Aéroport de Toulouse : "la mandature chinoise n'a pas été une catastrophe"

Pierrick Merlet

Le président de la CCI Occitanie est satisfait de l'arrivée d'Eiffage au capital de l'aéroport de Toulouse-Blagnac.
Photo DR

Pierrick Merlet

Le président de la CCI Occitanie est satisfait de l'arrivée d'Eiffage au capital de l'aéroport de Toulouse-Blagnac.
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Juste avant la fin de l'année 2019, le groupe français Eiffage a racheté les 49,99% du capital de l'aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) détenus par le Chinois Casil Europe, contre 507 millions d'euros. Une transaction qui a fait grand bruit en France en raison notamment de l'importante plus-value réalisée par le désormais ex-actionnaire asiatique arrivé aux affaires en 2015 contre 308 millions d'euros, après le souhait de l'État de se désengager partiellement de cette infrastructure. Pour autant, ce changement d'actionnaire au sein d'ATB n'inquiète pas le président de la CCI Occitanie, Alain Di Crescenzo.
Et pour être au rendez-vous, le président occitan de la CCI veut revoir le versement des dividendes à l'occasion de cette nouvelle composition de l'actionnariat.
Jusqu'à présent, l'intégralité du résultat net d'ATB était reversé aux actionnaires depuis 2019 et ce pour cinq ans, sous l'impulsion de Casil Europe qui a négocié un accord sur le sujet.
Malgré cette "victoire" du côté chinois en fin d'année 2018, celle-ci s'est accompagnée de l'échec de ne pas être parvenu à acquérir les 10,01% encore sous le contrôle de l'État dans le capital d'ATB en raison d'une forte pression des actionnaires publics locaux (CCI, Conseil régional, Conseil départemental et Métropole). Par conséquent, cette décision de l'Élysée a poussé Casil Europe à revoir ses plans et à entamer un processus de vente encadré par la banque Lazard. Malgré tout, Alain Di Crescenzo veut retenir le positif de cette mandature chinoise.
Néanmoins, pour rassurer ces collectivités locales après l'arrivée d'Eiffage au sein de l'entreprise, l'État a confirmé récemment qu'il ne vendrait pas au groupe français ses 10,01 % du capital encore en sa possession.
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Maintenant que l'actionnariat de l'aéroport est arrêté, la future stratégie d'Eiffage à son sujet est très attendue. Pour le moment, aucun dirigeant du groupe français n'a publiquement exposé sa vision pour l'infrastructure. Et à deux mois des élections municipales à Toulouse, un point retient l'attention de certains candidats et d'Alain Di Crescenzo : la troisième ligne de métro ne sera pas connectée à ATB. Jean-Luc Moudenc et Tisséo ayant préféré une "Navette Express".
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