Un avion d'Air France atterrit en urgence au Kenya, après une fausse alerte à la bombe

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Le ministre kényan de l'Intérieur Joseph Nkaissery, qui s'est immédiatement rendu à Mombasa, a indiqué en fin de matinée que la police interrogeait plusieurs passagers du vol.
Le ministre kényan de l'Intérieur Joseph Nkaissery, qui s'est immédiatement rendu à Mombasa, a indiqué en fin de matinée que la police interrogeait plusieurs passagers du vol. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)
Un avion d'Air France, en provenance de l'île Maurice et à destination de l'aéroport Charles-de-Gaulle à Paris, a fait un atterrissage d'urgence dans la nuit de samedi à dimanche à Mombasa, au Kenya, après la découverte d'un colis suspect à bord, qui s'est révélé n'être qu'un ensemble de cartons, avec une espèce de minuteur.

L'incident qui a provoqué l'atterrissage en urgence à Mombasa, au Kenya, d'un avion d'Air France, en provenance de l'île Maurice et à destination de Paris, était "une fausse alerte", a annoncé dimanche à la presse le PDG de la compagnie, Frédéric Gagey.

L'objet découvert était "un ensemble composé de cartons et d'une espèce de minuteur", a ajouté M. Gagey au cours d'une conférence de presse. "Après analyse, il s'agit d'une fausse alerte (...) d'après les informations dont nous disposons".

Le vol AF 463, avec 459 personnes à bord et 14 membres d'équipage, avait quitté l'île Maurice à 21h00 locales (17h00 GMT) et devait arriver à Paris à 05h50 locales (04h50 GMT). Il a atterri à l'aéroport international Moi de Mombasa, sur la côte est du Kenya, à 00h37 locales (21h37 GMT).

"Il a demandé un atterrissage d'urgence, après qu'un engin suspecté d'être une bombe a été découvert dans les toilettes. Un atterrissage d'urgence a été préparé, il a atterri sans problème et les passagers ont été évacués", avait indiqué quelques heures plus tôt Charles Owino, un porte-parole de la police.

"Des experts en explosif de la Marine et du Département d'investigations criminelles de la police (CID) ont été appelés, ont pris cet engin et le démontent pour voir s'il contenait de l'explosif", avait-il ajouté.

Le ministre kényan de l'Intérieur Joseph Nkaissery, qui s'était immédiatement rendu à Mombasa, avait indiqué en fin de matinée que la police interrogeait plusieurs passagers du vol, sans pouvoir en préciser le nombre exact.

"L'enquête est encore en cours, mais ce que je peux confirmer pour l'instant, c'est que les enquêteurs interrogent plusieurs passagers au sujet de l'engin qui a été trouvé à bord (du vol) d'Air France", avait-il déclaré à la presse.

M. Nkaissery s'était refusé à tout commentaire sur la nature de l'engin en question.

"C'est une affaire internationale et nous parlons également aux autorités de l'île Maurice, pour savoir s'il y a eu une fouille des passagers avant qu'ils embarquent", avait ajouté le ministre, qui a ensuite rendu visite aux voyageurs, pour lesquels un hôtel a été mis à disposition.

L'avion, qui était longtemps resté sur la piste d'atterrissage, avait été déplacé en fin de matinée, alors que le trafic avait repris normalement sur l'aéroport.

Contacté, Air France avait d'abord indique qu'à ce stade "on ne connait pas encore la nature de l'objet" découvert à bord. "Les autorités kényanes continuent leur enquête et nous restons en contact avec elles", avait alors indiqué un porte-parole.

"Un hébergement est prévu" pour les passagers évacués et "Air France met tout en oeuvre pour assurer le réacheminement de ses clients et prévoit d'envoyer un appareil à Mombasa pour assurer leur retour vers Paris. Le départ de ce vol Mombasa - Paris est prévu en fin de journée" dimanche, indiquait la compagnie aérienne dans un communiqué.

Le groupe "déplore le désagrément et le retard causés à ses clients", mais assure n'avoir "d'autre priorité que d'assurer la sécurité de ses passagers" (AFP).

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