Le « moins de voitures » à Paris atteint-il ses limites ?
Nabil Bourassi
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Photo prise lors de la grève RATP du 13 septembre 2019 contre la réforme des retraites.
Reuters
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Photo prise lors de la grève RATP du 13 septembre 2019 contre la réforme des retraites.
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Vases communicants ? À quelques jours d'intervalle, deux chiffres sont venus frapper les esprits de tous ceux qu'intéresse la question de l'évolution des mobilités en Île-de-France, sujet de polémiques et d'énervement tant des automobilistes que des usagers des transports en commun. D'un côté, la fréquentation des transports publics parisiens a augmenté de 5 % entre 2013 et 2018, selon une enquête du Parisien basée sur les données de la RATP... Soit un trafic supplémentaire de 220.000 passagers par jour ! Deux jours plus tard, Île-de-France Mobilités publiait son « Enquête Globale Transport » et nous apprenait qu'entre 2010 et 2018 les déplacements en voiture avaient diminué de 4,7 % en Île-de-France.
Faut-il voir dans ces deux chiffres un rapport de causalité ? La baisse du trafic automobile signifie-t-elle une mobilité plus qualitative, ou traduit-elle simplement une mobilité motorisée plus contraignante ? Il se pourrait que la deuxième réponse soit la plus plausible, puisque d'après les chiffres publiés par Le Parisien, la hausse de la fréquentation du métro reflète une très forte saturation de celui-ci. Jusqu'à quatre passagers par mètre carré, et des métros bondés jusqu'à 120 % de leurs capacités. Ainsi, la politique de réduction du trafic automobile menée de façon volontariste par la mairie de Paris s'est en partie traduite par une saturation des transports publics. Si ce constat se confirme, cela laisse entendre que les transports publics parisiens ne sont plus en capacité d'absorber de nouvelles initiatives de baisse du trafic. En tout cas, tant que de nouveaux investissements ne permettront pas d'offrir plus de solutions alternatives à la voiture.
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Nabil Bourassi