Aéroport de Toulouse : trois candidats retenus pour le second tour

Florine Galéron

aeroport toulouse
Rémi Benoit

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Rémi Benoit
Casil Europe a fait un premier tri parmi les candidats prêts à racheter ses 49,99% dans l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Ils étaient une dizaine à avoir déposé début février une proposition d'intention auprès de la banque Lazard, mandatée pour gérer le dossier. À l'issue de ce premier tour, Vinci, Eiffage et le groupement BPCE ont été retenus pour la deuxième phase du processus, d'après une information confirmée à La Tribune par Françoise Laborde, sénatrice RDSE de Haute-Garonne.
Vinci, qui a racheté les parts de l'État dans l'aéroport de Lyon et qui s'est porté candidat pour la privatisation des Aéroports de Paris, s'est associé avec la Caisse des dépôts et à Predica (filiale de Crédit Agricole Assurances). Son rival du BTP Eiffage mène campagne seul. La troisième candidature est portée par le fonds d'investissement Ardian, la Banque Populaire Occitane, la Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées et le fonds Mirova (Natixis).
Comme nous l'indiquions le 30 janvier dernier, lors de ce second tour, les repreneurs potentiels recevront plus d'informations afin d'affiner leur proposition ferme.
Le dirigeant rappelle que Casil Europe pourrait aussi décider de ne pas vendre à l'issue du processus. Ce choix dépendra de la valorisation proposée par les repreneurs potentiels. La société d'actionnaires chinois a racheté à l'État 49,99% de parts dans l'aéroport en avril 2015 pour un montant de 308 millions d'euros et espère plusieurs offres au-delà de 500 millions d'euros. Mais le contrat de régulation économique (CRE) entre l'aéroport et l'État s'arrête au printemps, de quoi laisser planer l'incertitude.
En parallèle, "le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, rencontrera le 6 mars les représentants de la CCI, de Toulouse Métropole, du Conseil départemental et de la Région Occitanie (qui détiennent 40% dans le capital de l'aéroport, ndlr)", confirme à La Tribune Françoise Laborde, qui sera également présente. Cette dernière avait interrogé le ministre à ce sujet lors d'une prise de parole au Sénat.
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Les actionnaires locaux avaient adressé une lettre au Premier ministre fin janvier pour réaffirmer "l'absolue nécessité pour l'avenir de la plate-forme que l'État n'accompagne pas cette cession de la vente de ses propres parts".
Florine Galéron