Le dérèglement climatique risque d'être synonyme de pertes financières

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(Crédits : Charles Platiau)
Le changement climatique pourrait déclencher des événements susceptibles de déstabiliser le système financier, ont fait valoir lundi des économistes de la Banque de règlements internationaux et de la Banque de France dans un recueil de travaux examinant les mesures que peuvent prendre les banques centrales.

Entre les dommages économiques et les pertes non-assurées, les risques climatiques sont susceptibles de se muer en "cygne vert", ont-il mis en garde, en référence au concept de "cygne noir" développé en 2007 par le philosophe et ancien courtier Nassim Nicholas Taleb.

Un "cygne noir" dans le monde de la finance est un événement rare, très improbable, imprévisible, et aux conséquences dévastatrices.

"L'augmentation de la fréquence et de l'intensité des événements climatiques extrêmes pourrait entraîner des pertes financières non-linéaires et irréversibles", a souligné François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, en préface de ce recueil de travaux.

Les banques centrales, dont une des grandes missions est de garantir la stabilité du système financier, ont un rôle clé à jouer, notamment en développant des outils analytiques pour tenir compte des risques climatiques ou en investissant une partie des réserves monétaires dans des obligations vertes.

Pas de "remède miracle"

Mais elles n'ont pas de "remède miracle", a insisté Luiz Awazu Pereira da Silva, directeur général adjoint de la Banque des règlements internationaux, institution considérée comme la banque centrale des banques centrales, et membre du groupe de travaux.

Les banques centrales ne peuvent pas à elles seules atténuer les risques, ont insisté les auteurs de ces travaux, appelant à coordonner les efforts avec les gouvernements, le secteur privée et la société civile.

Pour contribuer à l'essor des obligations vertes, la BRI a créé en septembre un fonds qui doit permettre au banques centrales d'y recourir plus fréquemment. Selon une étude publiée peu avant dans son rapport trimestriel, le rendement des obligations vertes est dans l'ensemble comparable à ceux d'autres obligations, mais l'étroitesse du marché et le manque de liquidité freinent encore leur utilisation par les banques centrales.

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Commentaires
a écrit le 20/01/2020 à 20:56 :
Charbon Chine Inde Usa Allemagne Pologne = 60 % France= 0.9 %
a écrit le 20/01/2020 à 20:04 :
Le bâtiment de la Banque de France sur la photo... l'image de la France! Une ruine... sur lesquelles viendront se vautrer celles de la Macronie.
a écrit le 20/01/2020 à 20:01 :
Ils vont faire une nouvelle taxe ou un système du genre!

En tout cas, pour un individu, je crois surtout que moins vous aurez d'argent sur le compte est plus vous serez certains des choix que vous en ferez !!!
a écrit le 20/01/2020 à 18:02 :
Ils s'en tapent ils ne sont paramétrés que pour calculer à court et très court terme et voient que pour l'instant ça leur coûterait bien plus cher de sauver la planète et son humanité plutôt que de continuer à les détruire.

Il serait temps d'arrêter de penser nos mégas riches éclairés, il est bien plus facile et de ce fait générant des analyses bien plus logiques de les voir tels les aliénés mentaux qu'ils sont réellement.

CQFD

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