L’industrialisation de la filière bio, un défi d’ampleur pour l'Occitanie

Florine Galéron
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L'Occitanie est depuis quelques années la première région bio de France.
Rémi Benoit

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L'Occitanie est depuis quelques années la première région bio de France.
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C'est un record que détient l'Occitanie depuis quelques années. Avec plus de 9 400 exploitations et 507 000 hectares certifiés bio ou en conversion, soit un quart des surfaces bio françaises d'après les chiffres de l'Agence bio, la région est la championne française de l'agriculture biologique et se classe au quatrième rang européen.
Le Gers est d'ailleurs le premier département de France en termes de surfaces engagées dans le bio. "C'est un département céréalier. Paradoxalement, c'est le territoire où l'on trouve aussi le plus fort usage de produits phytosanitaires dans l'agriculture conventionnelle ", relève Nathalie Masbou, présidente de la fédération des agriculteurs Bio Occitanie. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette avance.
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Au-delà des facteurs naturels, la Région Occitanie a également contribué à cet essor en engageant des subventions importantes pour inciter les agriculteurs à franchir le pas. Un peu trop importantes puisque, au départ, était prévue une aide annuelle de 300 euros par hectare : les détenteurs de grandes surfaces y ont vu une aubaine. Et très vite, la région a dû faire machine arrière, se rendant compte que l'enveloppe allouée ne suffirait pas. Elle a plafonné ces aides à 30 000 euros par exploitation et de manière rétroactive sur l'année 2015. Par la suite, un nouveau plafond à 15 000 euros est décidé pour l'année 2016. Certains agriculteurs décident d'attaquer en justice la collectivité.
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