Nucléaire, photovoltaïque...la France adopte (finalement) sa feuille de route énergétique

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(Crédits : Reuters)
Initialement attendue fin 2018, l'adoption de ces nouvelles orientations, en particulier en matière de nucléaire, avait pris beaucoup de retard. Le gouvernement parle de textes "structurants", "incarnant une volonté". Mais des ONG pointent des "objectifs insuffisants".

Le gouvernement a finalement adopté jeudi 23 avril sa feuille de route énergétique à l'horizon 2028, qui grave dans le marbre sa volonté de développer les renouvelables et de réduire le nucléaire dans la production d'électricité.

La programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) pour 2019-2028 "est adoptée", selon un décret paru au Journal officiel.

Son adoption était initialement attendue fin 2018, mais ce texte aux multiples implications aura pris beaucoup de retard.

Un second décret, visant l'adoption de la stratégie nationale bas-carbone (SNBC), a également été publié jeudi. Celle-ci fixe comme objectif la neutralité carbone de la France à l'horizon 2050.

Lire aussi : Nucléaire : des réacteurs promis à la fermeture... mais sans précipitation

"Nous publions aujourd'hui des textes écologiques structurants, qui impliquent la décarbonation de tous les secteurs d'activités et qui incarnent notre volonté intacte de poursuivre la transition écologique de notre pays", a souligné Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique et solidaire, dans un communiqué.

L'objectif de fermer 14 réacteurs nucléaires

Les arbitrages dans le secteur de l'énergie avaient été esquissés dès la fin 2018 par le président Emmanuel Macron et le projet de PPE avait ensuite connu plusieurs versions avant d'être soumis à consultation en début d'année.

Sur le nucléaire, le gouvernement confirme l'objectif de fermer 14 réacteurs d'ici 2035, dont les deux de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) qui doivent s'arrêter cette année. Le premier a déjà été arrêté en février, le second doit l'être le 30 juin.

La France cherche ainsi à réduire sa dépendance au nucléaire en ramenant sa part dans sa production d'électricité à 50% en 2035, contre plus de 70% aujourd'hui.

Sur le fond, la PPE publiée jeudi reprend pour l'essentiel le texte qui avait déjà été rendu public et mis en consultation. Il ne diverge que sur quelques mesures techniques portant sur les réseaux de chaleur (avec une sortie accélérée du charbon) et le photovoltaïque, selon le ministère de la Transition écologique et solidaire.

"Nous nous réjouissons de la publication de la PPE, qui donne, dans ce moment particulier de notre histoire, de la visibilité à nos différentes filières et confirme l'engagement de la France dans la transition énergétique", a salué Jean-Louis Bal, le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER).

Un manque d'ambition selon les ONG

"Mais, nous devrons tous être très attentifs aux moyens mis en œuvre pour atteindre, dans les délais, les objectifs fixés", a-t-il ajouté, dans un communiqué.

Des ONG de défense de l'environnement ont en revanche critiqué le texte, estimant qu'il manquait d'ambition.

"Le gouvernement s'est refusé à intégrer les mesures complémentaires nécessaires à l'atteinte des objectifs climatiques - pourtant insuffisants - et de baisse de la consommation d'énergie de la France", ont jugé dans un communiqué commun plusieurs associations (Réseau Action Climat, Amis de la Terre, Greenpeace, France Nature Environnement...).

"Il acte ainsi l'écart entre les discours et les actes et se prive de leviers clés pour une reprise économique compatible avec l'Accord de Paris", ont-elles estimé.

