Parce que les engagements RSE des entreprises doivent aujourd’hui faire partie intégrante de leur stratégie globale, le cluster des entreprises en croissance Leader Occitanie lance un accélérateur RSE. Un programme d’accompagnement qui a vocation à venir soutenir les petites entreprises, un peu perdues sur le sujet, dans leur transformation RSE.Ils sont tous d'accord sur un point : aujourd'hui, on ne peut plus mesurer le développement d'une entreprise à l'aune de sa seule performance économique. C'est le message qui était véhiculé le 13 avril lors du lancement de l'accélérateur RSE par le cluster des entreprises en croissance Leader Occitanie.
«On sait désormais que la prise en compte des aspects environnementaux et sociétaux jouent sur la performance économique» souligne Hind Emad, vice-présidente en charge du développement économique à la Métropole de Montpellier.
Patrice Canayer, conseiller régional à la Région Occitanie (et entraîneur du club de handball de Montpellier) renchérit : « On évalue le développement économique à des indicateurs chiffrés mais la performance de l'entreprise, c'est aussi son positionnement, les valeurs qu'elle véhicule. La RSE est un outil, et non une finalité. On fait de la RSE depuis longtemps mais de manière patriarcale... La RSE a une dimension externe mais elle présente aussi un enjeu interne pour fidéliser les salariés. Et il est important de partager les bonnes pratiques, car souvent, on n'invente rien ! ».
«Nous avons mis des mots sur des choses que nous faisons depuis longtemps,témoigne Jean Ringot, directeur général adjoint de l'entreprise alésienne SDTech (spécialiste de la production de poudres fines et ultrafines pour l'industrie).Nous avons bientôt terminé la phase diagnostic. Cette démarche a créé une dynamique, les salariés ont adhéré et proposent aujourd'hui des actions nouvelles. »
« D'ici dix ans, ce sera incontournable »
Les entreprises peuvent-elles aujourd'hui faire l'impasse sur ces questions ? Probablement pas. La députée héraultaise Coralie Dubost (LREM) a rendu, en février 2021, un rapport au ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance dans le cadre d'une mission relative aux labels RSE. Egalement rapporteure de deux chapitres du projet de loi Pacte (relative à la croissance et la transformation des entreprises), elle appuie fortement sur la nécessité de s'engager sur cette voie pour les entreprises : « Aujourd'hui, on compte plus de 500 sociétés à mission en France ! Il existe plus de 800 labels RSE, il faudrait clarifier tout ça : il y aura au moins une charte des labels qui dira quels sont les labels solides. Les efforts en faveur de la RSE seront probablement bientôt valorisés par l'Europe... Et je veux souligner une nouvelle passée inaperçue : le 24 février dernier, l'Europe a adopté l'embryon de directive qui va reconnaître les critères RSE. D'ici dix ans, ce sera incontournable et ceux qui n'auront pas pris le virage seront éjectés ! Il est donc important de se poser la question maintenant ».