Face aux problèmes de sûreté, Airbus embauche des "hackers maison"

Béatrice Girard
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Risque d'explosions, d'intrusion, cyber attaques, sabotages, menaces sol-air, menaces physiques... La liste des menaces potentielles en matière de transport aérien est longue. Suffisamment pour que l'école nationale de l'aviation civile (Enac) y consacre une journée d'échanges, le 10 octobre dernier, à Toulouse. Des représentants du secteur de tous horizons, aéroports internationaux, direction générale de l'aviation civile, représentants de l'État, ont partagé leur vision et leurs stratégies sur cette question.
Pascal Andrei notamment, chief product security officer d'Airbus Group (chef de produit, responsable de la sécurité) a livré sa vision d'avionneur face à cette réalité.
En matière de menaces physiques, l'avionneur adresse notamment des listes de menaces potentielles, dans ses analyses de risques aux compagnies aériennes et aux aéroports.
Illustration avec les menaces d'explosions. Un risque que l'avionneur a longtemps laissé entre les mains des aéroports et des services de renseignements, depuis le sol.
Par ailleurs, le service sûreté d'Airbus travaille en étroite collaboration avec les designers de cabines pour augmenter leur niveau de sécurité dès la conception. Des programmes d'innovation concernent aussi des solutions de biométrie pour sécuriser les moyens d'accès au cockpit.
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Ces dernières années, avec le développement des drones et l'utilisation des lasers par le grand public, l'aviation civile a dû faire face à de nouvelles formes de menaces. "Ces lasers qui ont une portée de 100 km généralement, constituent une vraie menace pour nos avions aujourd'hui a expliqué Pascal Andrei. Nous travaillons d'ailleurs à la mise au point de filtres lasers multifréquences et multi couleurs en partenariat avec la seule société au monde qui innove sur ce sujet."
Béatrice Girard