L'agglomération strasbourgeoise va profiter d'une offre de transports renforcée dans les gares de banlieue et vers les villes de sa périphérie. Cette nouvelle offre, imaginée il y a trois ans, est opérée par la SNCF et comprendra 120 trains supplémentaires chaque jour.
Le téléphone d'Alain Jund, élu écologiste strasbourgeois chargé des transports à l'Eurométropole, a beaucoup sonné ce lundi matin.
« Les élus des autres agglomérations m'appellent pour savoir comment nous avons fait. À Strasbourg, on va faire circuler plus de 800 trains supplémentaires par semaine. C'est une belle avance et nous l'avons gagnée parce qu'on a travaillé beaucoup et bien avec le conseil régional du Grand-Est », se réjouit Alain Jund.
Pas un « RER » mais un « REME »
120 trains supplémentaires chaque jour, des horaires cadencés à la demi-heure, des dessertes régionales entre le nord et le sud de l'agglomération, sans rupture de charge à Strasbourg, et une amplitude horaire élargie. Avec ce « réseau express métropolitain européen » (REME) dont la première phase entrera en service le 12 décembre, les autorités organisatrices (Région Grand-Est et Eurométropole) prévoient un choc de l'offre ferroviaire sans précédent.
En additionnant les mises en circulation de janvier et d'août 2023, ce sont pas moins de 259 trains supplémentaires qui viendront renforcer un service prévu pour s'étendre ensuite, avant la fin de la décennie, jusqu'à l'Allemagne sur la ligne régionale Strasbourg-Offenbourg (Bade-Wurtemberg).
Des rails co-financés par l'Europe
Depuis trois ans, avant de mettre en service ce RER strasbourgeois, il a fallu investir. Une quatrième voie a été aménagée sur 8 kilomètres au nord de Strasbourg. L'accès des trains par le nord de la gare de Strasbourg était saturé par le trafic des TGV, des TER et des trains de fret jusqu'à Vendenheim. La quatrième voie a été co-financée par l'Union européenne pour un coût de 117 millions d'euros. Pour ajouter des trains, le conseil régional du Grand-Est a fléché l'acquisition de 9 rames automotrices Régiolis, soit un investissement de 102 millions d'euros.
La question du financement du fonctionnement reste en suspens, résolue seulement à court terme par la signature d'une convention triennale : l'Eurométropole se partagera la facture (15 millions d'euros par an) à parts égales avec la région.
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