Le dérèglement climatique risque d'être synonyme de pertes financières
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Photo d'illustration
Charles Platiau
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Entre les dommages économiques et les pertes non-assurées, les risques climatiques sont susceptibles de se muer en "cygne vert", ont-il mis en garde, en référence au concept de "cygne noir" développé en 2007 par le philosophe et ancien courtier Nassim Nicholas Taleb.
Un "cygne noir" dans le monde de la finance est un événement rare, très improbable, imprévisible, et aux conséquences dévastatrices.
Les banques centrales, dont une des grandes missions est de garantir la stabilité du système financier, ont un rôle clé à jouer, notamment en développant des outils analytiques pour tenir compte des risques climatiques ou en investissant une partie des réserves monétaires dans des obligations vertes.
Mais elles n'ont pas de "remède miracle", a insisté Luiz Awazu Pereira da Silva, directeur général adjoint de la Banque des règlements internationaux, institution considérée comme la banque centrale des banques centrales, et membre du groupe de travaux.
Les banques centrales ne peuvent pas à elles seules atténuer les risques, ont insisté les auteurs de ces travaux, appelant à coordonner les efforts avec les gouvernements, le secteur privée et la société civile.
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Pour contribuer à l'essor des obligations vertes, la BRI a créé en septembre un fonds qui doit permettre au banques centrales d'y recourir plus fréquemment. Selon une étude publiée peu avant dans son rapport trimestriel, le rendement des obligations vertes est dans l'ensemble comparable à ceux d'autres obligations, mais l'étroitesse du marché et le manque de liquidité freinent encore leur utilisation par les banques centrales.
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