La Mayenne ambitionne de devenir le premier département « bas carbone » de France. Le conseil départemental vient d’annoncer avoir voté son premier « budget vert ». Faut-il y voir une volonté affirmée de s’engager vers l’écologie ou une simple opération de communication dans la perspective du prochain scrutin départemental ?Coup de com ou volonté affirmée d'inscrire la défense de l'environnement au menu des décisions mayennaises...? Dans ce département où les élus écologistes ont disparu de l'assemblée lors des dernières élections de 2015, le conseil départemental vient de voter « à l'unanimité » son premier budget « vert ». Un budget 2021 de 358 millions d'euros, avec un niveau d'investissement qualifié de « record ». A savoir, 87 millions d'euros fléchés vers l'économie locale, l'emploi et l'aménagement du territoire, où figurent, en première ligne, les travaux routiers (29 millions d'euros) avec la finalisation du viaduc sur la rivière la Mayenne et de Cossé-le-Vivien et la poursuite des contournements de Château-Gontier-sur-Mayenne et la modernisation des collèges publics, qui devrait être accélérée par le plan Mayenne Relance, et, enfin, un gros volet (125 millions d'euros) consacré à l'action sociale de proximité.
Une méthode éprouvée
Au total, trente-six programmes et deux budgets annexes relatifs au traitement des déchets, au laboratoire départemental d'analyses et au centre de valorisation énergétique des déchets de Pontmain ont été passés au crible pour mesurer l'impact environnemental de ces décisions. « Nous n'avons rien inventé. Nous avons déployé la méthodologie proposée par l'Inspection Générale des Finances (IGF), le conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) et modélisée par l'Institut de l'économie pour le climat (I4CE). Une solution déjà éprouvée par l'Etat », affirme Olivier Richefou (UDI), Président du Conseil départemental. L'analyse porte sur six critères ; l'adaptation ou la lutte contre le changement climatique, la gestion durable de l'eau, la transition vers une économie circulaire et la prévention des risques, la lutte contre les pollutions, la préservation de la biodiversité et la gestion durable des espaces naturels, agricoles et forestiers.
Des marges de manœuvres à trouver