Eau : le gouvernement veut pousser l'agriculture à s'adapter au changement climatique
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Article publié le 01/02/2022 à 07:09, mis à jour à 13:45
Les travaux ont duré plus de 8 mois, et mobilisé quelque 1.400 participants. Mardi 1er février, le "Varenne agricole de l'eau et de l'adaptation au changement climatique", réflexion collective lancée par le gouvernement le 21 mai 2021 autour des solutions concrètes permettant à l'agriculture française de répondre au bouleversement du cycle hydrique, a pris fin.
Face aux prévisions scientifiques d'un Hexagone de plus en plus exposé à des sécheresses l'été et à des inondations l'hiver, voire à des phénomènes de gel imprévisibles, l'enjeu était de répondre à une double question : comment protéger les agriculteurs et leurs besoins en irrigation, tout en préservant une ressource en eau de plus en plus convoitée. Il s'agissait notamment de compléter les Assises de l'eau, organisées par l'exécutif entre 2017 et 2019, par une "déclinaison opérationnelle" consacrée à l'agriculture.
Trois groupes de travail ont été constitués, dont les résultats ont été présentés mardi par le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie, et le Premier ministre Jean Castex. Du premier, consacré à la protection des agriculteurs face à des aléas climatiques de plus en plus récurrents, on connaît déjà la principale conséquence : un projet de loi visant à réformer en profondeur l'assurance récolte. Déjà adopté en premier lecture par l'Assemblée nationale, il est en train d'être examiné par le Sénat. Le gouvernement a dit à plusieurs reprises son intention de le faire adopter avant la fin du quinquennat, afin qu'il soit mis en oeuvre dès 2023.
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Le deuxième groupe de travail, dédié au "renforcement de la résilience de l'agriculture", et notamment à l'adaptation des consommations agricoles à la raréfaction de l'eau, a permis de confirmer "l'engagement de toutes les filières", assure Matignon. 30 d'entre elles ont promis d'élaborer avant la fin de l'année "une stratégie d'adaptation assortie d'un plan d'action concret, dont la mise en ouvre s'échelonnera jusqu'à 2025", a précisé Jean Castex mardi.
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