La compagnie nigériane Neconde Energy ouvre une procédure d'arbitrage contre Shell
Maimouna Dia

Shell pétrole afrique
Reuters
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Mêlée à plusieurs scandales judiciaires en Afrique, la compagnie pétrolière Shell est une nouvelle fois assignée en justice. L'information relayée par Reuters, émane d'une déclaration du PDG de la société nigériane Neconde Energy, Frank Edozie. Lequel a assuré que la compagnie pétrolière avait acheté une participation dans le champ pétrolier Oil Mining Lease (OML) 42 à Shell, en avril 2011. Le géant pétrolier, soupçonné également de polluer le Delta du Niger, continuait à produire du brut jusqu'à l'approbation de la licence de Neconde en novembre de la même année, par le ministère du pétrole.
Neconde qui apporte davantage de précisions sur la procédure en cours, avait lancé l'affaire d'arbitrage à Londres à la fin de l'année dernière pour tenter de récupérer des fonds, sans pour autant préciser à la presse, ni la somme demandée, ni les chiffres précis sur la quantité de brut prélevé et vendu de façon inappropriée par Shell. D'ailleurs, la compagnie anglo-néerlandaise, via son porte-parole a estimé juste qu'il y avait « un arbitrage entre Neconde et Shell », sans donner d'autres précisions.
Neconde Energy a annoncé la semaine dernière le rachat de sa participation dans OML 42 à la suite d'un appel d'offres concurrentiel et n'avait versée aucun paiement à un ancien employé de Shell ou à d'autres sociétés pour faciliter l'achat. Fin mars, Shell a déposé une plainte criminelle contre un ancien employé le soupçonnant d'avoir perçu des pots-de-vin dans la vente de 390 millions de dollars du champ Oil Mining Lease (OML) 42.
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Un porte-parole de Shell a déclaré que la décision de déposer une plainte pénale contre son ancien employé au cours de la vente n'est pas liée à la cause d'arbitrage. Le PDG de Neconde a également, en marge des charges contre Shell, déclaré que la société subit « une pression importante pour suivre les paiements aux banques » et qu'elle mène des négociations pour restructurer sa dette et augmenter ses fonds propres, estimés entre 500 et 600 millions de dollars. Pour ce faire, l'entreprise d'énergie compte sur un consortium de prêteurs comprenant des créanciers internationaux dont Africa Finance Corp, FBN Bank UK, Glencore et Afrexim, la Guaranty Trust Bank, la Diamond Bank ainsi que les banques nationales comme la Fidelity Bank et Access Bank.
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