Au début d'une longue ligne droite, à l'entrée d'un rond-point, entre une voie bus et une voie dédiée aux voitures, un panneau indique l'interdiction de circuler sur cette parcelle de bitume longue de 700 mètres, sauf pour les "véhicules autorisés" à en croire le panneau aux cercles rouge et blanc. En l'occurence, les véhicules autorisés sont tout sauf habituels dans ce cas de figure. C'est sur cette petite route que l'entreprise toulousaine EasyMile teste sa navette électrique et autonome depuis le début du mois de mars à destination du grand public, après deux expérimentations menées par le passé dans le centre-ville de Pibrac puis celui de Toulouse.
"Étant donné que nous avons nos équipes de recherche et de développement ici, à Toulouse, l'idée était d'avoir un terrain de jeu dans notre ville. À Francazal (lieu d'implantation du siège social d'EasyMile, ndlr), nous avons tout ce qu'il faut en moyens de tests et de simulations, mais rien ne remplace le vrai transport de passagers", justifie Benoit Perrin, le COO d'EasyMile.