RER métropolitain : après les annonces de Macron, Bordeaux attend les financements

Pierre Cheminade
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Les voies ferrées au sud de la gare Saint-Jean, à Bordeaux.
PC / La Tribune

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Les voies ferrées au sud de la gare Saint-Jean, à Bordeaux.
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En Gironde, le projet de RER métropolitain s'articule autour de trois dessertes en TER transversales, fiables et sans changement de train à Bordeaux Saint-Jean. Pas de nouvelles voies ferrées donc, mais deux nouvelles gares au Bouscat et à Talence, des lignes de car express et des horaires revus et cadencés. Prolongée de sept jours, la concertation publique sur ce projet qui s'étale jusqu'à l'horizon 2030 s'est achevée vendredi 25 novembre. Au total, ce projet de remise à niveau des TER concerne 300 km de lignes et 54 gares pour un potentiel de 38.000 voyageurs par jour.
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Autant dire que les annonces sorties du chapeau du chef de l'Etat, seulement deux jours plus tard, ne manquent pas de surprendre voire d'agacer les parties prenantes locales. « Je veux qu'on se dote d'une grande ambition nationale : dans dix grandes agglomérations, dans dix métropoles françaises, de développer un réseau de RER un réseau de trains urbains », a déclaré Emmanuel Macron, ce 27 novembre sur Youtube, se contentant de donner cet objectif sans fixer de calendrier ni chiffrer les investissements nécessaires. Et visiblement sans avoir pris le temps de regarder ce qu'il se fait déjà sur le terrain.
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A Bordeaux, le projet de RER, évalué à au moins 700 millions d'euros, et probablement autour du milliard, associe en effet depuis plusieurs années l'Etat, la Nouvelle-Aquitaine, la Gironde, Bordeaux Métropole, la SNCF et Nouvelle-Aquitaine Mobilités. Et pour Renaud Lagrave, le vice-président (PS) de la Région en charge des transports, c'est bel et bien l'agacement qui prend le dessus :
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