Les loisirs indoor sont-ils les oubliés de la crise sanitaire ?
Pauline Compan
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Le 23 novembre dernier, l'association SPACE (association des espaces de loisirs indoor) publiait une tribune alarmiste sur la situation de ces structures qui représentent près de 2.000 entreprises et 12.000 salariés en France. La région Occitanie compte, elle, quelque 200 structures pour 1.500 emplois.
Premières à fermer pour ce deuxième confinement et dernières à rouvrir, les entreprises feraient ainsi face à des pertes de chiffre d'affaires de l'ordre de 80%, alors qu'elles ont des charges fixes importantes, notamment pour les loyers.
La métropole de Montpellier n'échappe pas à l'engouement autour de ces nouveaux espaces de loisirs (escape game, salles de réalité virtuelle, salle de jeux...), et les ouvertures se sont multipliées ces dernières années.
La crise sanitaire vient pour beaucoup stopper une croissance importante et reporte des projets d'ouverture, sans oublier les risques réels de faillite pour les structures les plus fragiles.
Même constat chez Benjamin Rolland, exploitant de la salle The Cluster (arène de réalité virtuelle) à Montpellier, qui déplore une année "quasi blanche". D'autant que la structure avait été lancée en décembre 2019, "notre base de calcul pour les aides sont donc nos mois de lancement, avec un chiffre d'affaires même pas suffisant pour payer le loyer. Dans ce secteur jeune, pour beaucoup d'entreprises le calcul des aides est faussé".
Le loyer est en effet un poste de charges fixes très important pour ces structures qui louent souvent des espaces importants pour accueillir leurs activités.
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Benjamin Faure, chez Sportbreak (salle de sport connecté) installée à Baillargues, "les charges fixes moyennes mensuelles sur le secteur sont autour des 17.000 euros, une somme importante, surtout quand nous ne pouvons pas travailler".
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