Lire aussi : Coronavirus: EDF pourrait suspendre des réacteurs nucléaires

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Commentaires
a écrit le 26/04/2020 à 13:06 :
Belle exemple de democratie...
Sans débats parlementaires, n'y discutions publique, l'on vient de acté la fermeture d'un certain nombre de réacteurs nucléaires....
Alors qu'ils n'y a toujours pas de solututions dè remplacement viable ....
a écrit le 24/04/2020 à 19:42 :
C'est par la Chine que le renouveau du nucléaire est en train de s'affirmer.
Car l'Empire du Milieu est confronté à un triple défi:
* accroissement vertigineux de sa consommation électrique à 10% par an avec un basculement accéléré et subventionné à un parc phénoménal de véhicules électriques (sachant que la Chine est leader ds la production de pack de batteries embarquées) et l'explosion d'appli internet dt la Chine est devenue en qcqs années un leader mondial incontesté ( réseaux sociaux, fichage et suivi sociétal des citoyens, vidéo surveillance généralisée avec IA de reconnaissance faciale, e-commerce, leader mondial de la 5G et bientôt de l'internet des objets... ).
* pollution accélérée de l'air des métropoles qui n'est probablement pas étrangère à la propagation du virus ds la mégapole de Wuhan.
* forte ambition dans la transition énergétique, sachant que la Chine est le ppal pollueur de la planète et qu'avec son 1400 millions d'habitant, elle pollue bcp plus par hab que la France et ses 67 millions hab, côté face de l'Usine du Monde ( 6.8 t CO2 / 4.6 t ).

Pour contenir sa dépendance accélérée au charbon, elle s'est dotée d'un ambitieux programme de ctrales nucléaires avec 46 réacteurs en service et 12 en construction et dc dépassera ss peu la France en nbre de réacteurs après la fermeture complète de Fessenheim. D'autant plus que par les divers transferts de technologie dt les groupes français ne sont pas étrangers, elle maîtrise totalement ttes les étapes de cette technologie de pointe depuis la conception, le génie civil, la fonderie, le génie électrique et hydraulique, tt en s'inspirant de la technologie française du recyclage du combustible ds un contexte à long terme de raréfaction de l'uranium naturel.
Mais l'ambition chinoise ne s'arrête pas là, car avec 7% de production électrique nucléaire à terme, elle est encore très loin de basculer à une production décarbonée constituée à ce jour de 70% de charbon.
Et les projections parlent d'au minimum 100 réacteurs au tournant du 1/2 siècle.
( cf: Le Monde " Le nucléaire chinois accélère en 2018" ( rubrique sciences janv 2018 )
a écrit le 24/04/2020 à 17:29 :
HALTE A LA CENSURE:

-je rectifiais simplement les fausses informations du lobby nucléaire :l'Allemagne en 2019 c'est 46 % d'électricité renouvelable et 39 % de fossile carboné,cette année la part de marché du renouvelable augmentera d'au moins 6 % supplémentaires.

-quant à l'avenir du nucléaire il faut arrêter de se moquer du monde :les 3 réacteurs de Flamanville sont à l'arrêt , 0 kwh et des milliers de personnes à payer quand même, la France contemple sa cathédrale nucléaire dévastée.

-dans le monde le nucléaire est passé de 16,5 % en 1996 à 10 % en 2018 :on comprend pourquoi ILS censurent :le nucléaire fin de partie.
a écrit le 24/04/2020 à 17:28 :
Je renouvelle mon commentaire en réponse aux contre-vérité de Medocain. Il semble que pour la Tribune certain type de commentaires soient plus facile à publier que d'autres!

Tout le monde s'accorde sur le fait que la transition énergétique allemande est un fiasco retentissant :

- fiasco économique après un investissement de plus de 400 milliards d’euros sur les 10 dernières années mais un prix de l’électricité 2 fois plus élevé qu’en France.

- fiasco écologique avec une réduction très faible de leur émission de CO2 qui reste à peu près 8 fois plus élevée que les niveaux d’émission français et qu’encore plus de 50% de la production d’électrique provient des énergies fossiles (charbon, gaz, fioul).

- fiasco environnemental avec le développement de milliers d’éoliennes géantes qui défigurent les paysages, ruinent la vie de milliers de riverains, saccagent des milliers d’hectares de forêts et de terre agricole et laisseront sur place des dizaines de millions de tonnes de béton armé.

