Le RER, une solution pour les grandes villes de province ?
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"Bordeaux, Strasbourg, Marseille, Nice et Grenoble bénéficient déjà de véritables projets", pointe le rapport de SNCF Réseau, citant aussi des frémissements à Lyon, Rennes et Nantes.
Bordeaux, Lyon, Aix-Marseille, Strasbourg... Les grandes villes de province auront-elles un jour des RER comme à Paris ? Un rapport de SNCF Réseau dresse un premier cahier des charges, les collectivités locales étant maintenant priées de définir leurs priorités... et de trouver les financements.
Le chemin du RER dans les grandes villes de province est encore semé d'embûches, mais la voie est pavée par un premier rapport qui en évalue la faisabilité et les avantages. Dans son "schéma directeur", SNCF Réseau définit ce que devraient être ces "services express métropolitains" (SEM), l'équivalent du RER parisien mais pour les autres grandes villes françaises.
L'idée n'est pas nouvelle. La ministre des Transports d'alors, Elisabeth Borne, avait chargé en mai 2019 le gestionnaire public des voies ferrées françaises de plancher sur la question, et la Loi d'orientation des mobilités (LOM) prône "la réalisation de projets de RER métropolitains".
"Aucune ambition prescriptive"
Le document n'a "aucune ambition prescriptive", a assuré Matthieu Chabanel, le directeur général délégué de SNCF Réseau, en le remettant vendredi, à Strasbourg, au ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari.
"Notre ambition est que ce document serve de point de départ et soit une contribution de SNCF Réseau à ce qui se jouera dans les territoires, et certainement d'une manière très différente d'un territoire à l'autre", a-t-il ajouté devant des journalistes.
"L'objectif ambitieux" du gouvernement est "de doubler la part modale du transport ferroviaire autour des grands pôles urbains d'ici dix ans grâce à la création de services ferroviaires plus attractifs", a souligné M. Djebbari.
Pour SNCF Réseau, les futurs SEM "devraient proposer une offre de qualité qui correspond à celle d'un transport urbain pour être attractive", avec des trains fréquents toute la journée -toutes les demi-heures, voire tous les quarts d'heure aux heures de pointe-, "des gares et des haltes aménagées et au plus près des besoins locaux" et une bonne articulation avec les autres modes de transports, billet commun à la clef.
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Une idée est de "diamétraliser" certaines liaisons, c'est-à-dire de mettre bout à bout des services qui actuellement ont leur terminus dans la gare centrale: de Libourne à Arcachon sans changement à Bordeaux, par exemple.