Vueling lance une offensive XXL à Orly face à Air France et Transavia
Léo Barnier
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Photo d'illustration
© 2009 AFP
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Le malheur des uns fait le bonheur des autres. C'est ainsi que Vueling capitalise sur la récupération des créneaux horaires de décollage et d'atterrissage qu'Air France a dû lâcher à Orly en contrepartie de sa recapitalisation pour connaître un développement sans précédent en France et s'imposer comme la deuxième compagnie sur l'aéroport parisien, derrière Air France-Transavia mais devant Easyjet. Plus d'une trentaine de nouvelles routes sont en train d'y être déployées
Pour Marco Sansavini, son PDG, Vueling est en train de compléter son développement et d'arriver à maturité. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la compagnie low cost du groupe IAG (British Airways, Iberia, Aer Lingus), connaît une sacrée poussée de croissance en France. L'opérateur espagnol va passer de 11 liaisons à l'été 2019 à près de 50 cet été.
Marco Sansavini ne le cache pas. Si sa compagnie se positionne désormais comme le deuxième opérateur à Orly, c'est grâce aux créneaux de décollage et d'atterrissage lâchés par Air France. Pour rappel, l'an dernier, le groupe français avait été contraint par la Commission européenne d'abandonner 18 "slots" (soit 9 allers-retours quotidiens) à Orly en contrepartie des aides d'Etats accordées par la France. Une aubaine pour l'opérateur espagnol, qui avait raflé la totalité de la mise. Selon Marco Sansavini, la décision de Bruxelles (et non du Cohor, l'Association pour la coordination des horaires qui gère habituellement les attributions en France) s'est faite en tenant compte de la pérennité de l'offre et du nombre de sièges et de destinations proposés.
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Pour le dirigeant, ces créneaux tombés du ciel ont changé la position compétitive de Vueling en France. Bien qu'encore derrière Transavia - qui croît également fortement au gré du renforcement de sa flotte et vise 100 destinations depuis Orly cet été - la compagnie espagnole est désormais la deuxième compagnie sur l'aéroport du sud de Paris devant Easyjet. Alors que le trafic de Vueling tendait à stagner autour de 3 millions de passagers entre 2015 et 2019, il devrait repartir sensiblement à la hausse. Ce développement pourrait entraîner une amélioration de la notoriété de Vueling en France, bien moins importante que ce qu'elle peut être aujourd'hui en Espagne, voire en Italie.
Léo Barnier