Malgré ce constat sans appel, il y a encore des individus aveuglés par l’idéologie pour affirmer que les filières énergies renouvelables intermittentes deviennent les moins chères du monde bien qu’elles restent hautement subventionnées via l’ensemble des contribuables, et qu’elles ne peuvent répondre à la demande sans être régulièrement supplées par les filières pilotables et en particulier la filière nucléaire qui, elle, ne produit pas de gaz carbonique.
Peut-être pourra-t-on stocker à grande échelle l’électricité dans l’avenir mais rien n’est moins sûr ; par contre il est certain que ce stockage de masse aura un coût très élevé.
a écrit le 24/04/2020 à 15:24 :
Le nucleaire est un horreur qui empoisonne le monde et tout le monde. Lisez Secret Fallout par le celebre Dr Sternglass, un des plus eminents scientifiques nucleaires dans le monde entre 1950 - 2010 approx. Pourquoi est-ce qu'ici dans le pays de Pasteur qu'on ne trouve quasiment pas le lait pasteurise, seulement sterilise? Parce que les reacteurs degagent Iodine 131 qui tombe sur les herbes, est ingeste par les vaches et se concentre dans le lait. Il faut laisser du temps pur l'isotope de se degrader - donc on sterilise le lait et le delai entre vache et votre bouche peut s'etendre - sinon tous les francais auraient cancer du thyroide. Sternglass a prouve egalement que le nucleaire a cause une grande baisse dans l'intelligence de la population depuis son instauration - lisez son livre. Absence d'accents - clavier britannique.
a écrit le 24/04/2020 à 13:16 :
Quand on annonce avoir pour objectif de decarbonner l'économie, on évite d'annoncer dans le paragraphe suivant que l'on ferme le moyen de production d'énergie émettant le moins de CO2, cela fait tâche.
Avec la fermeture de Fessenheyim EDF à déjà annoncé devoir faire tourner des centrales à charbon pour cet hiver, imaginez avec 14 centrales fermées de plus...

