Le transport et la distribution d'électricité, le nouveau terrain de jeu du BTP
César Armand
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La question du transport et de la distribution d'électricité n'a jamais électrisé les foules. L'objectif de réduire de 10% la consommation d'énergie du pays d'ici à 2024 et la menace d'un black-out cet hiver a, en revanche, fait prendre conscience de cet enjeu stratégique. En France comme ailleurs, l'électricité circule depuis l'endroit où elle est produite jusqu'à son consommateur final.
Dans notre pays, RTE se charge de son transport depuis les centrales et/ou les installations d'énergies renouvelables, notamment via les lignes à haute voire très haute tension (THT). Puis passé le poste de transformation, Enedis la distribue en basse tension jusqu'aux logements des particuliers, ainsi qu'aux autres sites privés et publics (bureaux, commerces, industries...). Autrement dit, deux filiales d'EDF, en passe d'être renationalisées, acheminent, entretiennent, exploitent et gèrent l'ensemble du réseau.
Cette situation de quasi-monopole public reste un cas à part en Europe et dans le monde. Pas plus tard que le 3 octobre, Vinci a signé deux partenariats publics-privés avec l'Agence nationale de l'énergie électrique brésilienne portant sur le financement, la conception, la construction et l'exploitation de lignes à THT pour près de 1 milliard d'euros.
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En vingt ans, sa filiale Cobra IS a déjà réalisé 32.000 kilomètres de lignes à très haute tension. Si elle les avait conservées, elle détiendrait, à date, 25% du parc, mais elle a tout revendu à des investisseurs. Pour ces nouvelles lignes, « nous n'écartons pas l'idée d'ouvrir le capital, mais la décision n'a pas encore été prise », dit encore le cadre dirigeant du groupe coté. Et ce, dans un contexte où la profondeur de marché reste énorme : 30.000 kilomètres de lignes à THT sont prévues dans les dix ans à venir.
César Armand