Après l'élection d'un nouveau bureau et d'un nouveau président, Éric Giraudier (président de l'UPE 30), à la tête de la CCI du Gard, le 27 février, la chambre consulaire gardoise a adopté son budget primitif 2017 lors de l'assemblée générale tenue le 27 mars. Celui-ci s'élèvera à 17,6 M€, selon la répartition suivante :
Pour ce premier budget de la nouvelle CCI 30, officiellement née le 1er janvier 2017, la procédure impliquait également la clôture des comptes 2016 des ex-CCI de Nîmes et d'Alès. S'agissant des comptes de la chambre nîmoise, présidée par Henry Douais (CPME 30) jusqu'aux élections consulaires de décembre 2016, le résultat net, révisé en juin 2016, était projeté à 4,03 M€, mais s'élèverait finalement à 800 000 € après l'audit demandé par Éric Giraudier (et toujours en cours).
S'agissant des comptes de la CCI d'Alès, Éric Giraudier renouvelle ses accusations de « gestion défaillante » contre son ex-président, Francis Cabanat. Le résultat net primitif, à l'équilibre initialement, aurait été révisé en perte de 1,19 M€ en octobre 2016, mais s'élèverait finalement en perte de 2,35 M€ selon l'audit en cours. « On s'achemine même vers 2,6 M€ », rajoute Éric Butel, nouveau trésorier de la CCI 30.
L'équipe d'Éric Giraudier pointe une autre anomalie : de « nombreuses avances à des entreprises ou des particuliers » accordées par la chambre alésienne « depuis plusieurs années », pour un montant global de 300 000 €. « Autant de créances que la CCI d'Alès n'a jamais provisionnées ou cherché à recouvrer », affirme Éric Giraudier.
C'est après avoir voulu accéder à ces éléments financiers, sans succès selon lui, qu'Éric Giraudier et cinq autres consulaires ont démissionné en bloc, provoquant l'AG du 27 février 2017 et l'élection d'un nouveau bureau, et entraînant de facto la mise à l'écart de Francis Cabanat, pourtant élu dans les urnes président de la CCI 30 en décembre 2016. En réaction, l'ex-président de la CCI d'Alès a saisi le tribunal administratif de Nîmes, le 22 mars, pour contester cette procédure et, notamment, l'élection d'Éric Giraudier, qu'il considère comme « illégale et usurpée ».
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De plus, dans un courrier adressé au Préfet de région (autorité de tutelle des CCI) et communiqué à la presse le 27 mars, le jour même du vote du budget, Francis Cabanat rappelle que la délégation alésienne (« représentant près de 9 000 entreprises ») n'a pas siégé à l'AG du 27 mars, « pour ne pas s'engager dans des délibérations qui seront invalidées ». Il questionne également le Préfet pour savoir s'il a donné son aval au nouveau bureau, au motif notamment que l'ordre du jour n'avait pas été transmis aux membres de la CCI 30.
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Éric Giraudier a lui-même répliqué, devant la presse, en indiquant que les seuls éléments sur la base desquels le Préfet pourrait invalider le bureau et mettre la CCI 30 sous tutelle seraient, selon le Code de commerce, l'absence de budget voté avant le 31 mars 2017, et l'absence de règlement intérieur (lui aussi voté le 27 mars). Et rajoute, dans sa propre réponse adressée par courrier à Francis Cabanat : « Je vous invite, à l'avenir, à ne plus faire usage de la qualité de président de la CCI du Gard ».
Francis Cabanat n'a pas donné suite aux sollicitations d'Objectif pour réagir aux éléments financiers communiqués par la CCI 30.
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