Climat, la dernière des priorités...
a écrit le 24/04/2020 à 7:57 :
C'est donc un gouvernement lâche et/ou incompétent qui décide de sacrifier notre plus beau fleuron industriel national : le nucléaire.
Lâche car prendre des décisions "courageuses" pour 2035, c'est du genre "courage fuyons" ; mais c'est le denier de Judas attendu par nos "écolos" politiques qui ont fait du nucléaire leur cheval de bataille
Incompétent car il est évident que le nucléaire tient à bout de bras notre économie chancelante, et c'est d'autant plus évident en ces temps de crise. Mais supprimer cette énergie 100 % nationale (donc qui garantit notre indépendance), fiable (elle produit sur demande contrairement à l'éolien) et bon marché (l'éolien est surtout payé par des taxes qui le subventionnent, pas le nucléaire), c'est faire une erreur ou plutôt une faute grave.
D'autre part les scientifiques dont je fais partie savent bien que les énergies dites renouvelables que défend leur lobby SER sont limitées à 30 % du mix de production pour des raisons techniques (elles produisent de manière aléatoire, il faut les compenser en permanence) et économiques (plus il y a de renouvelables plus sur valeur économique se dégrade.
Autant il faut reconnaître que Macron gère correctement la crise sanitaire, autant pour l'énergie c'est un amateur voire un apprenti sorcier.
J'appelle tous les scientifiques qui ne peuvent contester ce qui précède à lui faire savoir qu'on s'en souviendra lors des toutes prochaines élections présidentielles et législatives.
a écrit le 23/04/2020 à 23:44 :
Quel est l'important ds cette affaire ?
Avt tt réduire la dépendance à l'énergie carbonée ds la lutte contre le changement climatique.
Cerise sur le gâteau, on réduit la part du nucléaire, pourtant énergie decarbonee, pour donner tte leur place aux EnR, ppalement l'éolien offshore et le photovoltaïque, tt en supprimant les ctrales à charbon.
Or quel est le contexte futur de la consommation électrique ??
Un usage accru de l'électrique ds les transports : développement du marché de la voiture électrique, des transports publics et poids lourds électriques ( via H2) en remplacement de l'énergie carbonée fossile.
Une augmentation de la consommation électrique par l'explosion des échanges de données avec la multiplication des data centers (réseaux sociaux / internet des objets / e- commerce / voiture autonome / mobilité partagée / streaming et visio conférences ...), contribuant à diminuer le poids des transports individuels.
A terme, on aura bien une baisse des énergies fossiles mais en contrepartie, une forte consommation électrique.
Ds cette hypothèse, sauf à inonder le territoire en fermes photovoltaïques ( pouvant réduire les massifs forestiers ou pire empiéter sur des terres agricoles) ou en fermes éoliennes ( sur les massifs montagneux), la suppression de 14 ctrales nucléaires anciennes s'accompagnera nécessairement de la création d'un certain nbre de nx réacteurs EPR ou équivalent, ou à défaut de ctrales à GN, ce qui irait à l'encontre de l'objectif de decarboner l'énergie et de plus, accroitrait notre dépendance aux appros extérieurs.
Pour les ONG, ça manque peut-être d'ambition ( mais quel est l'utilité de ces ambitions écolo utopiques dt les dossiers n'ont pas dépassé le niveau des placards?? On se souvient de la fumeuse et nébuleuse étude Negawatt du début des années 2010 sur la décroissance énergétique...), mais c'est pas grave, car au moins c'est réalisable.
a écrit le 23/04/2020 à 17:44 :
Le Nucleaire est fini:
le prix du kwh nucléaire augmente sans cesse malgres les subventions massives (R&D payée par l'état, augmentations de capital de EDF et areva), alors que le prix des renouvelables baisse sans cesse!
Même le Senat, relativement conservateur, l'a reconnu dans son rapport sur le sujet, il y a déjà 2 ans!
Bientôt EDF ne trouvera plus preneur aux prix à 42 Eu pour l'électricité ARENH. Cela est passé prêt quand le conseil d'état, la semaine dernière, a débouté les fournisseurs alternatifs qui voulaient rompre leurs contrats ARENH, car les prix de gros ont chuté avec baisse de la conommation cause Covid.
Réponse de le 24/04/2020 à 8:30 :
Je crois (et non j'espère..) que si le pétrole reste à ces bas coûts, il va être impossible de financer les énergies renouvelables. La fermeture des centrales se comprend aussi comme la gestion des centrales vieillissantes. Donc, le nucléaire n'est pas fini (les décisions restent à prendre après le démarrage de Flammenville), les énergies renouvelables sont dans la panade, on ne parle même pas dans l'article d'éolien (le terrestre est fini (22% de charge et personne n'en veut) reste le off-shore à 50%).. il est urgent de ne rien bousculer -nous avons assez d'autres problèmes à gérer.
Réponse de le 24/04/2020 à 8:36 :
Vous n'avez rien compris. Avant la crise sanitaire, tous les pseudo concurrents d'EDF se précipitaient pour avoir leur part de l'ARENH. Ils e précipiteront à nouveau une fois la reprise en cours, soyez en certains. Et l'ARENH sera revu à la hausse.
Quant aux subventions, vous semblez ignorer que la parc nucléaire actuel a été entièrement financé par EDF, l'Etat actionnaire n'ayant pas mis un kopeck dans l'investissement, ce qui aurait été plus que légitime pour un actionnaire. Alors que l'éolien et le solaire sont essentiellement financé par des taxes que chacun d'entre nous paye sans le savoir.
Même s'il est exact que le coût de production de l'éolien ou du solaire baisse avec les progrès technologiques, leur intermittence les cantonne à une utilisation marginale (moins de 30 % du mix) en raison de leur fonctionnement aléatoire. Si vous souhaitez vous cultiver, tapez "Finon/Lévêque" sur Google et vous lirez les conclusions de ces éminents économistes : plus on développe ces énergies aléatoires plus leur valeur économique s'effondre.
Ce n'est pas la solution, sauf pour les lobbies qui s'engraissent sur le dos des contribuables.
Réponse de le 24/04/2020 à 12:00 :
Le nucléaire est terminé.Le lobby a beau se déchaîner sur tous les médias et donner des chiffres FAUX:exemple en 2019 les énergies renouvelables allemandes ont représenté 46 % et 39 % pour le fossile carboné , et depuis le début de l'année , comme tous les ans , les renouvelables augmentent leur part de marché de 6 %.

Pendant ce temps la France contemple avec effroi sa cathédrale en ruine de Flamanville :les 3 unités à l'arrêt , 0 kwh et des milliers de personnes à payer .
Le nucléaire représentait dans le monde 16 ,5 % de l'électricité dans le monde en 1996 , c'était 10 % en 2018 , les USA ont commencé à déconstruire sérieusement :4 centrales fermées en 4 ans.

