Brique après brique, Transdev accumule les expériences de transport public autonome, le long de la vallée de la Seine. Après les robots taxis de Rouen et les navettes de Saclay et des Mureaux, le groupe va lancer pour la première fois un engin sans conducteur sur une route départementale « ouverte ». Autrement dit, sans travée réservée. En avril prochain, mois d'ouverture du jardin de Claude Monet, les touristes débarquant à la gare de Vernon pourront emprunter (gratuitement) trois navettes autonomes pour se rendre au village de Giverny, à six kilomètres de là. Fruit d'un partenariat public-privé, cette expérimentation qui durera sept mois est innovante à plus d'un titre.
C'est en effet la première fois en Europe qu'une navette circulera dans un environnement mixte (urbain et rural) sur une telle distance. Cela signifie que le véhicule devra franchir les obstacles classiques de la ville -à commencer par l'entrée périlleuse sur les ronds-points-, mais aussi ceux de la campagne. Un casse-tête pour EasyMile, le fournisseur des navettes. Son premier défi ? Renforcer la robustesse des techniques de localisation. Les yeux du véhicule en somme. Explications.
Là où les systèmes Lidar et GPS sont parfaitement opérants dans un milieu urbanisé truffé de points de repères, ils risquent de se révéler plus faillibles sur une route de campagne entourée de champs de blé.