Fessenheim cherche encore la voie de l’après-atome

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(Crédits : Vincent Kessler)
Huit ans après l’annonce de l’arrêt de la centrale, l’échéance est arrivée. Mais la commune alsacienne et celles des environs redoutent un saut économique dans l’inconnu.

Une semaine avant l'arrêt définitif du premier réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim, le maire de la commune, Claude Brender, lance un cri d'alarme. « Nous avons une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes », tente d'expliquer l'élu de ce bourg de 2 400 habitants, dont la centrale est le poumon économique depuis plus de quatre décennies. « La centrale va fermer, mais rien n'est prêt pour relancer l'économie locale », déplore le maire. Fessenheim pourrait perdre un quart de sa population. La commune voit surtout partir l'essentiel de ses recettes fiscales. Finies les belles années pendant lesquelles ce village au bord du Rhin pouvait s'offrir une piscine publique (déjà fermée), une médiathèque, des voiries flambant neuves...

Les finances communales, qui dépendaient à 75% des recettes de la centrale, vont être durement impactées. Fessenheim craint même de se retrouver l'année prochaine avec « un budget négatif », selon Claude Brender. Depuis 2010, avec la réforme de la taxe professionnelle, la commune reverse chaque année 2,9 millions d'euros aux autres collectivités dans le cadre du Fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR). « Nous allons continuer de payer la même somme lorsque les recettes fiscales de la centrale auront disparu. L'État nous explique...

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Commentaires
a écrit le 20/02/2020 à 21:14 :
Cette situation est incompréhensible. Les écologistes ont pourtant promis que la transition énergétique allait créer des milliers d'emplois "verts" qualifiés, stables et bien payés, et que tous ceux qui perdraient leur emploi dans le secteur du nucléaire ou des énergies fossiles s'en verraient proposer un équivalent dans la même région... nous aurait'on menti ?
a écrit le 20/02/2020 à 18:14 :
Je ne vois qu'une solution: revenir sur cette décision stupide de fermer la centrale!
a écrit le 20/02/2020 à 15:39 :
Ces vieilles centrales, mieux vaut les fermer, tant pis pour les succulentes rentrées d'argent, les gens d'EDF (ou ses sous-traitants) commencent à devenir négligeants.
Cette semaine plainte d'un collectif anti-nucléaires ligériens, il y a eu un rejet au mois de juin 2019 dans la Vienne de la part de Chinon Avoine et le taux de radiations de 3 fois la normale comme chacun sait, la Vienne a son confluant avec la Loire quelques km plus loin.
On frémit en pensant que beaucoup de villes en aval ont leurs puisages dans les nappes phréatiques sous les sables de la loire.
J'ai pas envie que le pays de mes ancêtres bretons du pays galo se transforme en Tchernobyl, on démonte!
Réponse de le 25/02/2020 à 17:00 :
Les rejets des centrales étant suivis tout au long de l'année, tout comme la qualité de l'eau consommée, l'explication la plus probable de cet unique résultat anormal est l'erreur humaine, ou, en deuxième position, une mystérieuse source de tritium inconnue (atterrissage d'une soucoupe volante?)
a écrit le 20/02/2020 à 12:16 :
C'est pourtant simple, il n'y en a pas, mais le problème c'est de l'avouer aux crétins qui l'ont cru. Alors un gros coup de com bien vide devra faire passer la pilule.
a écrit le 20/02/2020 à 12:14 :
Qui voudrait s'installer à côté d'une centrale nucléaire en cours de démantèlement pour une dizaine d'années, performance technologique première en France. L'arrêt de la centrale entretenue à minima est-il seulement acquis à une semaine près? Cette question de fermeture a tant de fois rebondi.
Réponse de le 20/02/2020 à 15:41 :
Brennilis ,la première et dernière centrale bretonne est toujours en démontage, c'est longtemps avant Fesshenheim.
a écrit le 20/02/2020 à 9:04 :
Il me semble que pour démanteler une centrale nucléaire, ce qui n'est pas encore arrivé puisque celles arrêtées continuent de tourner au ralenti il faut du temps et de la main d’œuvre non ?

Puis ce ne serait pas du luxe d'acquérir un savoir faire en la matière, parce que laisser le combustible nucléaire sur place reste un problème.

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