Reste la France et sa ligne Maginot :mais EDF est en faillite
Réponse de le 24/04/2020 à 12:00 :
Le nucléaire est terminé.Le lobby a beau se déchaîner sur tous les médias et donner des chiffres FAUX:exemple en 2019 les énergies renouvelables allemandes ont représenté 46 % et 39 % pour le fossile carboné , et depuis le début de l'année , comme tous les ans , les renouvelables augmentent leur part de marché de 6 %.

Pendant ce temps la France contemple avec effroi sa cathédrale en ruine de Flamanville :les 3 unités à l'arrêt , 0 kwh et des milliers de personnes à payer .
Le nucléaire représentait dans le monde 16 ,5 % de l'électricité dans le monde en 1996 , c'était 10 % en 2018 , les USA ont commencé à déconstruire sérieusement :4 centrales fermées en 4 ans.

Reste la France et sa ligne Maginot :mais EDF est en faillite
Réponse de le 24/04/2020 à 14:53 :
Si c’était aussi simple voire simpliste !!! Les énergies renouvelables sont financées en partie par les taxes que nous payons sur le kw/h consommé !!! Le prix de ce Kw/h malgré le poids de ces taxes est un des moins chers d’Europe occidentale, autour de 15 centimes. Modifier le rapport de l’énergie produite entre nucléaire et renouvelable en faveur de ces derniers, dit forcément renchérissement du prix du kw/h vendu aux consommateurs. Tant pis pour eux !!!
Réponse de le 24/04/2020 à 17:04 :
Baisse de la consommation électrique oui, dans les entreprises, mais pas dans les foyers. Il faudrait voir à se renseigner sur la quantité (astronomique) de panneaux photovoltaique et d'éoliennes qu'il faudrait pour remplacer les centrales nucléaire, certes non polluantes en CO2 mais polluantes d'une autre façon. On risque de devoir faire venir de l'électricité d'Allemagne (centrales au charbon) par exemple pour combler le manque en France. Mais bon, ça pollue en Allemagne et pas en France, donc on s'en fout
a écrit le 23/04/2020 à 15:18 :
Bien sûr que ce projet ( ce n'en est pas un ) manque d'ambition , le marché va résoudre toutes les contradictions en cours:les 50 % de nucléaire en 2035 seront dépassés , à la baisse bien, avant cette date , car l'électricité nucléaire est la plus chère du monde et de loin , et notre concurrent le plus proche , l'Allemagne , avec ses 60 % d'électricité renouvelable à bas prix de revient, est en train de ruiner notre ligne Maginot nucléaire , comme en 1940.
Cela va aller vite : il faut d'ores et déjà recapitaliser EDF cette année après les 4 milliards d'il y a 2 ans (11 milliards en comptant Areva),EDF est en faillite.
Réponse de le 23/04/2020 à 16:14 :
Tout le monde s'accorde sur le fait que la transition énergétique allemande est un fiasco retentissant :
- fiasco économique après un investissement de plus de 400 milliards d’euros sur les 10 dernières années mais un prix de l’électricité 2 fois plus élevé qu’en France.
- fiasco écologique avec une réduction très faible de leur émission de CO2 qui reste à peu près 8 fois plus élevée que les niveaux d’émission français et qu’encore plus de 50% de la production d’électrique provient des énergies fossiles (charbon, gaz, fioul).
- fiasco environnemental avec le développement de milliers d’éoliennes géantes qui défigurent les paysages, ruinent la vie de milliers de riverains, saccagent des milliers d’hectares de forêts et de terres agricoles et laisseront sur place des dizaines de millions de tonnes de béton armé
.
Malgré ce constat sans appel, il y a encore des individus aveuglés par l’idéologie pour affirmer que les filières énergies renouvelables intermittentes deviennent les moins chères du monde bien qu’elles restent hautement subventionnées via l’ensemble des contribuables, et qu’elles ne peuvent répondre à la demande sans être régulièrement supplées par les filières pilotables et en particulier la filière nucléaire qui, elle, ne produit pas de gaz carbonique.
Peut-être pourra-t-on stocker à grande échelle l’électricité dans l’avenir mais rien n’est moins sûr ; par contre il est certain que ce stockage de masse aura un coût très élevé.
Réponse de le 23/04/2020 à 17:10 :
"Tout le monde s'accorde" :non le lobby nucléaire seulement.Le prix de gros de l'électricité est inférieur en Allemagne , il suffit de lire les chiffres de RTE et les conséquences dramatiques pour EDF, qui est en faillite !

