Covid-19 : la prime aux soignants fait polémique au CHU de Toulouse

Pierrick Merlet
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La prime Covid sème le trouble au sein du CHU de Toulouse.
Rémi Benoit

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La prime Covid sème le trouble au sein du CHU de Toulouse.
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La prime Covid-19 en guise de reconnaissance au personnel soignant, décidée par le gouvernement, est-elle en train de devenir "un truc foireux", comme le pense Vincent Bounes, le responsable du Samu 31 ? Tout a commencé lundi 15 juin quand la CGT du CHU de Toulouse a dénoncé sur son site internent et ses réseaux sociaux que certains directeurs de l'établissement de santé toucheraient le montant maximal de 1 500 euros, tandis que des personnels soignants, au contact des malades n'en verraient pas la couleur.
En réalité, ce sont cinq directeurs et directeurs adjoints qui sont concernés par cette prime de 1 500 euros. "Les directeurs d'hôpitaux ont des salaires très confortables et des primes très importantes chaque année, cette information est à vomir", poursuit la CGT. Mais pour Vincent Bounes, qui refuse de toucher une telle prime, "il n'y a pas de dossier" face à la mobilisation de tous les instants des personnes concernées.
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Hasard du calendrier, la direction du CHU de Toulouse avait prévu un point presse en début d'après-midi, mercredi 17 juin, pour faire "un bilan Covid-19", soit le surlendemain de ces révélations et au lendemain d'une manifestation du personnel soignant dans les rues de Toulouse, au cours de laquelle certains participants ont dénoncé le fait qu'ils ne toucheraient pas cette prime Covid défiscalisée.
Pierrick Merlet