Aéroport de Toulouse : le chinois Casil réagit après l'annulation de la vente

Pierrick Merlet

mike poon
Rémi Benoit

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Rémi Benoit
Depuis son arrivée aux commandes de l'aéroport Toulouse-Blagnac il y a 4 ans, ses prises de parole sont très rares. Mais au regard de la situation déclenchée la veille par une décision de justice, l'actionnaire chinois Casil Europe qui détient 49,99% des parts de la société de l'Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) a tenu à réagir.
En effet, cette juridiction a prononcé, mardi 16 avril, l'annulation de la procédure de vente des parts de l'État dans l'aéroport toulousain à Casil Europe. Pour rappel, cet actionnaire chinois était devenu l'actionnaire principal de l'infrastructure en l'échange de la somme de 309 millions d'euros en 2015.
Mais comme le précise Casil Europe, l'État dispose d'une période d'un mois désormais pour faire un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État. S'il ne le fait pas, la vente ne sera pas annulée pour autant dans les faits. Pour que cela soit le cas, le Collectif d'opposants à la privation d'ATB accompagné par l'avocat Christophe Léguevaques, qui viennent de remporter leur première victoire juridique, doivent maintenant saisir le tribunal de commerce de Paris. Ce qu'ils vont faire d'ici le milieu du mois de mai prochain. Cependant, pour contrer cette intention et mettre en avant son travail depuis son arrivée, Casil Europe tient à rappeler quelques chiffres.
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Si on met donc de côtés les polémiques sur la distribution des dividendes, la privatisation partielle de l'infrastructure semble présenter des temps de passage positifs. Quoi qu'il en soit, si le Tribunal de commerce de Paris annule la vente, Casil Europe devra rendre ses parts à l'État, ce dernier devra rembourser le prix de cession à l'actionnaire chinois et celui-ci devra rembourser les dividendes perçus depuis son arrivée, soit 30 millions d'euros. Déterminé à en finir, Christophe Léguevaques "espère que le tribunal rendra une décision en ce sens avant la fin de l'année".
Pierrick Merlet