-mensonge énorme des nucléophiles concernant les énergies fossiles:la semaine passée l'électricité allemande était à 4 % d'origine charbon , 10 % lignite , 9 % gaz , 13 % nucléaire, 63 %renouvelable.
-la ruine écologique c'est en France avec les stockages de déchets nucléaires et de plutonium pendant des milliers d'années , 57 % de l'eau douce pompée et polluée en permanence par le nucléaire civil (source EDF)
-quant au CO2 , si les partisans du tout nucléaire en parlent tant c'est pour éviter de parler des rejets de chaleur , pour chaque kwh élec , le nucléaire rejette 2,33 kwh de chaleur dans la nature
Le marché va mettre un terme à cette comédie , la France ne pourra pas renflouer en permanence ce fiasco planétaire : le nucléaire représentait
16 ,5 % de l'électricité mondiale en 1996 , 10 % en 2018;
Fin de partie
Réponse de le 23/04/2020 à 19:51 :
@medocain
L'Allemagne fait des efforts dantesques, mais son principal enjeu va être la stabilité du réseau. Vous avez raison sur le fait que les Enr produisent désormais pour moins cher. À petite dose, cela se fait sans heurts car les grosses centrales classiques absorbent l'intermittence. À haute dose, l'Allemagne a déjà mis l'Europe proche du blackout. Dans son scénario 100% Enr, l'Allemagne envisage des centrales de turbinage à air comprimé ou des parcs de batteries (55 GW versus 100 GW d'éolien). Ce sont des technos qui n'existent tout simplement pas (encore) à cette échelle. En attendant, c'est un cercle vicieux. En forte période, les Enr déstabilisent le réseau et font chuter le prix en dessous de 0, les centrales thermiques morflent et deviennent de moins en moins rentables. les énergéticiens les ferment ce qui rend le réseau de plus en plus fragile. Il va falloir une solution au stockage car le réseau va finir par sauter.
Réponse de le 24/04/2020 à 1:26 :
Medocain, je tempère qcq peu votre ardeur particulièrement réductrice qd on veut faire dire aux chiffres n'importe quoi (avec 1 sem de consommation par tps anticyclonique et dc ensoleillé).
La consommation électrique teutonne sur 2019 comprend 45% de fossile,( dt 19% de lignite , 10% de charbon et 16% de GN), 15% de nucléaire, et seulement... 40 % ENR ( eolien 21% , photo 8%, biomasse 8%, hydro 3%), ce qui est déjà très conséquent, avec un potentiel pratiquement atteint.
Par son choix catastrophique d'éradiquer le nucléaire, Merkel a réactivé les ctrales thermiques au charbon et pires que ttes, au lignite avec d'énormes mines à ciel ouvert ds la Rhur, au rendement désastreux ( car le lignite est un charbon dégradé au faible pouvoir calorifique) , aux pollutions aux particules fines et poussières étouffant tte une région.
Moralité : en l'espace d'une décennie, l'Allemagne est devenue le pays le plus polluant d'Europe de l'W, produisant près de 10 t de CO2 par Hab qd la France est à 4.6 t, tandis que le poids financier de ce choix politique fait payer au consommateur un kW près de 3 fois plus cher qu'en France.
Qt à EDF, E quasi nationalisée qui ne maîtrise pas la fixation du PV de son kW au public, est handicapée par les lourds investissements en sûreté post Fukushima et les gouffres financiers que représente la construction de réacteurs EPR ( 15 mds de dépassement budgétaires pour les 2 projets en cour).
Réponse de le 24/04/2020 à 15:43 :
Jute une question : sans nucléaire en France ni charbon (espérons-le) bientôt en Allemagne, comment allez-vous faire fonctionner les industries et satisfaire aux besoins des particuliers en électricité, notamment les soirs d'hiver où il fait très froid ? Hein ?
Ne répondez pas "stockage" : ça n'existe pas, ça n'existera pas du moins à grande échelle (pour mon smartphone ça va) ou alors en multipliant par 3 le prix TTC déjà délirant des énergies intermittentes.
"Le sage montre la lune mais l'idiot regarde le doigt"

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