, "la discontinuité économique n'est pas garantie ni validée par une décision de la commission européenne".
Cette question est au cœur du processus de reprise engagé avec le placement en redressement judiciaire de la SNCM le 28 novembre 2014: pour espérer échapper à la double condamnation européenne à rembourser plus de 400 millions d'euros d'aides publiques jugées indûment perçues, il faut créer une nouvelle compagnie suffisamment différente aux yeux de Bruxelles.
Les élus du personnel dénonçaient aussi trois offres de reprise qui "ne comporte(nt) aucune garantie pour l'emploi", le nombre de salariés conservés étant "faible" (497 dans l'offre de Rocca, 800 pour celle de Berrebi et 897 pour celle de Garin). A l'heure actuelle, la SNCM compte environ 1.500 salariés en CDI.
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Les prix de cession étaient également jugés trop bas (3 millions d'euros pour l'offre de Rocca, 5 millions pour celle de Berrebi et 12,25 millions pour celle de Garin). Les offres ne portent toutefois pas à chaque fois nécessairement sur les mêmes actifs.
Dans leur rapport rendu au tribunal, les administrateurs judiciaires avaient également fustigé des offres "particulièrement peu satisfaisantes":
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Si le tribunal suit les réquisitions du procureur, la SNCM devra effectuer la saison estivale en redressement judiciaire. "Pour le moment, nous avons des réservations", a néanmoins assuré le président de la compagnie Olivier Diehl.
(Avec AFP)
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