Les serres de tomates XXL veulent continuer de grossir
Florine Galéron
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La culture de tomates sous serre et hors-sol, un modèle ultratechnologique et ultraproductiviste.
Rémi Benoit
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La culture de tomates sous serre et hors-sol, un modèle ultratechnologique et ultraproductiviste.
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C'est un projet qui a fait couler beaucoup d'encre depuis son lancement. Gilles Briffaud, agriculteur à la tête de 360 hectares de plantations de fruits et légumes en conventionnel dans le Sud-Ouest, a eu l'idée d'utiliser la chaleur émise par le brûlage des déchets de l'incinérateur de Bessières, à 30 kilomètres au nord de Toulouse, pour chauffer des serres hors-sol. Une première unité de trois hectares est construite en 2015. Les plants de tomates sont installés sur de la laine de roche, et une pompe d'irrigation leur fournit une eau où les salariés ont injecté les nutriments nécessaires au
développement du légume. Le procédé s'attire l'ire des écologistes. "On veut nous faire consommer des tomates sans goût et sans saveur dissimulées sous de la peinture
verte", tempête alors José Bosé. Le député européen va jusqu'à faire des serres de Bessières les cousines végétales de la ferme des 1 000 vaches. Quatre ans plus tard, deux serres supplémentaires portent la surface de production totale à 10 hectares, après 16,5 millions d'euros d'investissements. Gilles Briffaud défend son modèle :
Florine Galéron