Tribunal de commerce : « Évitons d’être catastrophistes ! » (Nadine Baptiste)
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Nadine Baptiste est présidente du Tribunal de commerce de Montpellier depuis janvier 2020.
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Nadine Baptiste est présidente du Tribunal de commerce de Montpellier depuis janvier 2020.
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Comment a fonctionné le tribunal durant les deux mois de confinement et comment fonctionne-t-il aujourd'hui ?
Nadine Baptiste : « Nous avons suivi les ordonnances publiées par le gouvernement. Le tribunal était donc fermé et nous avons maintenu uniquement une audience de procédures collectives par semaine en visioconférence. Mais il faut souligner que durant la période de confinement, il y a eu une parenthèse où il ne se passait plus grand chose... Cela a toutefois ralenti notre activité, notamment le planning des audiences prévues, à l'exception des audiences de procédures collectives pour lesquelles nous avons traité un peu le stock... Aujourd'hui, pour les procédures collectives, nous avons repris au rythme de deux audiences par semaine, une en visioconférence et une en présentiel. Les contentieux sont traités sur dossier, sans plaidoirie, et les référés se feront probablement en présentiel. Comme tout le monde, nous nous adaptons, mais la consigne, c'est qu'il y ait le moins de monde possible au sein du tribunal. »
Après une semaine de déconfinement, pouvez-vous tirer un premier bilan ?
« Non, c'est bien trop tôt pour faire un quelconque bilan. Je pense que nous n'aurons pas une réelle vision des choses avant septembre... Mais évitons d'être catastrophistes ! Les entreprises ont bénéficié d'aides importantes. Et pour le moment, elles sortent du confinement et elles ont beaucoup de choses à mettre en place. »
A quelle catégorie d'entreprises et secteurs d'activité serez-vous particulièrement attentive ?
« Nous serons attentifs à tous les secteurs. La région est beaucoup liée au tourisme, à l'hôtellerie-restauration, aux campings, et ces secteurs sont très impactés. Mais maintenant, on a des dates pour la réouverture, les entreprises vont pouvoir se projeter un peu mieux. »
Les TPE régionales ont-elles globalement su faire face, notamment en activant les dispositifs d'aides ?
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« On ne sait pas encore. Je crains en effet que des petites entreprises ne se soient occupées de rien, ou s'y soient mal prises pour demander le prêt garanti par l'État. Elles peuvent encore solliciter ces aides, mais il est important qu'elles se mettent en contact avec les organisations patronales et professionnelles ou la CCI qui peuvent les aider. »
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