L'effervescence ne se dément pas sur le marché de la micro-mobilité. Spécialiste de la réparation de vélos et de trottinettes « à brancher », la société Repair and Run dont le siège social est implanté à Louviers, dans l'Eure, vient de boucler un nouveau tour de financement auprès du fonds Normandie Participations et du Crédit Agricole pour étoffer son réseau de boutiques-ateliers dans l'Hexagone. Déjà à la tête d'une dizaine de boutiques (en propre ou en franchise), à Paris, Lyon, Marseille, Aix, Bordeaux et Strasbourg, l'entreprise se prépare à en ouvrir une quatrième dans la capitale puis deux à Montpellier et une à Béziers.
Objectif : proposer aux nouveaux aficionados des deux roues électrique un service de réparation express en cœur de ville, avec ou sans rendez-vous et la promesse d'une « approche experte ». Dirigé par la fondatrice du réseau Point Service Mobile (devenu Save Group*), Repair and Run s'inspire du concept développé avec succès par l'intéressée pour la remise en état de smartphones. La société créée en 2017 ne communique pas de chiffre d'affaires.
Pour industrialiser ses procédés, l'entreprise normande (18 salariés - 35 en incluant les franchisés) a décroché plusieurs agréments avec des constructeurs -tels que le britannique Pure Electric- qui viennent alimenter les programmes de son école de formation en ouvrant leurs livrets techniques. A l'aval, elle a noué des accords commerciaux nationaux avec des gestionnaires de flottes de deux roues comme le marseillais Fatec qui opère pour le compte de La Poste. « Le panier moyen des clients particuliers restant très bas, ce type d'accord permet de consolider le modèle économique mais aussi d'attirer de nouveaux franchisés qui veulent s'adosser à un partenaire solide », souligne Martine Bocquillon. A l'étude également, la création d'une centrale d'achat de pièces détachées.