La rénovation énergétique de masse est en route dans les Pays de la Loire. « A cette échelle, c'est une première sur le territoire ligérien et français », reconnait Axel David, directeur général de l'Union Sociale de l'Habitat des Pays de la Loire (45 organismes HLM, 230.000 logements sociaux, 1 milliard d'euros de commandes) qui vient de signer une convention de partenariat avec la Banque des Territoires pour investir 150 millions d'euros dans le financement de la rénovation énergétique de plus de 2.000 logements sociaux des Pays de la Loire. « Nous avions un problème sur un parc de pavillons « électriques », construits dans les années 1970-80 dont les consommations énergétiques étaient trop importantes », rappelle-t-il. « Alors, nous avons regardé les démarches de réhabilitation qui se faisaient ailleurs...», avance-t-il.
Le « ailleurs » se situait aux Pays-Bas où 5.684 logements ont été rénovés selon les critères d'EnergieSprong (« saut énergétique » en hollandais). Ce programme soutenu par l'Union européenne, déployé en Allemagne, en Italie, en Grande-Bretagne, sur le continent américain et, depuis 2016, en France par la société GreenFlex, bénéficie de financements nationaux et européens, et est supervisée depuis 2019 par les pouvoirs publics, à travers la DGEC (Direction générale de l'Energie et du Climat) et l'agence de la transition écologique Ademe. Le principe ? Des rénovations réalisées sur sites occupés, en un temps court, et garantissant une consommation « zéro énergie » sur le long terme (30 ans), grâce à sa propre production d'énergie dont les excédents pourront être revendue sur le réseau. « C'est l'un des principes de ce modèle économique, qui nous permet d'investir lourdement et sur lequel nous avons beaucoup travaillé avec la Banque des Territoires pour permettre un équilibre sur le long terme. D'un autre côté, ce modèle repose sur des garanties de performances énergétiques grâce au suivi de groupements d'entreprises qui assurent l'entretien et la maintenance pour ne pas avoir à réinvestir dans le logement au cours des années suivantes », explique Axel David.