Le 11 septembre 2001 a complètement chamboulé la conception de la sécurité à bord des avions et tout particulièrement autour du cockpit. Depuis, les procédures d'accès se sont drastiquement renforcées - au point de devenir contre-productives dans certains cas comme le crash de l'Airbus A320 de Germanwings en 2015 où un pilote suicidaire avait empêché le commandant de bord de revenir dans le cockpit. Et une nouvelle évolution est en train de se déployer aux Etats-Unis, avec l'installation de barrières secondaires pour restreindre encore davantage le risque d'intrusion dans le poste de pilotage.
Southwest Airlines est la première compagnie à appliquer ce nouveau standard. Le géant de l'ultra low cost américain l'a déployé sur l'un de ses nouveaux Boeing 737 MAX, qui a débuté son service opérationnel en fin de semaine dernière. Il prend la forme d'une porte pliante disposée en amont de la cabine, capable d'isoler toute la zone du cockpit - dont l'accès aux toilettes et au galley avant - du reste de l'appareil.
Cette barrière « physique », telle que la décrit l'Administration fédérale de l'aviation américaine (FAA) en opposition à l'application de « simples procédures », doit être fermée de façon ponctuelle pour permettre aux personnels navigants techniques (pilotes) et commerciaux (hôtesses et stewards) d'entrer et de sortir du cockpit sans risquer qu'un passager profite de cette ouverture pour s'introduire dans le poste de pilotage. Cela peut être le cas lorsque qu'un pilote souhaite se rendre aux toilettes ou qu'un personnel de cabine apporte un plateau repas aux pilotes.