Bientôt totalement indépendant du groupe allemand Continental, Vitesco Technologies va se doter d'un nouveau siège social pour ses activités en France, à Toulouse. Spécialisée dans la production de pièces pour la propulsion de véhicules électriques, l'entreprise vient de lancer une vague de recrutements pour accompagner son développement, dont une quarantaine dans la Ville rose. Les détails.Bien que le marché de l'immobilier professionnel soit à l'arrêt depuis le début de la crise sanitaire, certaines entreprises font le choix de poursuivre leurs investissements en la matière. Dans la Ville rose, la société Vitesco Technologies a fêté, mardi 6 juillet, la fin des opérations de gros oeuvre sur l'un des plus importants chantier en immobilier d'entreprise opérés en Occitanie, à savoir son futur siège social.
À partir du second trimestre 2022, 621 salariés, soit les deux tiers des effectifs de l'entreprise allemande à Toulouse, se retrouveront dans ce bâtiment de 9.200 m2. Nommée e-NOV, cette opération immobilière est actuellement réalisée par Bouygues Immobilier et MIDI 2i sur le site de l'ancienne école de génie chimique de l'INPT, foudroyée par l'explosion d'AZF en 2001.
"Ce nouveau site sera dédiée aux fonctions centrales du groupe et aux activités de développement de la société", commente Stéphane Fregosi, le président de Vitesco Technologies France.
Une nouvelle concurrence avec Continental
Dans les faits, ce déménagement des équipes n'a pas que des intérêts immobiliers pour cette entreprise spécialisée dans tous les produits qui participent à la propulsion des voitures électriques. Si l'entité Vitesco Technologies n'a que deux ans, en revanche le début de son histoire est bien plus antérieure. Concrètement, cette dénomination abrite ce qui était auparavant la filiale Continental Powertain, dédiée à la propulsion des moteurs thermiques, hybrides et électriques.
"L'évolution du marché automobile sur l'électrique est tellement rapide ! Ce n'est même plus une évolution que nous traversons, mais une révolution. Ce changement est incompatible avec la vitesse de celle d'un grand groupe. Donc il a été décidé de nous donner les moyens en matière de prise de décision, mais aussi de choix d'investissements et de gestion de nos sites par exemple", explique Stéphane Fregosi.