Transavia devient enfin rentable et mise gros sur Orly
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La flotte de Transavia, France et Holland, approche désormais les 130 appareils.
BENOIT TESSIER
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La flotte de Transavia, France et Holland, approche désormais les 130 appareils.
BENOIT TESSIER
Ce n'est pas encore la machine à cash d'Air France-KLM, loin s'en faut. Pourtant Transavia va mieux. La composante low cost du groupe - qui regroupe les compagnies Transavia France et Transavia Holland - atteint enfin l'équilibre en 2024. Elle se permet même de dégager un très léger bénéfice opérationnel de trois millions d'euros. Si le chiffre est encore très modeste, le retournement est notable.
Il y a un an encore, Transavia perdait quasiment 100 millions d'euros. Et la tendance était encore pire les années précédentes. Il faut remonter à 2019 pour retrouver trace d'une année positive avec 131 millions d'euros de résultat opérationnel tout de même, et une marge de 7,5 %. Un sacré camouflet, lorsque l'on sait que Benjamin Smith, le directeur général d'Air France-KLM, a fait de la low cost un rouage essentiel de sa stratégie à moyen terme, qui doit emmener le groupe vers une marge opérationnelle de plus de 8 %, et une forte génération de cash entre 2026 et 2028.
Point notable : ce redressement a été opéré dans un contexte de forte croissance de l'activité combinée, avec le renouvellement et l'extension de la flotte. La capacité et le trafic ont ainsi crû de manière quasiment concomitante, de l'ordre de 8 %, avec un taux de remplissage qui s'est donc maintenu autour de 89 % sur l'année.
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Ce développement s'est traduit naturellement par une hausse des coûts hors carburant, comme pour l'ensemble du groupe, avec Air France et KLM. Une hausse compensée par la baisse du prix du kérosène d'une part, et par l'amélioration significative de la recette unitaire d'autre part. Sous cet effet combiné de volumes et de prix, le chiffre d'affaires fait un bond en avant de 16 % et dépasse pour la première fois les 3 milliards d'euros.
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