En pleine tempête, le loisir indoor ne veut plus être inaudible
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Avec 18.000 euros de charges fixes mensuelles, la Vague à Grenoble réclame la revalorisation du fonds de solidarité.
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La région Auvergne Rhône-Alpes compte plus de 250 entreprises du loisir indoor. Déjà mis à mal par la crise actuelle, leurs espoirs pour 2020 ont été anéantis hier puisqu'à l'image des restaurants ou des espaces fitness, ces acteurs ne pourront pas reprendre leurs activités avant le 20 janvier au minimum. Les représentants de cette filière demandent la mise en place d'aides plus spécifiques.
Leur activité est assimilée à celle des salles de sport. Avant l'intervention d'Emmanuel Macron ce mardi soir, ils se faisaient déjà peu d'illusions sur une réouverture prochaine de leurs établissements. Le président a fini de doucher leurs espoirs pour 2020 : comme les restaurants ou les espaces fitness, les entreprises de loisirs indoor ne pourront pas reprendre leurs activités avant le 20 janvier, dans le meilleur des cas.
"Une catastrophe humaine et économique" pour Olivier Richard, propriétaire du Yellow Jump (Trampoline Park) à Saint-Etienne. Il est également l'un des porte-paroles du SPACE, association nationale des espaces de loisirs indoor fédérant plus de 300 entreprises.
L'impact des deux vagues pris de plein fouet
Le secteur du loisir indoor regroupe environ 2.500 entreprises en France : bowlings, escape game, plaines de jeux pour enfants, trampoline parks, foot en salle, laser game, karting, réalité virtuelle, lancers de hâche etc. Soit plus de 12 000 salariés.
En Auvergne Rhône-Alpes, elles sont plus de 250. Et sont évidemment très impactées par la crise sanitaire actuelle : "Nous avions été les premiers à fermer lors du premier confinement et les derniers à rouvrir. Ce sera pareil sur cette deuxième vague. Au total, nous aurons fermé plus de la moitié de l'année. Et pas la bonne moitié en plus car le loisir indoor est en saisonnalité inversée, c'est-à-dire que nos meilleurs mois sont ceux d'octobre à mai", explique Olivier Richard. Résultat, selon le SPACE, les entreprises du secteur accusent une baisse de 80% de leur chiffre d'affaires pour l'année 2020.
Une situation qui pourrait entrainer la disparition de nombre d'entreprises du secteur, malgré le "quoi qu'il en coûte" d'Emmanuel Macron et l'arsenal d'aides important déployé par l'État pour accompagner les entrepreneurs dans cette période.
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"Nous avons été spécifiquement fermés mais, en revanche, nous ne faisons pas l'objet d'aides particulières. Or, notre secteur a des particularités qui nous mettent en difficulté dans ce contexte de fermeture", souligne le patron de Yellow Jump.